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                           Petite évaluation sur votre perception du fonctionnement de la Justice

Le général Bertrand Soubelet, numéro 3 de la gendarmerie ; Michèle Bernard-Requin, magistrate honoraire qui a présidé les Cours d'assises de Paris et de Bobigny ; Maître Eric Dupont-Moretti, avocat ; Caroline Brun et Marie-Christine Tabet, journalistes ; Christophe Barbier, éditorialiste et Jean-Louis Bruguière, ancien juge anti-terroriste, ont inspiré les termes du questionnaire qui évaluera en 23 questions votre opinion sur notre Institution Judiciaire.

Pour accéder à votre évaluation : opinion             

(Ne pas oublier de se munir d'un papier et d'un crayon parce que cette évaluation est personnelle et confidentielle)

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Présidentiable et Covid  -  par GillesBressiere

Présidentiable et Covid

Un bon président de la République devrait oser dire la vérité et ne pas annoncer que si l’on ne fait rien pour enrayer l’épidémie du Covid on devrait déplorer 400 000 morts. 400 000 décès c’est la fourchette haute d’une simulation effectuée sur l’hypothèse d’un agent pathogène bien plus virulent de le coronavirus qui sévit actuellement.
Un bon président de la République devrait oser la cohérence. Ne pas interdire la pratique du sport tout en obligeant des millions de travailleurs indispensables à emprunter quotidiennement les transports en commun aux heures d’affluence. La natation, l’aquagym se déroulent dans des piscines aseptisée au chlore dans lesquelles les virus et les bactéries ne prospèrent pas. Le sport est une activité préventive qui améliore la résistance à la maladie. Pourquoi nous en priver ?
Un bon président de la République devrait oser l’efficacité. Libérer l’économie de la pesanteur administrative. L’exemple de la Santé Publique est édifiant avec un coût administratif s’élevant à 35 % de son budget contre 22 % en Allemagne (ce qui est déjà trop !). Ces ressources gaspillées par les bureaucrates sont à alléger d’urgence pour les consacrer uniquement aux soins des malades et au personnel soignant.
Un bon président de la République devrait oser la convivialité. Rouvrir les restaurants permettrait de retrouver une vie sociale qui est préventive des dépressions nerveuses et tentatives de suicides. C'est une tautologie que d'affirmer que relancer l'activité économique est un frein au chômage par la réduction du nombre de futures faillites ruineuses. Le bon moral d’une nation est un puissant moteur de réussite.
Un bon président de la République devrait oser arrêter le déclin du pays. La France figurait en 1975 au 5ème rang mondial du revenu par habitant… aujourd’hui elle est 26ème ! Que les politiciens arrêtent de gérer les affaires courantes pour entreprendre enfin de vraies réformes qui soient salutaires pour le pays. Ces réformes, mêmes impopulaires il faut savoir les présenter au peuple avec sincérité et une bonne pédagogie. Associer les citoyens dans la conduite des réformes aiderait à leur succès. Et surtout abandonner le déni du réel en ne cédant plus aux injonctions obscurantistes des islamo-gauchistes et des Khmers verts.

Dernière nouvelle stupéfiante (15 avril 2021) : rappelons l'extrait du projet de loi du Garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti, exposé dans Le Point n° 2533 du 4 mars 2021 :
«Or cette justice rendue par le peuple au nom du peuple français, j'y suis profondément attaché. Les Français aussi.» A comparer avec ce qu’il a décidé en final, et qu’il vient d’exprimer six semaines après,
 en décidant, au contraire, d'augmenter le nombre de Cours Criminelles dont les audiences comprennent uniquement des magistrats sans jurés !

Une fois de plus la technocratie évince la démocratie : quelle déception !
Encore une victoire du socialisme technocratique sur la démocratie sociale :
La République en marche... vers la soviétisation de la France !

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Publié le 08/04/2021 17:12  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Premier candidat : premier programme présidentiel

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Pour l’exposé complet du programme présidentiel de Xavier Bertrand : cliquer Ici 

« (…) Le Point : Comment va s'articuler votre programme de «redressement» national?
Xavier Bertrand : D'abord restaurer l'autorité! Notre pays est gangrené par l'insécurité et la violence. Je reprends à mon compte le constat « France Orange mécanique ». C'est beaucoup plus grave que ce qu'Emmanuel Macron appelle des « incivilités ». Il n'a jamais pris la mesure de ce qui nous arrive. Le chef de l'État est le responsable de la sécurité des Français. Le président de la République, qui est le chef des armées, doit aussi devenir le chef de toutes les forces de sécurité. Le premier acte de mon mandat sera de présenter aux Français une loi de programmation quinquennale pour leur sécurité. Ce qui signifie notamment augmenter les budgets de la sécurité et de la justice. La sécurité des Français, avec moi, ce sera «quoi qu'il en coûte».
Souhaitez-vous encore durcir la loi?
Cela s'impose. En matière de terrorisme, je souhaite porter la période de sûreté à cinquante ans. Les terroristes islamistes sont jeunes, et je ne veux pas les voir libérés tant qu'ils sont en état de nuire. Je souhaite que ce changement s'applique de manière rétroactive. Et je soumettrai cette question aux Français par référendum, s'il le faut. »
Remarque : Le referendum en début de quinquennat est une bonne idée pour réformer vite. 
En revanche il est peu utile de faire des lois que les magistrats n’appliqueront pas (comme autrefois les peines plancher sous la présidence de Nicolas Sarkozy). Une peine de sûreté de cinquante ans ne sera jamais prononcée contre un djihadiste par des magistrats islamo-gauchistes (on peut en trouver au sein du Syndicat de la Magistrature, très à gauche).

Sauf si… on peut neutraliser ces juges idéologues en introduisant dans les cours des jurés populaires tirés au sort.

«(…) Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, souhaite supprimer les remises de peine automatiques. Iriez-vous plus loin?
Avant de parler de remise de peine, encore faudrait -il qu'il y en ait une! Nous devons mettre un terme à l'impunité. Je plaide pour que des peines minimales automatiques soient instituées, y compris la révocation effective du sursis en cas de récidive. Le procureur doit pouvoir condamner lui-même à des travaux d'intérêt général et de réparation, infliger directement des amendes, avec saisie sur salaires ou sur prestations sociales. Le juge n'interviendra plus avant mais après, s'il y a un recours. Et surtout, les peines de prison doivent être exécutées, y compris les courtes peines, qui ne le sont quasiment jamais. Actuellement, il y a un numerus clausus qui ne dit pas son nom. Il faut construire plus de places de prison, 20000, pas moins. »
Remarque : combien de temps faut-il pour construire 20000 places de prison ?
Sauf si… la France fait appel à ses voisins mieux pourvus en pénitenciers pour réduire sa surpopulation carcérale tout en en augmentant l’effectif de ses détenus, comme la Belgique l’a déjà fait avec les Pays-Bas.

« La centralisation et la verticalité, c'est l'histoire de la France... C'est aussi le cœur du «mal français», comme l'a analysé Alain Peyrefitte. Comment comptez-vous aller contre ça?
L'État centralisé est un cadavre qui étouffe l'initiative des Français. La crise du Covid marque son acte de décès. Si on veut de l'efficacité, il faut de la proximité : une République des territoires, j'assume le mot. Les décisions tombées de Paris, ça suffit! Pas parce que c'est Paris, mais parce que ça ne marche plus. La crise des Gilets jaunes l'a démontré. Il faut «déparisianiser» le fonctionnement du pays en transférant de vastes compétences aux collectivités locales (emploi, social, santé, logement, formation professionnelle ou encore la transition écologique). Confions au préfet un pouvoir d'interprétation et de dérogation de certaines normes nationales, afin de les adapter à la situation des territoires. La loi SRU et ses 25 % de logements sociaux, par exemple, ne peut plus être une toise uniforme, il faut du sur-mesure. »
Remarque : Un préfet est-ce le meilleur moyen de décentraliser ?
Sauf si… on formait des commissions de citoyens issus de la région, tirés au sort, pour analyser les besoins locaux puis d’en soumettre leurs suggestions à la préfecture qui les mettra en œuvre.

« La critique de la technocratie rencontre un grand écho dans le pays, comme le montre l'intérêt pour les analyses de David Lisnard, le maire de Cannes. Y aura-t-il une méthode Bertrand pour débureaucratiser la France?
Les technocrates n'ont pris que le pouvoir qui leur a été abandonné. Ce sont les politiques qui ont failli. Que les ministères parisiens assument leurs missions régaliennes et de préparation de l'avenir! Transférons le pouvoir du quotidien aux élus locaux et aux préfets! »
Remarque : Nicolas Sarkozy demandait ‘100’ à l’administration, et seulement ‘10’ étaient réalisés en final. Les présidents et les ministres passent, les hauts fonctionnaires restent…
Sauf si… le gouvernement sanctionnait les hauts fonctionnaires qui n’atteignaient pas les objectifs qui leur étaient assignés. Faudra-t-il s’appuyer sur un referendum pour qu’enfin les citoyens obtiennent que l’administration soit à leur service, en dézinguant cette actuelle forteresse qui ne roule que pour elle-même ? En dégraissant le mammouth…en y ajoutant le contrôle citoyen sur les décisions prises.
Qu’il soit facilement possible de révoquer ceux qui n’appliquent pas efficacement les directives gouvernementales. Une révolution !

Conclusion : un candidat qui veut sortir du lot se doit d’être disruptif. Il doit absolument sortir des sentiers battus !

Encore une remarque : que doit faire un candidat pour arrêter la spirale descendante ci-dessous?

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Publié le 28/03/2021 11:04  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Heureux comme Haut fonctionnaire en France

Ce matin mardi 9 mars 2021 à 08h30, nous avons eu droit sur France Info à une demi-heure de causerie de la part d’un illustre haut fonctionnaire  de l’Etat français : le gouverneur actuel de la banque de France, François Villeroy de Galhau.  
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Villeroy_de_Galhau#cite_note-33
Il a développé le thème à la gloire économique de la France en cette période de pandémie, à savoir que si nous avions perdu 8% de PIB l’année dernière, nous avions effectué la plus belle remontée économique d’Europe à chaque déconfinement : en gros, nous étions les meilleurs du Monde entier, comme toujours et allions bientôt battre tous les records, et à tous les niveaux  dont la résorption du chômage. Pour ceux qui ont déjà entendus au fil des décennies ce genre d’homélie, ils ne pourront s’empêcher de penser que nous sommes bien en campagne électorale. 
On voit mal comment le chômage se résorberait aussi facilement dans un pays qui a perdu la moitié de ses capacités industrielles en 20 ans, passant de 20 à 10%. Il existe une autre possibilité : simplement que l’on raye les chômeurs des listes de Pôle Emploi, car la fonction dévolue à la France en Europe étant d’être un pays touristique, les seuls postes à pourvoir concerneront des emplois saisonniers de garçons de café, d’employés d’hôtels, de femmes et hommes de ménage. Pour l’industrie, c’est non : mieux vaut investir en Pologne, en République Tchèque, en Roumanie, où les salaires moyens vont de 200 à 600€ mois. 
Monsieur Villeroy de Galhau, est issu de la grande bourgeoisie française, Parmi ses ancêtres, figure Nicolas Villeroy (1759-1843), receveur de la vente étrangère des sels, capitaine dans la Garde nationale et fondateur de l'entreprise Villeroy & Boch. 
Depuis septembre 2015, la proposition de le nommer au poste de  gouverneur de la Banque de France a entrainé des réactions contrastées : un collectif de 150 économistes a estimé que cette situation provoquait un risque de conflits d’intérêt et a demandé aux parlementaires de s'y opposer. À l'inverse, trois anciens gouverneurs de la Banque de France ont défendu sa candidature et il fût nommé. Ceci venait du fait que depuis 2003, il était passé dans le privé comme président-directeur général de Cetelem, société de crédit à la consommation du groupe BNP Paribas, puis responsable de la banque de détail du groupe en France (2008). et ensuite directeur général délégué du groupe BNP Paribas, chargé des Marchés domestiques et de la RSE du 1er décembre 2011 au 1er mai 2015.  
Pour la première fois, en 2016 « par souci de transparence », la Banque de France a rendu public le salaire annuel de son gouverneur, qui s'élève à 283 129 euros brut auquel s'ajoute une indemnité de logement brute de 5.643 euros par mois (67.716€ par an, soit au total environ 308.000€ net, soit 25.700€ par mois. Nous restons dans la moyenne des rémunérations des hauts fonctionnaires français. Rappelons pour le commun des mortels qu’à partir de 1500€ mensuels, le français de base est considéré comme n’étant pas pauvre et attendons les nouveaux impôts qui ne manquerons pas de sortir (mais pas avant les élections de 2022 évidemment). 
Vive la démocratie mais pas « à la française ».

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Publié le 09/03/2021 14:32  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Ne laissons pas un gouvernement de juges confisquer la République

 Ci-dessous (4 mars 2021) : le projet de loi du garde des sceaux Éric Dupont-Moretti 

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La page 107 de « L’horreur judiciaire - Au nom du peuple français » a pour titre « Ne laissons pas un gouvernement de juges confisquer la République ». Mis en ligne gratuitement en avril 2016 il était prémonitoire des ennuis de François Fillon et de Nicolas Sarkozy.
(La femme de Bruno Le Maire a été assistante parlementaire comme l’a été Penelope Fillon, mais… sans que la justice y trouve à redire. Rappelons que deux magistrates ont confondu, dans l'emploi du temps de Nicolas Sarkozy, Liliane Bettencourt (la milliardaire) avec Ingrid Bettencourt (l'ex prisonnière des Farc) et que c'est en voulant savoir comment récupérer ses agendas que Nicolas Sarkozy a déchaîné l'ire des affiliés du Syndicat de la Magistrature (très à gauche) en charge de son affaire et qu'il vient d'être condamné à une très une lourde peine : trois ans de prison dont un ferme !) Il est urgent de faire appel... à des jurys populaires pour redonner de la mesure et du bon sens à la justice. 

Le juge Renaud Van Ruymbeke vient de publier « Mémoires d’un juge trop indépendant » aux éditions Tallendier. Nicolas Bastuck l’a interviewé dans Le Point n° 2532 du 25 février 2021 : cliquer Ici
Renaud Van Ruymbeke se sent « profondément magistrat, mais totalement étranger au corps judiciaire » dont il dit avoir fait un rejet. Il critique le corporatisme, qu'il qualifie de fléau, et l’entre-soi des juges et des procureurs et souhaite un Conseil supérieur de la magistrature rénové représentatif de la société, démocratique et moins dépendant d’une hiérarchie judiciaire pesante et de réseaux syndicaux influents…

Commentaire d'Aurélie (2 mars 2021) : quand des voyous commettent des agressions (pudiquement appelées incivilités) sur des personnes âgées qu'ils traumatisent pour longtemps, un simple rappel à la loi peut satisfaire la justice. Mais vouloir maladroitement récupérer ses agendas (confisqués par deux juges à cause d'une erreur d'homonymie), ça ne traumatise personne mais ça coûte trois ans de prison ! Evidemment des jurés tirés au sort prononceraient probablement des peines bien différentes (en sanctionnant un préjudice réel et pas un préjudice technocratique). Il serait temps que la justice rendue au nom du peuple français soit enfin rendue par le peuple français.

Commentaire de Gilles Bressière (4 mars 2021): Le projet de loi du Garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti exposé dans Le Point n° 2533 du 4 mars 2021, ça va dans le bon sens et c'est un très bon début ! Cliquer Ici

Morceaux choisis de ce projet de loi :« (…) la justice, c'est notre pacte social; il n'y a pas de société civilisée sans droit. Le pacte est rompu si les Français considèrent que le droit, leurs droits ne sont plus respectés. »
« Autant les Français peuvent comprendre que des remises soient accordées pour récompenser un effort de réinsertion, autant ils ne peuvent accepter que ces réductions soient automatiques, comme aujourd'hui. Pour ne rien vous cacher, moi non plus. »
« L'enquête préliminaire, dans sa forme actuelle, a deux défauts majeurs: elle n'est pas limitée dans le temps et n'est pas contradictoire. Or j'affirme qu'une enquête menée dans le secret, sur une durée indéterminée et sans qu'il soit donné au suspect la possibilité de se défendre, est une violation des droits de l'homme. »
« Quand j'étais avocat, j'ai publiquement exprimé ma crainte que la dernière réforme instaurant des cours criminelles (pour juger certains crimes sans la présence de jurés citoyens) soit la chronique annoncée de la mort de la cour d'assises traditionnelle, avec son jury populaire. Or cette justice rendue par le peuple au nom du peuple français, j'y suis profondément attaché. Les Français aussi. »
« Quand une personne va voir un avocat, pas seulement parce qu'elle est accusée d'un crime ou d'un délit mais pour un divorce ou un litige commercial, elle souhaite avoir la garantie que ce qu'elle aura dit à son conseil ne sorte pas de son cabinet. J'affirme que le secret professionnel que l'on attribue aux avocats profite d'abord au justiciable. Ce secret doit être mieux protégé, et je veux l'inscrire dans la procédure pénale. »
« Il ne vous a pas échappé que le président de la République vient de saisir, par écrit, le Conseil supérieur de la magistrature pour lui demander d'engager une réflexion sur leur responsabilité [celle des magistrats]. » 

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Publié le 01/03/2021 14:34  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Universités en émoi, le remède

Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur a diligenté une enquête qui, comme d’habitude, fait hurler ceux qui veulent casser le thermomètre pour que l’on ne puisse pas connaître la température.
Il est notoire, par exemple, qu’une université (à Strasbourg) soit représentée par un islamiste qui n’a jamais été étudiant et qui n’a aucun diplôme. Si cela interpelle la ministre et qu’elle cherche à savoir le comment du pourquoi, alors les censeurs réclament immédiatement sa démission dans un formidable déferlement médiatique. Il est des questions qu’on ne doit pas se poser de peur d’en avoir une réponse dérangeante. C’est que l’idéologie des «bien-pensants» pervertit tout depuis toujours.
Autrefois pour faire carrière au CNRS il fallait afficher des idées de gauche. Ca allait jusqu’à apposer sur les murs des affiches vantant les mérites du régime des Khmers Rouges comme étant les libérateurs du peuple cambodgien. On a vu plus tard ce qu’il en était réellement !
Aujourd’hui, dans l’enseignement supérieur, des sujets de recherches sont devenus tabous, des conférence annulées, etc. Tout ce qui pourrait troubler de près ou de loin la doxa des nouveaux idéologues subit un harcèlement sur les réseaux sociaux voire des menaces plus directes.
L’Université française comme l’Education Nationale s’enfonce dans les profondeurs des classements internationaux. Car on ne peut plus faire cours ni débattre sereinement sur des sujets qui fâchent sans déchaîner l’ire d’une minorité agissante qui se croit être l’élite. Etrange élite qui souhaite remplacer l’enseignement des lumières par un obscurantisme déconnecté du réel. Par exemple, pour les plus acharnés, il y a obligation de croire que le Monde n’existe que depuis environ 6 000 ans et non depuis 13,8 milliards d’années.

Page 137, l’essai « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français » propose une réforme douce du fonctionnement de l’Education Nationale avec, au choix des parents, trois sortes d’établissements scolaires possibles. S’y ajouterait l’instauration d’écoles disciplinaires pour les élèves qui empêcheraient les autres de travailler.
Trois sortes à choisir librement : des établissements «savoir vivre», avec un règlement intérieur bien plus rigoureux contre les incivilités. Ce choix se ferait sous la forme d’une charte à signer par l’élève et ses parents avant de postuler pour un collège ou un lycée éducatif vraiment laïc, libre de toutes contraintes religieuses ou sectaires. Les élèves qui prendraient cette option bénéficieraient de conditions de travail optima pour favoriser la concentration intellectuelle et la réflexion personnelle. Les professeurs auraient eux aussi à signer une charte où ils s’engageraient à n’exprimer aucune conviction politique ou religieuse personnelle devant les élèves pour respecter une stricte laïcité. 
Pour les bahuts conservant le «statut quo ante», rien de changé pour ce choix. Même enseignement et même absence de soutien de la part de la hiérarchie pour les professeurs qui se hasarderaient à donner des cours heurtant des convictions religieuses. 
Enfin des établissements «socialisation» pour les élèves difficiles (ou dont les parents sont démissionnaires) qui fonctionneraient avec une discipline de type militaire quoique généreuse et bienveillante. L’option «socialisation» prendrait en compte les progrès accomplis par les élèves pour leur permettre de rejoindre soit un établissement «savoir vivre» soit un établissement «statut quo ante».  Sinon, en cas de graves manquements, cet établissement «socialisation» pourrait être le marchepied vers un établissement disciplinaire de type carcéral qui, lui, ne serait plus un libre choix mais une sanction.

Proposons pareillement pour les universités le choix entre deux sortes d’établissements : ceux bénéficiant d’un enseignement libre de toutes contraintes idéologiques, où toutes les convictions seraient admises et qui pourraient s’exprimer sans risquer la bronca des bien-pensants. Ou bien le choix d’établissements qui conserveront le «statut quo ante» avec ses censeurs, ses idéologues et ses sujets tabous. 
Les bien-pensants seraient satisfaits et les mal-pensants aussi. C’est chercher à faire une réforme douce pour contenter tout le monde.

Créer de nouvelles universités sans préjugés, sans 'cancel culture', permettant même à certains professeurs, étudiants ou chercheurs de pouvoir être considérés éventuellement, mais sans aucun problème ni crainte, comme d’horribles hérétiques aux yeux de ceux qui sont actuellement des «vertueux auto-proclamés». Et il resterait possible, aux «vertueux auto-proclamés», de pouvoir continuer de sévir ou de prôner la 'cancel culturemais uniquement dans leurs établissements relevant du «statut quo ante».
Evidemment, un «vertueux auto-proclamé» égaré dans une université «des lumières» serait immédiatement renvoyé dans une des universités «statut quo ante» en cas d’esclandre ou de menaces vis à vis de ceux qui ne pensent pas comme lui.


En conclusion : créer des établissements «liberté, égalité, fraternité», pour les adeptes de la laïcité (qui devront, au préalable à leur admission, respecter un engagement sous forme d’une charte à signer), qui coexisteraient avec des établissements «contrainte, discrimination, persécution» où les «islamo-gauchistes» pourront continuer à s’épanouir sans aucun engagement à respecter. Plus d’enquête à craindre pour évaluer le niveau de noyautage des salafistes, ça n’aura plus d’importance puisque les étudiants auront le choix de l’enseignement qui leur convient, obscurantiste ou éclairé.

(Inutile de construire de nouveaux bâtiments, il suffit de répartir chaque année les élèves ou étudiants dans les locaux existants en les attribuant en fonction du nombre d'inscrits par sorte de choix. Idem pour les enseignants.)

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Publié le 24/02/2021 00:07  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Ceci n'est pas une démocratie  -  par GillesBressiere

Ceci n’est pas une démocratie

La pandémie a aggravé les faiblesses pathologiques de notre mode de gouvernance. Nous vivons désormais dans une démocratie «défectueuse», selon «The Economist».

par Luc de Barochez

Le coronavirus a infecté la gouvernance de la France à tel point que notre pays a quitté le club des démocraties à part entière, si l'on en croit The Economist Notre république, selon l'hebdomadaire britannique, est désormais à ranger dans la catégorie des démocraties «défectueuses» («flawed»). Le déclassement est humiliant. Le diagnostic, pourtant, est juste.

La démocratie française était déjà souffreteuse avant le Covid. L'épidémie a aggravé ses faiblesses pathologiques: défiance des autorités envers les citoyens, et vice versa; centralisation et concentration excessives de l'exécutif; abus de normes et de réglementations qui étouffent l'esprit d'entreprise et les initiatives; reproduction des élites en vase clos; corporatisme exacerbé; absence de concertation et de culture du compromis; mépris pour les droits des minorités, etc. .

La crise sanitaire a encore accentué la verticalité du pouvoir. Le pays vit au rythme du conseil de défense, un organe qui siège dans le secret. L'autorité absolue du président de la République, chef des armées, s'y exerce sans frein. Un régime d'exception, «l'état d'urgence sanitaire», est imposé depuis près d'un an (loi du 23 mars 2020). Il a permis la mise entre parenthèses de libertés pourtant fondamentales, par le biais de confinements indifférenciés, de couvre-feux ou de mesures infantilisantes, comme les attestations de déplacement dérogatoire. La gestion des émotions collectives s'est substituée à l'Etat de droit.

Les mesures en vigueur sont-elles bien nécessaires, adaptées et surtout proportionnées aux risques sanitaires encourus? Le Parlement n'a guère eu l'occasion d'en débattre. En témoigne le sabordage de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la gestion de l'épidémie, le 27 janvier. Ou encore le tirage au sort d'un «collectif de citoyens» censé débattre de stratégie  vaccinale. La mise à l'écart des élus contribue à pervertir le fonctionnement de la démocratie représentative.

La France ne fait pas exception. Dans le monde, la pandémie s'est soldée, outre 2,3 millions de morts au moins, par une restriction massive des libertés. Selon la cellule de recherche de The Economist, le score démocratique de 116 pays a chuté l'an dernier. L'indice moyen a atteint son niveau le plus bas depuis que son calcul a été mis au point, il y a quatorze ans. Le recul n'est pas seulement dû aux confinements. Des régimes autoritaires ont profité de l'aubaine du Covid pour durcir la répression. «Pour la première fois en ce siècle, écrit l'historien d'Oxford Timothy Garton Ash dans la revue britannique Prospect, les régimes non démocratiques sont désormais majoritaires parmi les pays de plus de 1 million d'habitants.» Plus du tiers des habitants de la planète vivent dans un État autoritaire, voire totalitaire.

Trente-deux ans après la chute du mur de Berlin, le bilan est navrant. Un premier recul démocratique avait été observé il y a une décennie dans la foulée de la crise financière qui avait contribué à discréditer les institutions libérales. Le fait nouveau est que les pouvoirs publics eux-mêmes sont à la source de la régression en cours, par les mesures coercitives qu'ils ont imposées pour enrayer la pandémie.

«La démocratie aura peut-être été dans l'histoire un accident, une brève parenthèse, qui sous nos yeux se referme», écrivait déjà en 1983 l'essayiste libéral Jean-François Revel*. C'est dire que la crise de ce mode de gouvernance ne date pas d'aujourd'hui. On pourrait même remonter jusqu'à l'Antiquité et aux convulsions de la démocratie athénienne. Des signes d'espoir existent pourtant aujourd'hui. En Amérique, les institutions démocratiques ont été assez solides pour résister à la tornade Donald Trump. En Asie, trois Etats ont fait l'an dernier le mouvement inverse de celui de la France dans le classement de The Economist: le Japon, la Corée du Sud et Taïwan sont devenus «démocraties à part entière». Ces trois pays ont prouvé qu'on pouvait lutter efficacement contre la pandémie sans renoncer aux idéaux démocratiques ni altérer les institutions.

Ce qui est possible dans les pays asiatiques les plus avancés doit l'être en Europe. Pour cela, les citoyens doivent prendre conscience de leur responsabilité individuelle dans la préservation du bien commun. L’Etat doit leur rendre leur libre arbitre et assumer de rendre des comptes. À ces conditions, la France pourra redevenir une démocratie à part entière

* Comment les démocraties finissent, Grasset, 1983.

Le Point 2530 du 11 février 2021

Commentaire de Réforme de la Justice : Les petites réformettes habituelles sont comme des cautères sur une jambe de bois. C'est une vraie et profonde réforme qui est attendue avec un changement radical de paradigme pour l'institution judiciaire notamment, pour répondre à l'attente des citoyens. Il faut abandonner cette sorte de justice rendue actuellement par des magistrats non responsables de leurs décisions et sans contrôle.

H16 a écrit : « (…) lorsqu’on apprend que des petits chenapans, accusés de 35 petits cambriolages de rien du tout, après avoir été péniblement appréhendés par les policiers de Montpellier, ont été finalement remis en liberté par la justice  en attendant leur gentille comparution en avril. Les prévenus, étrangers et sans domicile fixe, feront – on s’en doute – un point d’honneur à se présenter dans trois mois à l’audience qui leur sera consacrée. Tout se passera bien, c’est garanti (…) »

Pensez-vous que des jurés populaires auraient pu être si naïfs ? Pensez-vous que les 35 victimes des cambriolages soient satisfaites de cette justice ? Contrôler les magistrats actuels par des commissions éthiques citoyennes s'impose absolument !

Confier à des juges (si naïfs ou manquant de discernement) d'apprécier la valeur d'une œuvre : c'est encore une loi qui ne va pas dans le bon sens. Une pétition circule sur le Net : cliquer Ici

Le juge Renaud Van Ruymbeke a dit sur Arte dans l'émission 28' : "Les juges qui ont jugé les collabos étaient les mêmes qui avaient jugé les résistants auparavant. Les lâches !" Ca n'inspire évidemment pas confiance dans l'éthique de la magistrature pour juger des œuvres.

TOUT EST DIT ENFIN !

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IL EST DONC URGENT D'Y REMEDIER !

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Publié le 11/02/2021 15:22  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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