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L'évolution ultralibérale occulte de l'Europe depuis la fin du rideau de fer

A partir de 1990, l’Europe a pris un virage ultralibéral sans demander l’avis des peuples qui la composent : c’est l’Europe des technocrates non élus, des députés européens ne rendant jamais aucun compte de leur activité, des multinationales faisant un lobbying intense auprès des précédents pour en tirer avantages, via lois détournées ou non votées toujours en catimini.

En 2019, soit 30 ans après, la dérive est totale : on a une Europe des consommateurs dont le rôle est de consommer toujours plus, pour toujours plus enrichir les fonds financiers obscurs, actionnaires des multinationales qui en arrivent à dicter leurs règles aux états via la commission européenne non élue.

Une opportunité magnifique leur a été offerte avec l’entrée des ex pays de l’Est dans l’Europe : on a donc présenté aux populations la mise à niveau industriel de ces pays de l’Est comme une œuvre de charité, après ce qu’ils avaient endurés sous le joug communiste. Personne n’y a bien sûr trouvé à redire, après des années de guerre froide : on se devait d’être charitables avec ces malheureux opprimés car « on en avait les moyens ».

Or, la « remise à niveau » de ces pays s’est en fait traduite par un transfert des ressources industrielles et agricoles des pays les plus riches, dont la France, vers ces régions, dans l’opacité la plus totale.

On réindustrialisa les pays de l’Est, non pas pour vendre leurs productions à l’extérieur de l’Europe, mais pour les alimenter des carnets de commandes des usines notamment françaises, que l’on ferma à compter de 2000, « fautes de commandes et de compétitivité ». Idem pour l’agriculture : la France  se trouva en concurrence frontale avec la Pologne et la Hongrie, et perdit une grande partie de ses aides. Evidemment, personne n’avait été prévenu que le but de l’opération était tout simplement de «délocaliser » beaucoup plus près, à 48 heures de camions.

Aujourd’hui, la France ne joue qu’un rôle anecdotique dans un système européen dirigé par une commission non élue exécutant les demandes inconnues des lobbies de multinationales, avec une règle de l’unanimité des 27 qui paralyse toute amorce de modification.

La véritable concurrence est la Chine, que nous avons abondamment fournie en technologie et qui vient à présent concurrencer à bas prix nos industries les plus élaborées, avec des produits identiques 30% moins cher. Et quand on tente de constituer un groupe mondial avec Alsthom et Siemens, la commission européenne oppose son veto sans appel.

Ce système ne pourra durer indéfiniment et de nombreux craquements se font sentir : à présent les pays de l’Est et l’Italie refusent de se plier à une politique immigrationniste en provenance de l’Afrique, sans frein ni contours.

Avec les élections européennes en mai, c’est le problème de chacun de tenter à terme de reprendre le contrôle de cette Europe, pour le moment confisqué.

Des gens réfléchissent au sujet, notamment Marc Barthélémy, ancien inspecteur de l’Education Nationale, essayiste et conférencier. Il imagine une Europe des régions (Bavière Ecosse Bretagne Savoie etc) qui éliraient un président de l’Europe, quatre vice présidents, des ministres, un parlement composé de trois députés élus par région. On supprimerait la commission non élue qui dirige actuellement de fait.

Son projet joint est paru dans Ouest France du 31/01/2019 page Bretagne. Cliquer Ici

Ceci prouve bien que de nombreuses personnes sont conscientes qu’une Europe des lobbies et des fonds financiers n’est plus possible.

Publié le 11/02/2019 15:00  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

La mondialisation "à la française"

Dans l’émission Esprit Public du 27 janvier 2019 de France Culture, radio publique française,

https://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public/infox-pacte-de-marrakech-traite-daix-la-chapelle-la-saison-des-mensonges-economie-la-france-est-elle

A 50 :00 mn, il est déclaré par Philippe Manière https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Mani%C3%A8re que la mondialisation « à la française », a consisté, depuis 30 ans (1990), à désindustrialiser la France en détruisant l’industrie des PME de production, et qu’elle ne représentait plus en 2019 que 10% de l’emploi, ce qui était ni plus ni moins qu’une faute politique des dirigeants de gauche comme de droite français.

Et de s’étonner qu’en Suisse et en Allemagne on trouve des PME qui enrichissent le pays, alors qu’en France, elles ont été anéanties depuis 1995 et qu’il est à présent impossible de monter sa propre entreprise de production, et de la faire croître et fructifier. Et on ne peut invoquer les salaires français trop élevés, par rapport à ceux de Suisse !!!

Et Aurélie Filipetti https://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lie_Filippetti se trouve « d’accord à 200% avec lui, et considère également que ces politiques de destructions massives de petites industries de main d’œuvre françaises, pour cause de « mondialisations » sont une faute.

Il faut se rendre à l’évidence : en France, on déteste de manière larvée le petit entrepreneur qui s’enrichit par son travail, sans diplômes et sans appuis « en haut lieu » et ça ne date pas d’hier.

Depuis la révolution industrielle du 19ème siècle, le petit industriel français « sorti du ruisseau » a toujours été méprisé, maltraité et mené à la faillite par les organismes d’Etat, via des modifications incessantes des règles de transmissions d’entreprise ruineuses, des tracasseries administratives diverses (fisc, Urssaf etc.).

Ainsi, avec ces campagnes d’anéantissement répétitives de PME, quasiment aucune entreprise familiale française de production de taille moyenne (moins de 500 salariés) ne parvient à survivre plus de vingt ans en France sans être vendue à un « groupe mondial » puis disséquée, contrairement à celles de l’Allemagne, le tout étant accompagné de campagnes de dénigrement médiatiques assénant que le petit patron français est un nul et qui n’a que ce qu’il mérite.

Analysons les conditions du dernier anéantissement des PME françaises, cité dans l’émission Esprit Public du 27 janvier 2019.

En décembre 1991, la dissolution de l’URSS a redessiné les frontières de l’Europe, supprimant le rideau de fer qui empêchait de commercer avec les pays de l’Est de l’Europe.

De ce fait, des pays à haute valeur industrielle telle la Tchécoslovaquie (immédiatement séparée en République Tchèque et Slovaquie), des terres agricoles de valeur : Allemagne de l’Est (Prusse), Pologne, Hongrie ont été l’objet de convoitises industrielles et agricoles, notamment allemandes et dès 1993, le traité de Maastricht prit la suite du Marché commun et de la CEE (Communauté économique européenne), en prévoyant l’intégration progressive des ex-pays de l’Est communistes.

Et si, dans le Marché Commun initial de 1957 à 1986, Communauté économique européenne (CEE) composée de six puis de douze pays, la France tenait un rôle important, notamment par son agriculture, et recevait des aides européennes conséquentes, dans l’évolution prévue par Maastricht, avec une Europe à vingt huit, elle n’eut plus du tout la même importance.

Il semblait évident à l’époque pour les français que la France conserverait ses avantages, or il n’en a rien été. Quelques voix s’élevèrent pour signaler que François Mitterrand n’avait pas défendu bec et ongles les intérêts français, mais sans plus.

Car François Mitterrand était malade et en fin de mandat et s’il n’a pas défendu les intérêts économiques et industriels de la France, en 1995, Jacques Chirac, tout heureux d’arriver enfin au pouvoir, en campagne depuis 1967, ne se soucia absolument pas des conséquences de ses actes sur l’industrie française. On l’a vu lorsqu’il annonça avec emphase au monde la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, ruinant les intérêts de PME françaises commerçant avec l’Australie et la Nouvelle Zélande, dans l’indifférence générale.

Ces présidents de la République se laissèrent donc imposer une désindustrialisation larvée des PME industrielles au profit des ex-pays de l’Est et de l’Allemagne, couronnée en février 2002 par l’adoption de l’Euro, monnaie indévaluable, alors que la France avait toujours compensé ses nombreux problèmes économiques par des dévaluations.

Ce fut fait, comme toujours en France, de manière larvée et détournée par l’Administration.

Ainsi en 1996, un plan d’allègement de charges catégoriel confidentiel fut mis en place pour les industries du textile, de l’habillement et du cuir (Ha-Cui-Tex) appelé Plan Borotra, du nom de celui qui l’avait mis en place https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Borotra ,Ministre de l’Industrie du gouvernement Juppé jusqu’en juin 1997.

Or, inexplicablement, il s’avére que le gouvernement français Juppé 2 avait mis en place une mesure importante sans s’assurer que Bruxelles était d’accord avec sa mise en œuvre, or elle la refusa catégoriquement.

Et comme s’ensuivit la dissolution de l’Assemblée nationale le 21 avril 1997 par Jacques Chirac, qui se retrouva avec une majorité Gauche plurielle à la chambre, personne ne défendit ce plan Borotra.

Et non seulement le plan cessa au bout de 16 mois, mais il fût réclamé à chaque entreprise bénéficiaire de rembourser les sommes économisées, ce qui détruisit au fil des mois de nombreuses entreprises du secteur, se retrouvant avec des dettes énormes au bilan, permettant aux banques de leur refuser tout crédit.

Et il se trouve que seules les quelques entreprises « éligibles aux aides européennes », soit faisant plus de 20 millions d’€ de chiffres d’affaire annuel, furent exemptées de tout remboursement à terme.

Ainsi, les PMI industrielles du secteur, qui représentaient encore plus de 200.000 salariés furent anéanties grâce à une sorte de stratagème d’Etat.

Car il se trouve qu’en 1995, Edouard Balladur, alors 1er Ministre cohabitant de François Mitterrand, avait négocié avec Bruxelles des aides concernant « l’exception culturelle » (avances sur recettes des films, intermittents du spectacle) contre le financement des industries Textiles.

De là à imaginer que l’extermination de 160.000 salariés du textile et de l’habillement étaient programmés……

Et nous en subissons aujourd’hui les conséquences.

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Commentaire d’Antoine (30 janvier 2019) : Interrogations

Il semblerait, en lisant tout ça, que depuis près de quatre décennies, nos dirigeants politiques, avec l’aide des hauts fonctionnaires ont :

- Désindustrialisé la France.

- Fait des choix désastreux pour notre agriculture et ont, de surcroît, mal défendu les paysans français au sein de l’Europe.

- Raté l’intégration des immigrés en laissant se créer des zones de non-droit.

- Abandonné la Justice à son mauvais fonctionnement en permettant à la délinquance d’exploser.

- Fait des choix ubuesques pour l’Education Nationale, en s'appuyant sur des idéologues au pathos fumeux qui, malheureusement, entraînèrent la France à descendre dans le classement Pisa à un niveau indigne d’une démocratie avancée.

- Augmenté les impôts et les prélèvements sociaux pour atteindre des records insupportables.

Est-le fruit de la paresse intellectuelle ou celui de l’incompétence ?

Apparemment ce fiasco aurait dû nécessiter de profondes réformes, comme l’ont fait de nombreux pays plus avisés… On a l’impression qu’aujourd’hui on réclame au Président Emmanuel Macron, sous la pression populaire, de redresser notre Nation au plus vite !… Mais qu’il se heurte à des hauts fonctionnaires, technocrates inamovibles et sans contrôle, qui freinent des quatre fers… 

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Commentaire de Christine (30 janvier 2019) : A la question de savoir comment reconnaître les faux prophètes, il est écrit dans l'Evangile qu'on juge un arbre à ses fruits. Cela pourrait s'étendre aux élus et aux fonctionnaires chargés de mettre en oeuvre leurs politiques.

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Pierre-Antoine Delhommais dans ‘Le Point’ n°2422 du 31 janvier 2018 :
.                Le zéro pointé des Français en économie

.                  L'ignorance des citoyens souligne le paradoxe de certaines revendications, notamment fiscales.
  Si les premiers jours du grand débat national indiquent très clairement que les Français se passionnent pour l'économie, ce qui est à la fois réjouissant et rassurant, ils témoignent aussi, ce qui l'est beaucoup moins, de leur haut degré d'inculture dans cette matière. Une enquête Ifop-Fiducial réalisée en octobre 2017 pour le compte de la Fondation Concorde avait déjà permis de constater, au vu des résultats d'un QCM qui leur avait été soumis, que leurs connaissances sont pour le moins limitées.
  C'est ainsi que 63 % des personnes interrogées n'ont pas la moindre idée du niveau du PIB de la France, de même que 65 % d'entre elles ignorent que la dette publique se situe aux alentours de 2 000 milliards d'euros (13 % l'estiment même à 500 milliards d'euros et 11 % à 20 000 milliards d'euros !). Seul un Français sur deux connaît le montant du smic, et un sur quatre celui des charges salariales payées par une entreprise. Il se trouve également, de façon assez déroutante, 38 % de Français pour juger «bonne» la situation de notre commerce extérieur, qui enregistre pourtant depuis 2005 des déficits tout à fait considérables (64 milliards d'euros en 2017). Au total, sur neuf questions posées, seuls 6 % de Français ont été en mesure de fournir au moins sept bonnes réponses, tandis que 70 % d'entre eux n'ont même pas eu la moyenne et ont donné moins de quatre réponses exactes.
Peut-être plus grave et inquiétant encore: malgré ces scores piteux qui prouvent indéniablement le contraire, près d'un Français sur deux (46 %) considère qu'il a des connaissances solides en économie. A la question: «Vous, personnellement, diriez-vous que vous êtes très à l'aise, assez à l'aise, peu à l'aise ou pas du tout à l'aise avec les sujets relatifs à l'économie en général (PIB, dette, smic, taux de chômage, activité des entreprises, etc.) ? », 7 % des personnes interrogées répondent «très à l'aise» et 39 % «assez à l'aise».
  Il serait toutefois très injuste de reprocher aux Français leur faible niveau en économie, qui n'est enseignée au lycée que de façon anecdotique et, comme l'ont souligné de multiples rapports jamais suivis d'effets, assez désastreuse, à la fois trop théorique. et idéologiquement très orientée (antilibérale et keynésiano-marxiste). Pas vraiment étonnant quand on connaît le mépris souverain affiché depuis toujours par nos «élites» pour une discipline jugée par elles mineure et impure, en comparaison des mathématiques, du droit ou encore des lettres, et de surcroît dangereusement sous influence «anglo-saxonne». La prestation totalement ratée de Marine Le Pen lors du débat de l'élection présidentielle avait d'ailleurs magnifiquement illustré la formidable incompétence, en économie, de l'immense majorité de nos dirigeants politiques, de gauche comme de droite.
  Toujours est-il que cette inculture économique, également répartie dans toutes les catégories de la population française, a aussi de quoi rendre très dubitatif sur les solutions nouvelles et ingénieuses que le grand débat national est censé apporter à la crise que traverse le pays. Par exemple en matière de justice fiscale, revendication majeure des gilets jaunes. Une édifiante enquête Harris Interactive pour l'Institut fiscal Vauban, publiée par L'Opinion, vient de refléter l'extraordinaire méconnaissance que les Français ont de l'impôt sur le revenu et la non moins extraordinaire confusion mentale qui en résulte. Partant du cas d'un célibataire sans enfant gagnant 2 000 euros net par mois et acquittant donc environ 1600 euros d'impôt annuel sur le revenu, l'institut de sondages a demandé aux Français quel «juste» montant d'impôt devrait payer à leurs yeux un autre contribuable, également célibataire et sans enfant, mais disposant de revenus trois fois supérieurs, soit 6 000 euros par mois. Une majorité d'entre eux (53 %) ont répondu qu'il devrait «idéalement» acquitter un montant trois fois supérieur (4 800 euros), alors que, compte tenu des barèmes actuels, c'est un montant encore trois fois supérieur qu'il paie en réalité (13 000 euros). La même question leur a été posée pour une personne gagnant 20 000 euros net par mois, soit dix fois le salaire pris comme référence: 57 % des Français ont répondu que ce riche et bienheureux citoyen devrait payer «idéalement», dans un système juste, dix fois plus d'impôt sur le revenu (16 000 euros), alors que, dans les faits, il en paie actuellement cinq fois plus que la somme envisagée (80 000 euros). On arrive donc à ce résultat absurde où les Français se révoltent parce que les riches ne paient pas, à leur goût, assez d'impôt mais en même temps préconisent, par souci de plus grande justice fiscale, qu'ils en paient concrètement à l'avenir beaucoup moins qu'aujourd'hui.
  Dans une tribune-très critique-sur le grand débat national publiée dans Les Echos, le Prix Nobel d'économie Jean Tirole écrit que «la manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s'inscrit rarement en phase avec la réalité». C'est le moins qu'on puisse dire.

La mondialisation « à la française » est la conséquence de cette ignorance de nos ‘élites’ concernant l’économie dans un pays où cette matière n’est pratiquement pas enseignée ou bien très mal avec le prisme déformant de l’idéologie dominante de l’Education Nationale. 

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Complexitee_Menthon.jpg    Sophie de Menthon, Présidente de la Société de management des entreprises (SDME), dans 'Challenges n° 595 du 31 janvier 2019 :

Nous allons mourir asphyxiés par la maladie nationale de la complexité. Nos problèmes viennent de là, et personne ne s'y attaque réellement. Nous inventons des usines à gaz à la moindre occasion, incapables de mettre en application des décisions simples. La mise en place du « grand débat » confirme ce vertige collectif : process, contrôles, groupes de travail, commissions, comité contrôlant les commissions, contrôleurs de synthèses des synthèses... Les décisions se diluent, les conclusions s'étiolent.

Publié le 29/01/2019 14:51  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
La République exemplaire  -  par Robert_Mideau

La République exemplaire

Comment croire en la politique quand on voit s'étaler les profits scandaleux perçus par les politiciens, de plus en fin de carrière, dévoilés dernièrement. 
Il s'avère donc que pour un jeune ambitieux qui veut "réussir" et gagner des tonnes d'argent sans prendre aucun risque financier, il est désormais parfaitement inutile d'être "fort en maths" pour faire des écoles d'ingénieurs, ni de se lancer dans de fastidieuses études médicales. 
Pour "vraiment réussir", il faut faire un des onze instituts d'études politiques répartis en France (Sciences Po) puis l'ENA tout en commençant à "militer" dans un parti politique, en se mettant au service d'un vieux briscard en place qui cornaquera la "carrière" de ses protégés. 
Ensuite, mandat de député avec tous les avantages liés au poste, ou de sénateur, député européen et vogue la galère jusqu'à la mort : elle ne peut être interrompu que par la maladie ou une fâcheuse erreur de parcours.
Nous venons de voir qu'il existe en France des Commissions occultes, dont les présidents, eux mêmes très discrets, "palpent" des sommes mensuelles mirobolantes (autour de 15.000€/mois, soit pour les plus anciens : plus de 100KF par mois!!!) sans aucune tâche effective et ne rendent compte en rien à la population de leur "activité" : ainsi la Commission nationale du débat public, dont la présidente, https://fr.wikipedia.org/wiki/Chantal_Jouanno ex Sciences Po et ENA (qui vient de refuser de démissionner) est retournée dans l'ombre en conservant sa "rente". Cliquer
Mise au point (du 30 janvier 2019)
Car un clou chasse l'autre : à présent, nous voyons réapparaître un politicien roué, fidèle de Jacques Chirac  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Toubon qui répond à ces critères, mais qui lui, touche le double, puisque ces personnages importants ont le droit de cumuler les retraites de député, sénateur, député européen, avec la nouvelle présidence à 15.000 €. 
Ici, ça fait 30.000 € (200 000 F/mois, 2 400 000 F par an !!!), pour un "travail" des plus discret. Pour mémoire, en octobre 1996 ce garde des Sceaux avait fait affréter un hélicoptère pour aller chercher le procureur général d'Evry en vacances au Tibet, afin de contrecarrer l'instruction judiciaire déposée par l'adjoint du procureur en son absence. 
Battu, il se retira de la vie publique en 1997, mais revint en 2004 se faire élire député européen, d'où retraite.
On voit donc qu'au fil des décades, sans rien faire de significatif pour la République, pour se maintenir en poste et continuer de grassement "palper la monnaie", il faut louvoyer, trahir, sentir le vent, se rallier, pour rester en piste. 
En quelque sorte, les principales "qualités requises" sont d'être lèche bottes, hypocrite, menteur, veule, prêt à tout, ce qui est plutôt l'apanage des grands truands et mafieux notoires que des serviteurs de la République.

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Commentaire d'Antoine (22 janvier 2019) : Est-il vrai que Madame Chantal Jouanno bénéficie d'un poste irrévocable et que seule sa démission volontaire mettrait fin à ses fonctions ? (Irrévocable ça n'existe pas dans le privé). Par ailleurs, ne rien faire, c'est ne pas risquer de faire des bêtises... ça justifie donc bien l'abandon de sa mission pour effectivement mériter de s'accrocher farouchement à ses 15 000 € / mois de revenus.

Est-ce que Monsieur Jacques Toubon a fait venir, en hélicoptère de l'Himalaya, un procureur servile chargé de bloquer une enquête gênante engagée par un vice-procureur honnête ? Si oui, il est donc le candidat parfait pour être le Défenseur des droits avec des émoluments de 15 000 € / mois qui sont une juste rémunération à ajouter à ses retraites (15 000 € / mois supplémentaires) pour un total mérité de 30 000 € / mois.

Confier d'importantes missions à des gens intègres et désintéressés assure la paix sociale, et ça, ça n'a pas de prix! Cliquer Ici

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Alain Lambert, ancien ministre du budget (Le Point n° 2421 du 24 janvier 2019) : " Le pouvoir est paralysé par des rivalités de chapelles administratives" - 

Marc Vignaud, journaliste : "Quel exemple de norme absurde adoptée récemment pourriez-vous donner ?
Sous l'impulsion d'un groupuscule de l'environnement, il y en a une qui impose de réduire l'intensité lumineuse de l'éclairage public dans un délai de quelques mois, au nom de la réduction de la consommation d'énergie. On se demande s'il s'agit de faire changer tout l'éclairage public de France pour faire gonfler le chiffre d'affaires de certaines entreprises! Le texte est uniforme pour Paris et le petit village de Trifouillis-Ies-Oies... Les maires ne le feront évidemment pas! Le président avait aussi promis d'alléger les normes sismiques là où la terre n'a jamais tremblé. Le texte est prêt, mais il ne sort pas parce qu'un chef de bureau en a décidé autrement." 
Cliquer Ici

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Evelyne DUBIN Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général de la CPAM à Agen (25 janvier 2019) :
 
Savez-vous que :
1) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n'est pas reversée: 7,8 milliards.
2) Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée: 3,5 milliards.
3) Une partie des primes d'assurances automobiles, destinées à la Sécu, n'est pas reversée 1,6 milliard.
4) La taxe sur les industries polluantes, destinée à la Sécu, n'est pas reversée: 1,2 milliard.
5) La part de TVA, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 2 milliards.
6) Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards.
7) Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliard.
Ces chiffres ne sont pas inventés ; vous pouvez les consulter sur le site de la Sécu ; ils sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de : *20,1 milliards d'Euros.*
Conclusion :
Si les responsables de la Sécu et nos gouvernants faisaient leur boulot efficacement et honnêtement, si chacune des institutions reversait ce qu'elle doit chaque année, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui *9 milliards d'excédent !* Sans oublier ce que l'Algérie DOIT à LA SECU ! quatre milliards.

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Eric Lebreux (27 janvier 2019) (Cet internaute semble, lui aussi, exprimer des réserves sur certaines largesses de la République.) 

                                                         UN PEU D’HUILE SUR LE FEU ?
  Nous savons reconnaître quand un politicien fait un beau geste solidaire en direction des français tondus comme des moutons. C’est pourquoi nous sommes émus par le geste de solidarité des sénateurs français, qui se sont attribués au titre de la «prime de Noël» une somme bien modeste comparée à ce que la loi leur permet.
En effet, selon la loi, la prime de Noël est d’un montant forfaitaire égal à 2 fois l’indemnité sénatoriale (soit 2 x 7 209 €). S’ajoutent à cette dernière diverses bonifications comme la prime additionnelle de Noël pour les enfants (5 000 € par enfant), la prime pour les petits enfants (2 500 € par petit enfant), celle pour Madame (8 000 €), la prime de charbon (2 000 €) et celle pour le sapin (800€). Selon la composition de la famille, cette prime peut atteindre jusqu’à 50 000 € par sénateur.
En signe de solidarité donc, les sénateurs ont accepté de se serrer la ceinture et dans un geste d’apaisement face au mouvement de contestation des «gilets jaunes», ont décidé que la prime sera plafonnée à 17 580 € seulement.
Mais pour cette année exclusivement, bien entendu ! Concernant les sommes qui dépassent ce montant, rassurons-nous elles ne sont pas perdues : elles seront versées dans un fond de réserve qui sera redistribué…. aux sénateurs bien sûr, lorsque la grogne populaire sera retombée.
L’émotion ne me permet pas de terminer cet article, veuillez m’en excuser.
Recliquer Ici

Publié le 22/01/2019 13:35  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Les zinzins coûtent cher.  -  par Voltaire

Les zinzins coûtent symboliquement cher à la République  

Après la polémique sur la mission de Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public, les Français ont découvert qu'elle bénéficiait d'un salaire annuel brut de 176518 euros, un niveau de rémunération proche de celui du président de la République! Sur les 26 autorités administratives, elle émarge à la neuvième place : les patrons de la Cnil, de l'AMF, de l'Autorité de sûreté nucléaire, de la Haute Autorité de santé ou le Défenseur des droits, notamment, gagnent davantage. Mais au-delà du montant des rémunérations se pose la question de l'utilité de nombre de ces structures. Qui a entendu parler du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, de l'Autorité de régulation de la distribution de la presse, de la Commission du secret de la défense nationale? A quel moment ces « autorités » ont-elles démontré leur utilité ? Quant à la fameuse commission présidée par Chantal Jouanno, elle a pour mission de « veiller au respect de la participation du public au processus d'élaboration des projets d'aménagement ou d'équipement d'intérêt national de l'Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics et des personnes privées, relevant de catégories d'opérations dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat.» Une machine à «emmerder les maires », résume un élu. Inventée par Michel Barnier.  

Cliquer CHALLENGES N°593 du 17 janvier 2019.

Article de presse sélectionné Voltaire pour le Grand Débat National.

Combien de temps la République va-t-elle encore s'offrir le luxe d'entretenir des organismes incroyablement coûteux dont la plus-value est pratiquement nulle? Quelle est la productivité du Défenseur des droits par exemple ?

Publié le 21/01/2019 19:03  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Les vœux du Président de la République  -  par reformedelajustice

Les vœux du Président de la République

« (…) Il faudra rendre le secteur public plus efficace, le réorganiser. Il faudra rendre notre système de retraite plus juste. Nous avons aussi vécu de grands déchirements. Une colère a éclaté. Elle venait de loin. C’était une colère contre les injustices, contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance. (…) »

C’est à croire que le Président de la République a lu « L’horreur Judiciaire – Au nom du peuple français » de Gilles Bressière. Mais maintenant, après une allocution aussi prometteuse, il est urgent de la mettre en acte.


  Commentaire de Gilles Bressière (5 janvier 2019) :
  Puisque qu’un contributeur cite mon livre, en réponse aux propos d’Emmanuel Macron concernant « un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance », et qu’il semble faire probablement référence à l’affaire Denis Dejustys, un pauvre citoyen qui a rencontré deux sortes d’administrations. Celle, qui s’est révélée scandaleuse, à laquelle il s’est heurtée sans le vouloir, lui qui souhaitait aider financièrement la famille de sa femme et de ses enfants. Une administration père fouettard, injuste et malhonnête qui a apparemment pour but de servir des intérêts occultes inavouables. 
  Mais heureusement, Denis Dejustys a été aidé par une autre administration, bisounours, juste, honnête, compétente et bienveillante : l’administration fiscale. C’est incroyable mais vrai ! Vous avez bien lu : les contrôleurs des impôts et les percepteurs qui se sont occupés de Denis Dejustys étaient des gens de qualité, honnêtes et compétents. Oui !
  C’est la face cachée de son affaire et que nous nous devions de révéler.

  Denis Dejustys avait souhaité un rendez-vous avec l’inspecteur des impôts de son département (sur le Continent). Il s’y rendait comme à Canossa pour subir les foudres de l’administration fiscale. Sa femme avait pris l’habitude de conserver son nom de jeune fille pour toutes ses démarches. Elle redoutait, à juste titre, les préjugés liés au patronyme stigmatisant de son mari. Sur tous les documents la concernant, chéquiers, factures, redevances, formalités administratives, etc. elle avait conservé son nom de naissance. Elle et son époux faisaient donc des déclarations d’impôts séparées jusqu’au jour où son banquier lui a annoncé que c’était totalement illégal. C’est pourquoi, confus et repentant, Denis Dejustys se rendait à l’inspection fiscales recevoir les pénalités qu’ils avaient méritées. L’inspecteur le fit asseoir et lui déclara qu’il était désolé parce qu’il ne pouvait effectuer de corrections que sur les trois dernières années. Le redressement devrait donc être moins important.
  Surprise ! C’était l’inverse ! L’inspecteur avait recalculé le montant de l’impôt sur le revenu en tenant compte de la situation marital des deux contribuables ! Au lieu d’un redressement, les deux époux allaient recevoir un remboursement du trop perçu ! Ca c’est bien de l’honnêteté et de la bienveillance envers deux ignorants qu’il aurait été facile de gruger !   

  Honnêteté disions-nous. La Direction Générale des Impôts de Bastia a bien reconnu, par trois fois, la validité de la déclaration de travaux de la femme de Denis Dejustys. C’était pour adapter le montant des impôts locaux à l’amélioration de l’habitat prévu, diriez-vous. Certes, mais c’était aussi une preuve de la compétence et de la probité de ce service administratif.

  Enfin, la DDFiP (Direction Départementale des Finances Publiques) du lieu de résidence de Denis Dejustys, chargée du recouvrement de l’astreinte à laquelle il est condamné à vie pour une peine inapplicable, lui a immédiatement proposé des facilités de paiements avant même qu’il les demande ! Bisounours la DDFiP ! Oui, et compréhensive (on pourrait même dire compatissante) comme le laisse apparaître ses écrits !

  Denis Dejustys tenait à ce que cela soit connu. Ces remarquables qualités de bienveillance et d’honnêteté de l’administration fiscale qui n’apparaissent ni dans le livre « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français » ni dans le blog.

  Imaginons une administration locale (la DDTM ?) qui prodiguerait de bons conseils pour l’amélioration d’un habitat à concevoir pour une personne âgée ou handicapée. Recommandations administratives facultatives pour équiper des salles d’eau bien adaptées à son handicap, par exemple. Nos taxes locales seraient employées utilement au bénéfices des citoyens… un rêve… qui comblerait les vœux de notre actuel Président de la République «(…) contre les injustices, contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance.»
 

Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie, dans 'Le Point' n° 2418 du 3 janvier 2019 : "Nous devons écouter davantage, accélérer la réduction du nombre de parlementaires, museler les pouvoirs de contrôle du Parlement, changer de système de représentation en tirant au sort, par exemple, un certain nombre de citoyens pour les associer aux processus de décision. Je pense notamment au Conseil économique, social et environnemental. Pourquoi ce qui était juste et vrai dans la démocratie athénienne ne le serait-il pas dans la démocratie française?"

Des citoyens tirés au sort : une idée qui fait son chemin. Mais pourquoi s'arrêter au CESE ? Ces jurés tirés au sort parmi les listes électorales doivent aussi pouvoir contrôler les administrations, la Justice et former des Commissions Ethiques. En route pour une démocratie exemplaire !

ARTE 28 Minutes  (9 janvier 2019)  émission sur le livre « Juges en Corse » * de Jean-Michel Verne chez Robert Laffont.

Interview de Nicolas Bessone ancien procureur à Bastia de 2014 à 2017 :
« Est-ce que vous parleriez, pour la situation en Corse, de système mafieux ? »
Nicolas Bessone :  «Je ne suis pas là pour faire de la langue de bois. Oui, on peut considérer que c’est un système mafieux. »
Elisabeth Quin : « Vous avez dit lors d’une interview que c’était une île sous influence. Vous aimez la Corse. Sous l’influence de qui, de quoi ? »
Jean-Michel Verne : « L’histoire de la Corse est complexe. Les réseaux corses sont puissants. La mafia corse est une réalité qui s’est construite au fils des décennies. Aujourd’hui, avec le poids de la mondialisation, la financiarisation des choses, le poids du tourisme qui est une véritable industrie en Corse, tout cela aiguise des appétits. L’immobilier aussi.  Tout un tas de secteurs sont directement impactés par cette mauvaise influence mafieuse. Chacun veut sa part du gâteau. 
(…) Ce sont les maux de la mondialisation. C’est augmenté en Corse. Il y en a qui sont de plus en plus riches et d’autres qui sont de plus en plus pauvres. Il y a des disparités énormes. Et il y a la manne du tourisme qui attire toutes les convoitises. Ca permet à certains de rouler en Mercedes et à d’autres de faire du stop. Il y a aussi le problème de la spéculation immobilière, les permis de construire. Dans une même commune, vous avez quelqu’un qui va avoir un permis de construire qui va lui permettre de s’enrichir de façon éhontée et de l’autre, quelqu’un qui n’aura pas de permis de construire et qui sera le pauvre. Tout ce système là est malsain. »

* Cliquer Ici

Commentaire de Réforme de la Justice : Une fois encore, le journaliste d'investigation Jean-Michel Verne, et le procureur Nicolas Bessone, ont confirmé les révélations contenues dans l'essai de Gilles Bressière "L'horreur judiciaire - Au nom du peuple français" sur une certaine administration complice de ce système malsain. Tout le monde fait le vœu de voir disparaître ces pratiques scandaleuses et que l'administration soit enfin contrôlée pour qu'elle respecte scrupuleusement les lois de façon identique pour tous, qu'ils soient pauvres ou riches. Le meilleur contrôle ? Une Commission Ethique composée de citoyens tirés au sort et réunis en visioconférence pour en limiter les coûts.

Commentaire de François Marie Arouet (10 janvier 2019) : Emmanuel Macron propose un grand débat national comprenant, entre autres, la réforme de l'administration. Profitons de cette opportunité pour proposer l'introduction de jurés tirés au sort au sein des cours correctionnelles (administration judiciaire) comme le suggère Gilles Bressière. Former des Commissions Ethiques pour limiter les abus administratifs. Ne pas oublier la débâcle pénitentiaire avec ses 100 000 peines annuelles jamais appliquées faute d'infrastructures suffisantes : il va falloir faire comme les Belges, c'est à dire louer des places de prison dans les pays voisins mieux pourvus. Etc.

Voeux du Procureur Jacques Dallest coauteur du livre « Juges en Corse » :
« La confiance, la loyauté sont des éléments essentiels de mon mode de fonctionnement. Agir avec franchise, ne pas porter de coups tordus dans le dos des gens, telle est ma conviction profonde. Je pense sincèrement qu'un magistrat peut se conformer à cette règle salutaire. Et ce quels que soient les événements ou le contexte du moment. En Corse, plus qu'ailleurs, nourrir les querelles entre services, valider des montages juridiques douteux, attiser les tensions pour s'imposer sont à proscrire absolument. La justice doit être exempte de toute critique à cet égard. »
En cas de manquements de certains hauts fonctionnaires assermentés ou de certains magistrats, ne serait-ce pas à une Commission Ethique d’exaucer les voeux du Procureur Jacques Dallest ?

« (…) Agir avec franchise, ne pas porter de coups tordus dans le dos des gens, (…) valider des montages juridiques douteux (…) à proscrire absolument. La justice doit être exempte de toute critique à cet égard. »
Ce témoignage, par allusions, du procureur Jacques Dallest en dit long sur les pratiques qu’il a rencontrées au cours de son activité professionnelle insulaire.

Travaux pratiques 
Pour ceux qui ont lu « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français » : énumérer les coups tordus et les montages juridiques douteux qui ont conduit à la condamnation de Denis Dejustys…

Publié le 04/01/2019 10:38  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Système et Antisystème  -  par reformedelajustice

Système et Antisystème    

Ce billet a été mis à jour le 26 décembre 2018 avec, à la fin, la dénonciation de notre système éducatif par Claire Pollin Présidente de SOS Education.

  Le mouvement spontané des gilets jaunes apparaît comme la réaction des 60% de gens ne vivant pas en « métropole » face au parisianisme anti-voitures. On contraint d’abord ces usagers à rouler à 80 km/h sur les routes à deux voies, on leur augmente le coût et les exigences des contrôles techniques, on s’attaque prioritairement à leurs voitures diesel qui constituent la majorité du parc français et enfin la taxe de six centimes sur le carburant semble la goutte qui a fait déborder le vase, d’autant que les prélèvements fiscaux ont beaucoup augmenté au cours des deux précédents quinquennats.

   Grâce à Internet et aux réseaux sociaux les gens sont de mieux en mieux informés et ne supportent plus qu’on les méprise comme des enfants ignares. Statistiquement un visiteur sur un site ou un blog génère cinq personnes informées si l’information est positive, et environ quinze personnes si elle est péjorative. Les nombreux internautes et leurs proches savent donc que la France ce n’est que 0,9 % des émissions  mondiales des gaz à effet de serre ; alors que les Etats-Unis plus la Chine plus l’Inde c’est 66%, et que cette énorme pollution provient d’états peu scrupuleux pour qui seules comptent la croissance et le développement. « L’Amérique d’abord ! ».

   Par ailleurs tout a été fait en France pour exaspérer la population : la concomitante de la suppression de l’ISF avec la taxation supplémentaire des retraités, l’affaire Benalla, la piscine du Fort de Brégançon, le changement dispendieux de la vaisselle et de la moquette de l’Elysée plus l’installation de Madame Brigitte Macron dans les lieux, pour un coût annuel exorbitant : ce sont de très mauvais signaux adressés à des gens aux fins de mois difficiles qui doivent supporter de plus en plus de contraintes, de règles, de normes, de taxes, etc.

    L’extrême violence des casseurs lors des manifestations des gilets jaunes c’est la forme ultime d’un ras-le-bol qui les a conduit à se proclamer « antisystèmes » radicaux. Habituellement les protestataires s’égaillent démocratiquement dans l’abstention ou les partis dits populistes comme « Les Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon… sans faire trop de vagues.

  Comment les « antisystèmes » perçoivent le « Système » ? Le « Système », pour eux, c’est d’une part, une oligarchie de privilégiés au-dessus des lois (qui bénéficient de dérogations systématiques y compris pour leurs impôts, qu'ils peuvent de surcroît négocier quand ils ont fraudé le fisc) et, d’autre part, un peuple soumis à l’oppression d’une technocratie contraignante et tatillonne et d’une pression fiscale impitoyable et excessive. L’exemple choisi par Gilles Bressière dans la première partie de son essai : « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français » est un choix pertinent parce qu’il accumule tout ce que les « antisystèmes » rejettent. Que peuvent penser ceux qui savent que des promoteurs immobiliers peuvent déroger à la Loi Littoral et au PLU en vigueur, en obtenant des permis de construire, avec l’accord de l’administration, pour édifier d’importantes constructions en bord de mer, alors que des familles modestes se voient, elles, spoliées de leurs droits, même en zones constructibles, si leur projet se heurte, à leur insu, à la convoitise de puissants intérêts financiers ? Quelle peut être l’opinion générale qui se forge quand les administrés découvrent que tous les coups sont permis pour les hauts fonctionnaires qui sont à la manœuvre pour aider leurs riches protégés ? Ces notables qui n’hésitent pas à faire appel à la Justice pour faire condamner un innocent après avoir falsifié les faits pour faire croire aux magistrats que le dossier était incomplet ou que l’engagement des travaux a eu lieu après la promulgation des nouvelles règles d’urbanisme ou en multipliant fictivement par plus de quatre la modeste surface qui a été réellement agrandie, etc. Qu’en pense l’opinion publique ? Surtout si ces falsifications ou ces rétroactivités ont été, en réalité, toutes additionnées ?   La contribution intitulée « Rumeur », dans ce blog, des « Fouineurs Ailés » interpelle-t-elle les lecteurs sur ces pratiques administratives qui semblent être légions dans le « Système » ? Sont-ils nombreux à être scandalisés ? Combien sont-ils à penser que ce fonctionnement est effectivement scandaleux et qu’il fait partie de l’ADN du « Système » ?  

  Certains de ceux qui ont été victimes de ces malversations administratives ou qui en ont été les témoins pour des proches ou des connaissances, doivent-ils se laisser aller à leur violente colère ? Ou bien faire comme nous, qui préférons espérer que notre démocratie puisse évoluer vers plus de justice sous la pression réitérée d’hommes de bonne volonté ? Pour un meilleur projet de société, va-t-on à l’avenir enfin s’appuyer sur ces ouvrages qui sont cités dans l’essai de Gilles Bressière : « Faire » écrit par un ancien Premier Ministre, « L’Etat-voyou » rédigé par deux journalistes, etc. auxquels nous pourrions ajouter « Révolution » d’un certain Emmanuel Macron quand il parle des injustices et qu’il souhaite œuvrer pour plus de justice, au vrai bonheur des Français.

  Ce qui semble avoir surpris les médias et le gouvernement c’est bien l’ampleur de la contestation. Les informations ou les pétitions qui circulent sur le Net ont eu probablement plus d’impact que ce que subodoraient nos dirigeants. La foule en colère est peut-être globalement bête mais beaucoup de ceux qui la composent ne le sont pas, ils communiquent entre eux avec un bon sens pertinent et la langue de bois des politiciens n’imprime plus sur eux.

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Michel Onfray, lucide, étudie le phénomène et voudrait éviter les dérives habituelles : Cliquer ICI

Mauvais signaux (suite) : Cliquer

Gilles Bressière relève toutefois un bon signal (11 décembre 2018) : cliquer Ici

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Emmanuel Macron : "...Ca coûte un pognon de dingue..." De quoi parlait-il ?

Quelques questions que l'on peut se poser !
- Pourquoi un député au bout de seulement cinq ans de cotisation retraite touche une retraite moyenne de 1 500 €/mois alors qu'un employé pour 42 années de cotisation touchera 896 euros en moyenne ?
- Pourquoi, au bout de deux mandats de six ans chacun, un sénateur peut-il toucher plus de 3 700 € par mois de retraite ?
- Pourquoi la retraite des élus n'est-elle pas prise en compte dans l'écrêtement (8 200 €) des indemnités d'élus.
- Pourquoi une cotisation retraite d'élu rapporte-t-elle en moyenne 6,50 € pour un euro cotisé pendant vingt ans alors qu'un salarié du régime général touche entre 0,87 et 1,57 € pour un euro cotisé pendant quarante-deux ans ?
- Pourquoi un élu peut-il cumuler ses différentes retraites (jusqu'à 5 retraites) ?
- Pourquoi un élu peut-il travailler en touchant sa (ses) retraite(s) d'élu complète(s) sans plafond de montant alors que le citoyen lambda ne peut le faire sans dépasser la valeur de son dernier salaire ?
- Pourquoi les élus ont-ils une retraite par capitalisation et 'interdisent-ils résolument aux « autres » qui n'ont droit qu'à une retraite par répartition ?
- Pourquoi les cotisations retraite des élus peuvent-elles être abondées par les collectivités, ce qui permet à un parlementaire de toucher sa retraite à taux plein avec moins d'annuités de cotisation ?
- Pourquoi une partie de la pension de retraite des parlementaires est-elle insaisissable (même en cas de fraude ou d'amende) ?
- Pourquoi un agent public qui voudrait se présenter à une élection législative ne devrait-il pas démissionner de la fonction publique ? Un salarié le doit, lui, s'il veut travailler ailleurs !
- Pourquoi deux ans d'allocations chômage pour un salarié lambda du régime général et cinq ans pour les députés ? Ceux-ci ont-ils plus de mal à retrouver un travail ?
- Pourquoi les députés qui ne se représentent pas peuvent-ils toucher l'allocation différentielle et dégressive de retour à l'emploi? Un salarié qui démissionne n'a, lui, droit à rien !
- Pourquoi faut-il avoir un casier judiciaire vierge pour entrer dans certaines professions et que ce n'est pas le cas pour être élu
- Pourquoi la fraude dans la déclaration de patrimoine d'un élu ne vaut-elle pas la prison mais seulement 30 000 € d'amende alors que la simple fraude d'un citoyen pour faux et usage de faux d'un document délivré par l'Administration est punissable de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende ?
- Pourquoi un parlementaire (député ou sénateur) touche-t-il une IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) de 5 770 € par mois pour un député et de 6 200 € par mois pour un sénateur, dont l'usage n'est pas contrôlable et pour lequel il n'a de compte à rendre à personne ?
- Pourquoi, durant son mandat, un élu peut-il s'acheter un bien qu'il nomme souvent « permanence », 
le payer à crédit avec l'IRFM, qui est de l'argent public, et le garder ou le vendre pour son bénéfice personnel ?
- Pourquoi les parlementaires cumulards peuvent-ils toucher plusieurs enveloppes de frais de représentation (frais en tant que président d'agglomération, frais en tant que maire, IRFM en tant que député...) ?
- Pourquoi les restaurants trois étoiles (cinq étoiles ?) de l'Assemblée nationale et du Sénat coûtent-ils si peu cher à l'élu ?
- Pourquoi un élu à revenu égal de celui d'un salarié paye-t-il moins d'impôt sur le revenu ?
- Pourquoi parle-t-on toujours de réduire le nombre de fonctionnaires mais jamais celui des parlementaires ?
- Pourquoi les sénateurs se sont-ils versé en 2011, au titre d'un « rattrapage exceptionnel », une prime de 3 531,61 € avant les congés d'été... ?
- Pourquoi aucun chiffre n'existe sur la présence ou non des sénateurs lors des séances au Sénat ??
- Pourquoi la pension de réversion d'un élu décédé est-elle de 66 % sans condition de ressources du survivant alors que celle d'un salarié du privé est de 54 % sous condition de ressources du survivant (aucune réversion au-dessus de 19 614,40 brut annuel !
- Pourquoi la retraite d'un élu est-elle garantie et connue d'avance alors qu'un salarié du régime général n'est sûr de rien ?
- Pourquoi un député peut-il cumuler plusieurs « réserves parlementaires » sans que cela se sache officiellement ?
- Pourquoi l'indemnité de fonction d'un député et son IRFM ne sont-elles pas imposables ?
- Pourquoi un député a-t-il droit au remboursement de frais de taxis parisiens (alors qu'il touche l'IRFM pour ça) ?
- Pourquoi un ancien sénateur ou un ancien député ont-ils droit à la gratuité à vie en première classe SNCF ?
- Pourquoi un ancien sénateur et son conjoint ont-ils le droit du remboursement de la moitié de 12 vols Air France par an et à vie ?
- Pourquoi un sénateur peut-il emprunter jusqu'à 150 000 € à un taux préférentiel ?
- Pourquoi les anciens ministres, leurs conjoints et leurs enfants ont-ils droit à la gratuité à vie des vols Air France et à la gratuité à vie des transports sur le réseau SNCF ?
- Pourquoi y a-t-il dans le service des fraudes un service spécial pour les élus ?
- Pourquoi une fraude d'élu est-elle différente des autres pour bénéficier d'un traitement de faveur ?
- Pourquoi un élu condamné définitivement ne rembourse-t-il pas les frais d'avocat dépensés pour lui par la collectivité ?

Anonyme. Ces informations sont abondamment diffusées sur le Net (ça pourrait malheureusement nourrir le malaise des gilets jaunes).

Commentaire d'Antoine (12 décembre 2018) : "Toutes ces informations qui circulent sur le Net concernant le train de vie de l'Etat, les salaires des hauts fonctionnaires, etc. c'est du pain béni pour les antisystèmes qui pensent que la France est dirigée par une oligarchie mafieuse qui a bien compris ce qui lui est reproché mais qui s'arc-boute sur ses privilèges en essayant de détourner l'attention des administrés par des mesures cosmétiques."

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Commentaire de Réforme de la justice (12 décembre 2018) : 29 ans, 27 condamnations et un massacre... Nos députés sont-ils soucieux de notre sécurité ? Encore un mauvais signal (cf. la pétition ci-dessous qui circule sur le Net) :

"Madame, Monsieur,

Il y a quelques jours, un amendement aurait pu mettre fin à une faille judiciaire gigantesque qui laisse des individus récidivistes en liberté, alors qu’ils ont été condamnés à de la prison ferme à plusieurs reprises…

Cet amendement, déposé dans le cadre de la réforme de la Justice qui est actuellement examinée par les Parlementaires, exigeait qu’un individu condamné à trois reprises à de la prison, soit réellement incarcéré, afin de protéger la population face aux criminels récidivistes les plus dangereux, et d’éviter que des drames se produisent…

Cette mesure était une véritable bouffée d’espoir pour les nombreuses familles de victimes de criminels récidivistes…

Et pourtant, les députés ont voté contre cet amendement…

Oui vous avez bien lu : alors qu’ils sont censés défendre et protéger les citoyens, les parlementaires ont littéralement balayé d’un revers de main cette mesure de justice et de bon sens, qui aurait permis d’en finir avec l’impunité des plus dangereux délinquants… et d’épargner des innocents.

C’est insupportable !madmadmad 

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Commentaire de Benoît sur la justice des riches (par Monique Pinçon-Charlot) (14 décembre 2018) : cliquer Ici

Bercy bien ! : Information qui circule sur le Net (22 décembre 2018) : cliquer  

Commentaire d'Antoine (22 décembre 2018) : Le consentement à l'impôt serait plus facile à obtenir si l'argent du contribuable était mieux dépensé. La suggestion de Gilles Bressières de former des 'Commissions éthiques', avec des jurés tirés au sort à partir des listes électorales, pourraient s'appliquer aussi au contrôle par les citoyens du fonctionnement des hauts fonctionnaires dont les abus seraient enfin sanctionnés.

Le coup de gueule d'Etienne Chouard (22 décembre 2018) : cliquer Ici

Encore un bon exemple qui circule sur le net (23 décembre 2018) :

 "Madame Grabar-Kitarovic, la femme présidente de la Croatie ne cesse de s'afficher en première fan de son équipe nationale de football.

 Beaucoup l'ont découverte à la finale de la coupe du monde 2018 à Moscou, le 15 juillet dernier. 

 Elue présidente de Croatie en 2015, elle a, en seulement 3 ans, GAGNE  LE RESPECT du monde entier ..........  

 1. A vendu l'avion présidentiel.
 2. A vendu les 35 Mercedes Benz qui étaient attribuées aux ministres et autres fonctionnaires et a restitué l'argent aux caisses de l'état.
 3. A baissé son salaire et celui des ministres de moitié.
 4. Les dépenses et le salaire des ambassadeurs et des consuls ont baissé à 60 %.
 5. A augmenté le salaire minimum pour le secteur privé.
 6. A éliminé la retraite pour les sénateurs et les membres du congrès.
 7. Elle parle 7 langues, a une profession et vit la vie de tous les jours comme une citoyenne de plus...

 Il nous faudrait LA MEME  pour notre Pays, la France !  alors ce serait bien que cette information soit  TRANSFEREE au maximum, et parvienne à tous nos politiciens, ministres, sénateurs, hauts fonctionnaires, ..... et le président aussi, SURTOUT  !    Et s'il savait que beaucoup de Français sont bien au courant de cet exemple, il se sentirait OBLIGE de faire ENFIN des réformes comparables..."

Dénonciation de notre système éducatif par Claire Pollin Présidente de SOS Education (26 décembre 2018) : Cliquer Ici

Publié le 09/12/2018 14:07  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Irresponsables  -  par Guermelin

Irresponsables

Irresponsables : C'est ainsi qu'Edouard Philippe qualifiait les gilets jaunes il y a peu. Certes on ne peut cautionner les actions de vandalisme de ces derniers samedis. Cependant on peut s'interroger sur l'amalgame entre casseurs (soit disant bien identifiés par la police mais toujours en liberté) et manifestants qui représentent bien plus que ce que certains voudraient faire croire. Interrogé sur l'augmentation du SMIC au 1er janvier 2019, le Premier ministre déclarait : Il n'y aura aucun coup de pouce, cela nuirait à la compétitivité !
Alors, qui est irresponsable ?

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Pétition lancée sur le Net par Gilles (5 décembre 2018)Pour une vraie baisse des dépenses de l’Etat.

" Madame, Monsieur,
 
Les hausses d’impôt ne sont pas près de s’arrêter…

Le projet de loi de finances pour 2019 est en train d'être discuté en ce moment à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et une fois de plus, l'an prochain, l'Etat dépensera plus que prévu :

La dépense publique va encore augmenter de 25 milliards d'euros supplémentaires...et surtout, le déficit public atteindra 2,8 % du PIB, soit 98,7 milliards d’euros, contre 81,3 milliards cette année !

Quand on pense que le président nous avait promis, avant son élection, de réaliser 60 milliards d'euros d'économies sur le quinquennat... On en est bien loin.

Le pire, c'est que pour masquer son incapacité à prendre de vraies mesures pour réduire drastiquement les dépenses publiques, le gouvernement camoufle l'augmentation du déficit derrière ce qu'il appelle des "dépenses exceptionnelles", comme la mise en place du prélèvement à la source...alors que c'est une mesure que le gouvernement a lui-même imposée aux Français !

Cette incapacité chronique à bien gérer nos finances publiques est insupportable !

Rendez-vous compte : depuis ce 15 novembre, l'Etat français vit à crédit. Et, selon une étude de l'institut économique Molinari, en Europe, seules la Pologne et la Roumanie sont plus mal mauvais élèves que la France en matière de déficit !!!

Plus grave encore, le classement de la France n'a pas arrêté de s'aggraver ces dernières années, en passant en 20 ans de la 14e à la 24e place. « La persistance de déficits publics et la dégradation de la position française par rapport au reste de l'UE sont avant tout liées à la hausse des dépenses publiques et l'incapacité à les résorber en période de reprise économique » constate d’ailleurs l’institut Molinari.

Au total, sur les 31 postes budgétaires différents détaillés dans le Projet de loi de finances, seuls 10 sont en baisse, et d'autres connaissent de fortes hausses (le poste "Immigration, asile et intégration" qui augmente de 14,5 %, ou encore le poste "Solidarité, insertion et égalité des chances", pour financer notamment le ministère de Marlène Schiappa, avec + 7% de hausse soit 1,34 milliard d'euros en plus).

Oui, la même Marlène Schiappa qui a été pointée du doigt après que les hausses parfois faramineuses des rémunérations des membres des cabinets ministériels, publiées en marge du projet de loi de Finances ont fait polémique dans la presse ces derniers jours...

...et qui n'a rien trouvé de mieux, pour se justifier, que de répondre « j’ai des conseillers qui ont été augmenté de 10 à 15 % mais cela ne me paraît pas déraisonnable après 18 mois de travail d’arrache-pied. »

Mais dans quel monde vit-elle ?

Cette gabegie incessante, financée par nos impôts en perpétuelle augmentation, ne peut plus durer ! "

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Contribution de Benoît (5 décembre 2018) : Un moratoire ? Cliquer ICI

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Gilles Boutiron résume la situation actuelle : "Ils se foutent vraiment du monde ! " (cf. fin du billet précédent)

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Franz-Olivier Giesbert développe cela, élégamment, dans son éditorial de l'hebdomadaire 'Le Point' (N° 2414 du 6 décembre 2018) :

«Sire, c'est une révolution...»

Le moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants sauvera-t-il M. Macron? Le président finira-t-il son mandat ? Ce sont des questions légitimes après l'apocalypse qu'a vécue le pays, samedi dernier, sur fond de guérilla urbaine. Pour sa première grande épreuve, celle des gilets jaunes, force est de constater que le président n'a pas été à la hauteur.
Dès le début de la contestation, le chef de l'Etat a assuré, jugulaire au menton, qu'il garderait le cap. Un peu d'expérience et de jugeote lui auraient appris que, dans un conflit, il vaut toujours mieux embrouiller, laisser une porte ouverte, surtout quand on est confronté à un mouvement de ce type, attrape-tout, surgi de nulle part, qui fédère des colères de toutes sortes.

La triangulation, méthode qui consiste à reprendre les idées de l'adversaire pour l'asphyxier, est pourtant l'une des grandes spécialités de M. Macron. Il y a excellé avec la droite et la gauche, qu'il a débauchées, asséchées. Que ne l'a-t-il pratiquée avec les gilets jaunes en saisissant tout de suite au vol la proposition de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, d'organiser avec les syndicats, les associations, les contestataires un vaste débat national autour du pacte social et de la transition écologique!

Le refus du pouvoir aura été plus qu'une erreur: une faute. M. Macron aurait trouvé là l'occasion de remettre en question le soi-disant «modèle français », construction démente qui ne tient plus debout et qu'il faut d'urgence réformer de fond en comble. Notre tragédie se résume en trois chiffres qu'il est bon de méditer ces temps-ci: nos dépenses publiques s'élèvent à 56,5 % du PIB, huit points de plus que la moyenne européenne; les prélèvements obligatoires culminent à 48,4 %, record d'Europe (source Eurostat); l'endettement se chiffre à près de 100 %.

S'il y avait un prix de la plus mauvaise gestion du monde, la France concourrait dans les premières places. Plus elle dépense, plus elle fiscalise, moins ça marche. Son prétendu modèle est un gruyère mangé par le gaspillage, l'absentéisme, la fraude fiscale, l'idéologie antitravail. C'est seulement à partir du 27 juillet que les Français commencent à travailler pour eux. Avant, c'était pour l'Etat. Sans oublier que ce dernier est obligé, ses recettes ne couvrant plus ses dépenses, de vivre à crédit à partir du 15 novembre!
Pire, ce modèle, célébré par tous les bien-pensants, ne cesse de fabriquer de l'inégalité au nom de l'égalité. Non seulement les Français n'en ont pas pour leur argent, si l'on en juge par l'état lamentable de certains services publics, mais en plus les classes moyennes et populaires portent une partie non négligeable du fardeau. Quel est le cerveau cynique ou débile qui a imaginé de les racketter en augmentant encore la taxe sur les carburants?

Il fallait être bien déconnecté des réalités de la France d'en bas pour ne pas comprendre le sentiment d'injustice qu'éprouvaient les «gens de peu» de la «France périphérique». Comme l'a révélé le mensuel Capital, un employé moyen qui habite en région et est condamné à aller travailler en voiture verse plus de taxes sur les carburants que d'impôts sur le revenu. Pourquoi serait-il la première victime de la fiscalité dite écologique sur les carburants, dont plus de 80 % servent à renflouer les caisses de l'Etat et des collectivités?

« Salauds de pauvres! » comme disait notre cher Marcel Aymé, qui, lui, plaisantait. Encloué dans son parisianisme hors-sol et ses lubies jupitériennes, M. Macron a tout de suite pris l'affaire des gilets jaunes de haut, comme si c'était une énième grève de la CGT, syndicat à la rue, c'est le cas de le dire. Grisé par sa victoire par KO sur la réforme de la SNCF, il a misé sur le pourrissement, les violences urbaines. Il n'a simplement pas compris que ce conflit avait une dimension sociologique, j'allais dire existentielle. Il s'est comporté comme un vieux politicien du monde d'avant.

Sans doute M. Macron a-t-il trop lu ce grand classique, «L'Ancien Régime et la Révolution» d'Alexis de Tocqueville, qui montre que Louis XVI a précipité la Révolution à force de reculades. Mais il aurait été bien inspiré de lire aussi le lumineux récit de la Révolution française, morceau de bravoure d'un extraordinaire livre d'histoire (1). Hippolyte Taine y raconte les jours qui précèdent le 14 juillet 1789 quand, après avoir envahi Paris, font corps «affamés, bandits et patriotes» et que «la misère, le crime et l'esprit public s'assemblent pour fournir une insurrection toujours prête aux agitateurs qui voudront la lancer».

Ces temps-ci, c'était le retour des sans-culottes. Comme aurait dit Churchill, il a certes fallu du courage pour tenir debout face à eux. Mais, après avoir lâché du lest, il en faudra encore plus pour s'asseoir, écouter, parler.


(1) « Les origines de la France contemporaine » (Robert Laffont, collection «Bouquins» ).

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Quand Macron était un gilet jaune…
Prémonitoire. Il y a deux ans, le candidat publiait un livre programme au titre audacieux : « Révolution ». Relecture.

(...) « Révolte». Le président n'a pas attendu la crise des gilets jaunes pour savoir combien cette France souffre de la désertification des services publics. Un mal, inscrit dans l'agenda des concertations, qu'il souhaite désormais traiter par l'investissement. «Cette France périphérique manque souvent d'équipements publics de base, de moyens de transport, de crèches, de lieux culturels. Les conditions d'existence peuvent y être de piètre qualité, insiste-t-il. On connaît le problème que posent certaines zones pavillonnaires aujourd'hui très dégradées, ou ces zones dans lesquelles les maisons s'entremêlent avec les entrepôts et les petites entreprises.» Des propos dignes de ceux inscrits sur les cahiers de doléances. S'il prône la baisse des dépenses publiques, il affirme vouloir tenir compte «des impératifs de justice». Ce mot, «justice», apparaît sept fois dans son essai. Il prône également l'« émancipation» par le travail, gage, selon lui, de «liberté» et de «mobilité» sociale.
En outre - donnée fondamentale pour qui ne veut pas raviver une lutte des classes -, la révolution qu'il appelait de ses vœux devait prendre en compte l'extrême sensibilité des Français devant ce qu'ils considèrent, à tort ou à raison, comme une injustice: «Avec Internet, désormais, tout le monde voit tout, commente tout, se compare avec le reste de la planète, écrit-il. Cela donne le sentiment libérateur que tout est possible. Cela nourrit en même temps les névroses et révèle avec cruauté les injustices sociales, les différences de niveau de vie. Cela montre aux plus pauvres le style de vie des plus riches, ce qui peut nourrir la frustration, voire la révolte.» Que le président relise, et vite, le candidat. 
(Le Point N° 2414 du 6 décembre 2018)

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Publié le 03/12/2018 14:32  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Mais comment en sommes-nous arrivés là ?  -  par GillesBressiere

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?  

Franz-Olivier Giesbert résume parfaitement le précédent billet "Les raisons de la colère...", avec ses sept contributions (dont cet appel diffusé sur le Net situé à la fin), dans son éditorial de l'hebdomadaire 'Le Point' n° 2413 du 29 novembre 2018, c'est pourquoi nous l'avons cité intégralement  :

Né en France avant la Révolution de 1789, le libéralisme mourra s'il ne se réforme pas rapide­ment. Il mourra d'avoir vaincu ou perdu, peu importe, mais, si nous restons les bras ballants, il sera bientôt englouti par une apocalypse électorale. Notre modèle est épuisé; notre bateau, ivre. Le phé­nomène n'a pas encore renversé les tables dans l'Hexa­gone, mais il progresse partout autour de nous. Malaisé à identifier, il porte toutes sortes de noms: populisme, descente aux enfers des classes populaires et moyennes, déclassement de la France périphérique, rejet du com­munautarisme, mépris de la pédantaille pour la piétaille.  

Epigones d'un grand mouvement mondial, les gilets jaunes pourraient être à la fois les élec­teurs de Donald Trump, de Matteo Salvini, de Vladimir Poutine, du Brésilien Bolsonaro, des Espagnols de Po­demos. Idéologiquement, c'est la Fête à Neuneu, avec pour marqueurs le nationalisme, le dégagisme «an­tisystème», des pulsions d'extrême droite, d'extrême gauche, d'extrême centre.  

Etait-il bien malin d'opposer à cette colère une espèce de mépris de classe comme le fait M. Macron, avant son heureux revirement de mardi dernier? En caricaturant à peine, le message du pré­sident aux Français en jaune aura été jusque-là qu'il sa­vait où il les menait et qu'ils n'avaient qu'à le suivre les yeux fermés, la bouche close: ces péquenauds n'étaient pas assez malins pour comprendre. Apparemment, il ignorait encore que le centralisme et le dédain sont les deux mamelles des révolutions françaises. Maintenant, il en a une, encore petite, sur le dos. Par pitié, qu'il ne la sous-estime pas! M. Macron a-t-il été frappé du syndrome Marie­-Antoinette, cette grande reine qui vécut hors sol avant une fin sublime et sulpicienne, jusque sur l'échafaud? Sans doute a-t-il d'abord joué le pourrissement, la confis­cation des manifestations par les casseurs. En atten­dant, hallucinante aura été l'incapacité du président et des siens à saisir ce qui se passait dans les têtes des gilets jaunes, incarnations du mal de vivre de ceux qu'on appelle les «gens ordinaires» et qui ont peur pour leur avenir, leurs valeurs, leur mode de vie.

Supermodernes contre ploucs arriérés, «bobos bio» contre ces «beaufs pollueurs». Les ministres de M. Macron voudraient creuser davan­tage la fracture entre la France des grandes métropoles et celle des bourgs de province qu'ils ne s'y prendraient pas autrement, tant ils ont eu l'insulte lourde au cours des derniers jours. M. Castaner est obsédé par l'ultra­droite ou le lepénisme alors que, parmi les casseurs, l'ultragauche était en force et que dans les cortèges dé­filaient les chefs de La France insoumise; M. Darmanin ose sans vergogne l'expression «peste brune»; M. Griveaux se gausse de Laurent Wauquiez, candidat «des gars qui roulent au diesel». Les farceurs! Quant à M. Macron, il plaisante quand il renvoie les Français à l'écologie, qui n'a pas grand-chose à voir dans cette affaire: les taxes sur le carburant servent moins à la transition énergé­tique qu'au renflouement du budget de l'Etat!  

La vague des gilets jaunes n'est pas le résultat inopiné des hausses de taxes sur les carburants. Elle monte depuis des années, annoncée par des lanceurs d'alerte dont les moindres ne sont pas le philosophe anarcho-conservateur Jean-Claude Michéa et un géo­graphe qui, comme lui, est la bête noire des bien-pensants: Christophe Guilluy. Tous les deux viennent de la gauche et nous donnent les moyens de comprendre la révolu­tion en cours, sur fond de frustrations, de ressentiment.  

Talentueux et jubilatoire, Jean-Claude Michéa dézingue à tout-va, adore citer Marx, reproche à la gauche de n'être plus la gauche et déconstruit avec la même alacrité le libéralisme que le socialisme réformé, coupable à ses yeux d'avoir abandonné les classes popu­laires, qui, aujourd'hui, sont à prendre. Dans un livre paru l'an dernier, «Notre ennemi, le capital» (1), il pro­phétisait: «La fin des jours tranquilles a déjà commencé.» Il a récidivé cette année avec «Le loup dans la bergerie».  

Visionnaire rigoureux, Christophe Guilluy observe de livre en livre les fractures qui se creusent dans la société française. Il y a cinq ans, alors que les médias étaient obnubilés par les banlieues, il prédisait l'irruption d'une révolte à l'écart des métropoles, dans ce qu'il appelle « la France périphérique », expression qui, bien sûr, recouvre des réalités différentes. Son dernier livre, «No society», titre qui reprend la célèbre formule de Margaret Thatcher, se termine comme une spéciale dédicace à M. Macron: «Sans repère culturel ou politique, sans attache territoriale, le monde d'en haut est dans l'impasse, perdu (...). Au XXIe siècle, les classes dominantes et supérieures occidentales doivent enfin apprendre à vivre ensemble avec leur peuple. Il en va de la survie des sociétés occidentales; il en va de leur propre existence.»

(1) Tous les livres cités de jean-Claude Michéa et de Christophe Guilluy sont parus aux éditions Flammarion.

Nicolas Baverez ajoute dans le même hebdomadaire ‘Le Point’ :
L’écologie n’est qu’un prétexte qui permet de taxer plus pour dépenser plus.
L’écologie doit être repensée en termes de bien-être et de sécurité pour les citoyens au lieu d’être conçue comme le vecteur d’un nouvel arsenal de règlements et d’impôts au seul service d’un Etat irresponsable et aux abois.

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Pétition lancée par Annick (1er décembre 2018) : 

"Madame, Monsieur,
 
C’est très grave.
 
Aujourd’hui, en France, un individu condamné à plusieurs reprises pour de multiples infractions, peut échapper à la prison et ne jamais payer les conséquences de ses crimes…
 
A l’heure actuelle, pour qu’un individu soit placé en détention, il faut qu’il ait commis plusieurs fois la même infraction…
 
Autrement dit : il peut avoir été condamné 10 fois pour de multiples délits, et bénéficier quand même d’un aménagement de peine, qui lui évitera de passer par la case « prison ».
 
C’est inadmissible ! Nous ne pouvons plus accepter que les failles de la justice profitent aux récidivistes…
 
Mais aujourd’hui, nous pouvons agir pour arrêter ça : dans le cadre de la discussion du projet de loi Justice, des députés courageux ont déposé deux amendements qui exigent qu’un individu condamné à trois reprises à de la prison ferme, soit réellement emprisonné.
 
C’est le seul moyen d’éviter que des individus incarcérés et reconnus comme dangereux soient remis en liberté sans tenir compte du risque qu’ils récidivent…
"

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

L'Europe en panne (hebdomadaire 'Challenges' N°587 du 22 novembre 2018) :

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En dix ans, de 2008 à 2018, les Etats-Unis et la Chine ont bénéficié d'une remarquable croissance tandis que l'Europe a végété. Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Quand les Américains trouvent une bonne idée ils l'exploitent, leur administration les favorise et les banques les aident à la développer. Les Chinois s'emparent de la bonne idée et la copient à moindre coût. Les Européens, suradministrés, réglementent... quant aux entrepreneurs français, ils tentent de faire la course chaussés avec des semelles de plomb : 400 000 normes à respecter dont certaines sont totalement kafkaiennes... tracasseries administratives, fiscalité dissuasive et banques frileuses...

Dans le même numéro de l'hebdomadaire 'Challenges' Alain Dinin, PDG de Nexity, le "gilet jaune" du logement a publié une lettre ouverte au gouvernement. Le patron du premier promoteur de France dénonce la prolifération des lois et la fiscalité, responsables de la baisse de la construction de logements neufs : "En 2017 on a construit 420 000 logements neufs, on en produira 360 000 en 2018, et en 2019, seulement 340 000. Vous verrez qu'en 2021-2022, on sera à moins de 300 000, alors qu'on devrait en faire 400 000 juste pour absorber l'évolution démographique. Si le gouvernement ne comprend pas cela, il méritera ce qu'il va arriver..."

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Et si le bon sens finissait par l'emporter ? Après la menace du sénat de réduire considérablement l'efficacité de la police, au motif soi-disant de mieux 'équilibrer' le poids de la défense (alors que les policiers font une enquête à charge et à décharge pour rechercher les manifestations de la vérité et que les avocats cherchent uniquement l'exonération des responsabilités de leurs clients), il semble que l'horizon s'éclaircisse pour les forces de l'ordre avec le prochain vote à la chambre des députés : cliquer ici

C'est peut-être de bon augure. Si le gouvernement prend aussi en compte, avec honnêteté, les réalités réelles qui crucifient les 'gilets jaunes' et n'essaie plus de faire croire que la France peut sauver le Monde uniquement en maltraitant les Français et leur pouvoir d'achat. L'horizon pourrait s'éclaircir de même, et le climat social s'apaiser. 

Pourquoi ne pas tenir cette promesse électorale de réduire le train de vie de l'Etat ? Montrer l'exemple, comme Napoléon au pont d'Arcole, pour inciter les troupes à aller au combat c'est à dire accepter un sacrifice. Cerise sur le gâteau : réaliser enfin, pour de bon, un choc de simplification (alléger, par une réduction massive, ces lois profuses et ces règlements pléthoriques qui plombent l'économie par trop de tracasseries administratives).

La tectonique des plaques, que constatent les géologues, fait qu'avec la dérive des continents, quand les contraintes atteignent un certain seuil ça déclenche un tremblement de terre... nos politologues devraient méditer ça... quand les contraintes accumulées atteignent le seuil de rupture...

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Publié le 29/11/2018 13:21  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

LES RAISONS DE LA COLERE DE 75% DES FRANÇAIS

Ce sujet a suscité de nombreuses contributions nous avons été obligés de n'en retenir que six plus un appel. Chaque commentaire, que nous avons choisi, approfondit une des raisons de ce mécontentement qui se manifeste bruyamment. Cette désapprobation de l'action gouvernementale a été exprimée par les trois quarts des personnes interrogées par les instituts de sondages. Le Comité de Lecture.

Taxés, entravés et de moins en moins protégés les français ont manifesté leur ras-le-bol.

  Paradoxe : quand Edouard Philippe fait le choix de baisser les taxes sur le coût du travail en en reportant la différence sur d’autres postes, c’est un choix politique parfaitement défendable qui a pour but de réduire le chômage.  

  Quand il augmente les taxes sur les produits pétroliers pour sauver la planète du réchauffement climatique, en épousant les thèses des khmers verts ; cela sans réduire le train de vie de l’Etat, les Français le ressentent comme une très mauvaise plaisanterie.  

  Les émissions de gaz à effet de serre de la France représentent 1 % de la pollution atmosphérique mondiale… alors être obligé de se serrer la ceinture pour atteindre péniblement 0,8 % de ce que produit l’ensemble de tous les pays…  

  Vous voulez boire trop sucré : taxes sur les sodas, vous mangez trop gras : taxes sur certains produits gras, trop salé : taxes à prévoir, vous buvez du vin : taxes sur l’alcool. Il faut punir les Français en les rackettant sur tous leurs travers !  

  Les Français subissent de plus en plus de contraintes, de lois liberticides et se sentent entravés.

  Quand la loi limite a 80 km/heure la vitesse sur les routes à deux voies, les technocrates, au prétexte de sauver quelques vies (plutôt pour espérer percevoir un milliard d’euros de contraventions supplémentaires), prévoient un allongement des trajets de seulement 11% car il ne tiennent pas compte qu’il n’est plus possible de dépasser un camion roulant à 80 km/heure en ligne droite. Un camion, qui a chaque rond-point, manœuvre bien plus lentement qu’un véhicule léger donc l’accroissement du temps de trajet est bien plus important que les 11% théoriques. Cette perte de temps s’ajoute à la durée du travail et est vécue comme une entrave supplémentaire par les usagers.  

  Les Français sont de moins en moins protégés.

 Il suffit de constater l’augmentation vertigineuse des crimes et délits. L’impunité dont jouissent bien des délinquants en France incite les étrangers à venir exploiter un tel filon. L’hebdomadaire ‘Le Point’ révèle l’exploitation grandissante des personnes et des biens par des Albanais, échantillon très représentatif de la pègre venue des pays européens de l’Est.  

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  Ou bien cette pétition qui circule sur les réseaux sociaux montrant le laxisme grandissant de la Justice envers les violeurs : « STOP à l'impunité des crimes sexuels
Le Docteur Muriel Salmona de l'association Mémoire traumatique et victimologie s'insurge : "seules 10% des plaintes pour viol vont en cour d’assise. Depuis 10ans il y a eu 40 % de condamnations pour viols en moins." 
»

  Le 11 juillet 1893, Louis Lépine est nommé préfet de Paris. Pour que la jeune et fragile République suscite l’adhésion de la population à sa police qui est chargée de la sécurité publique, ce préfet au passé prestigieux décide que le policier doit être poli et serviable. Des « braves gens » selon son expression. Il est soutenu dans cette démarche par Georges Clemenceau, Ministre de l’Intérieur en 1906. Ils arrivent ensemble à mettre en place une image très différente du policier du dix-neuvième siècle. L’image des policiers que l’on connaît aujourd’hui, qui respecte les règles. Auparavant les « cognes » étaient détestés, ils avaient une très mauvaise réputation justifiée : brutalité et pots-de-vin. La police française est de nos jours absolument remarquable et mérite que 70% à 80% des Français en soient satisfaits. Le nombre de bavures est extrêmement marginal vu l’importance des effectifs.

  Monsieur le Président de la République, Monsieur le premier Ministre,

il est parfois préférable d’effectuer un repli stratégique quand l’exaspération des citoyens vis à vis des taxes, des nouvelles contraintes et de l’augmentation de l’insécurité, s’exprime avec un soutien des trois quarts de la population.

Et aussi, pour répondre à l'insécurité croissante, n'est-il pas possible de nommer au poste de Président(e) du Conseil Supérieur de la Magistrature quelqu’un de la qualité de Louis Lépine et pour Garde des Sceaux quelqu’un de la trempe de Georges Clemenceau afin de donner à notre institution judiciaire du vingt-et-unième siècle, la même qualité et la même efficacité que celles de nos forces de l’ordre ? Avec plus de 70% d’opinions défavorables la Justice est majoritairement condamnée (comme l’était la police avant sa réforme du début du vingtième siècle). On devrait imposer aux magistrats moins de libre arbitre, avec ses dérives, mais un vrai respect des règles (respect des lois votées par les parlementaires). Que l’on ne puisse plus dire : « La Justice est laxiste voire complice avec les délinquants, indifférente aux victimes et féroce avec les innocents ».

Les drames provoqués par les idéologies.

Le philosophe chrétien, qui a été professeur à l’Institut Catholique de Paris, Jean Daujat, dans son livre « Y a-t-il une vérité ? » éditions Tequi, dénonce le fait que des penseurs ayant observé une certaine réalité, une évidente vérité, la généralise pour en faire toute la vérité, alors qu’à leur insu, ils n’ont en réalité pris en compte qu’une partie de cette vérité. Ce fonctionnement cognitif erroné est le fondement des idéologies simplificatrices. Ils jettent dans néant l’existence de choses importantes délibérément ignorées. Il n’y a plus de discernement quand le dogmatisme obère ainsi la pensée.
Une idéologie post-soixante-huitarde, qui s’est imposée à gauche, inspirée des théoriciens Guy Debord ou Pierre Bourdieu ou Gilles Deleuze ou Michel Foucault, etc. assimile tous les délinquants à des Jean Valjean et les forces de l’ordre ne seraient composées que de clones de l’inspecteur de police Javert (« Les Misérables » de Victor Hugo). Angélisme, culture de l’excuse,  entraver le travail des policiers par des législations stérilisantes : toute la panoplie pour faire exploser la délinquance…
Une autre idéologie, insidieuse, qui est la base de la formation de nos énarques : le peuple est bête et seule la technocratie fondée sur l’expertise d’une minorité informée peut faire son bonheur. Sauf que l’expertise, contaminée par un élitisme sans éthique, mène à des interprétations erronées du fonctionnement de l’humain. Le peuple devrait être docile et lorsqu’il y a une jacquerie : c’est pour eux un imprévu stupéfiant.
Si des supercalculateurs sont programmés, avec sous-jacente, une vision altérée ou tronquée du réel, les résultats de ses analyses seront biaisées et conduiront à des décisions absurdes.

Exemple : pour pallier la hausse des taxes sur les carburants (bien mal venue quand le prix du brut a doublé en un an) le gouvernement propose d'aider les plus pauvres avec un "chèque énergie" à partir d'un seuil de revenus (toujours ces seuils où un seul euro de trop fait basculer dans la taxation ou bien dans la privation d'une prestation sociale). Il oublie tous ceux, très nombreux, au-dessus du seuil, endettés notamment pour acquérir leur logement, qui ont un budget très serré, des frais fixes en constante augmentation, et pour qui la moindre dépense contrainte supplémentaire occasionne une grande privation... 

Commentaire de François-Marie Arouet (19 novembre 2018) : L'exaspération plutôt que la colère

Certainement que le titre « Les raisons de la colère de 75 % des français » est fondé sur les derniers sondages qui révèlent que les trois quarts des citoyens approuvent l’action des ‘gilets jaunes’, mais il serait plus juste de parler d’exaspération plutôt que de colère.
Les Français sont exaspérés par le décalage entre les discours officiels et la réalité vécue.
Pour faire des économies tout le monde attend une réduction du train de vie de l’Etat, ce n’est pas ce qui est fait. Seulement punir et taxer ou éduquer par l’impôt, c’est ce qui fait regimber le peuple. Le peuple est bête… oui… quand il est en foule avec son cerveau reptilien ; mais individuellement les citoyens discutent entre eux avec bon sens et sont très critiques dans leur grande majorité sur l’action ou l’inaction du gouvernement qu’ils peuvent constater.
Le réchauffement climatique, indiscutable semble inéluctable tant les pays en croissance sont énergivores. Il vaudrait mieux utiliser nos moyens à une adaptation à cette fatalité : protéger nos côtes, enterrer les lignes électriques, adapter l’habitat notamment en renforçant les toitures, etc. 
Quand ils voient à la télévision les images d’archives du candidat Emmanuel Macron qui se dit préoccupé par la sécurité des Français et qu'ils comparent avec ce qui se passe vraiment sur le terrain, grande est leur déception. La sécurité des Français ce n’est pas que la lutte renforcée contre le terrorisme islamique, c’est aussi combattre l’accroissement de la délinquance, ce qui ne semble pas être à l’ordre du jour, pas de réforme en vue de l’institution judiciaire dans ce sens.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Commentaire de Christian D. (19 novembre 2018) : A propos de surdité !

En ces jours de colère, de grogne, de mal être je suis horripilé d'entendre sur les média que le gouvernement est sourd, est à côté de la plaque, loin du peuple .... Peut être mais de la faute à qui ?

Alors que nous avons la chance d'avoir des représentants à tous les niveaux, nous les boudons, négligeons leur rôle et pour beaucoup d'entre nous ne daignons même pas participer aux élections !


Qui, à titre individuel, parmi tous ces braves gilets jaunes dont je ne veux ici, en aucun cas, ni minimiser les difficultés ni nier la sincérité a eu le réflexe d'aller voir son maire, de demander un RDV à son député ou à son sénateur pour lui faire partager son quotidien, lui parler concrètement de ses difficultés, lui demander de trouver des solutions.

Nombreux sont ceux qui se gargarisent du mot démocratie mais que dit le Larousse ?

Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple. Ah bon !

Système de rapports établis à l'intérieur d'une institution, d'un groupe, etc., où il est tenu compte, aux divers niveaux hiérarchiques, des avis de ceux qui ont à exécuter les tâches commandées.

C'est bien ce qui est écrit !

Il est tenu compte des avis alors que tous ceux qui ont un avis à exprimer le fassent !

Bloquer les routes c'est spectaculaire, c'est pénaliser beaucoup de gens , c'est affaiblir une économie déjà vacillante, et ce, pour quel résultat, .... est-ce-que cela va changer la situation ? sans doute pas, par contre il y aura des adaptations qui vont encore complexifier un système ou s'allonge une longue liste des taxes, des contributions, des subventions, des dérogations, des niches, des aides.

Imaginez un instant la réaction de vos représentants si d'un seul coup ils voyaient un grand nombre de leurs électeurs demander RDV, venir leur parler, leur demander de trouver des solutions, et pourquoi pas leur donner des pistes.

Il est grand temps en gilet jaune, bleu , blanc, rouge ou vert de demander l'optimisation et la simplification du système.

Gardons les bons principes qui ont fait la grandeur de ce pays et simplifions véritablement , le code du travail, les feuilles de paye, les impôts.... Si vous voulez des exemples j'en ai beaucoup en réserve !

Il y a énormément d'argent gâché, des dépenses à optimiser, une gestion à simplifier, une homogénéité des différents statuts à mettre en place mais surtout une dynamique et un enthousiasme à retrouver.

Commentaire de Marie-C. T. (20 novembre 2018) : Comparaison

Puisque les politiciens prennent toujours l'Allemagne en exemple et que nos hommes politiques nous parlent sans cesse du modèle allemand, voici QUELQUES PRÉCISIONS

Gouvernement 

                   France                                                                                                                        Allemagne

1 Président de la République                                                                                                     1 Chancelier(e)

+ 1 Premier Ministre                                                                                                                   + 8 ministres

+ 25 Ministres                                                                                                                                  TOTAL : 9

+ 9 Secrétaires d'état                                                                                                

TOTAL : 36                                                                                                  

Coût d’un ministre

17 millions d'Euros par an                                                                                                     3 millions d'Euros par an

Le soir après le"boulot"

 A Paris, le 1er Ministre se détend                                                                                        Angela MERCKEL

 dans son logis de Fonction  (310m²)                                                                     rentre dans son appartement dont

 à Matignon tandis que ses collègues                                                                    elle paie le loyer, les factures d'eau

regagnent en limousines les hôtels                                                                        et d'électricité comme chacun de

particuliers que la République met                                                                         ses 8 ministres.

généreusement à leur disposition.

Personnel

906 personnes travaillent à la                                                                                      A peu près 300 personnes en

Présidence de la République                                                                                       Allemagne

Parc auto

    Élysée :                                                                                                                                Chancellerie :

121 véhicules                                                                                                                           37 véhicules

Déplacements

1 Airbus A330-200                                                                                                         Systématiquement en train

2 Falcon 7X                                                                                                                    ou sur des lignes aériennes

2 Falcon 900                                                                                                                  régulières

2 Falcon 50

3 Hélicoptères Super Puma

Indemnités

      Président de la République                                                                                              Angela MERKEL

21 026 EUR en net                                                                                                             15 830 EUR en brut

                                                                                                                              (Attention : Salaire soumis à l'impôt)

Budget

L’Élysée culmine à 113 000 000 EUR                                                                         Chancellerie 36 400 000 EUR

On commence...... quand... Messieurs les hommes politiques ?

Moi je suis pour qu'on copie les idées, surtout si elles sont bonnes....(pour notre économie)

AU LIEU DE TAXER LES RETRAITÉS AYANT TRAVAILLÉ PLUS DE 37 à 40 HEURES ET PLUS PAR SEMAINE ET COTISÉ PENDANT PLUS DE 40 ANS.

Tract diffusé sur le Web : Cliquer ici

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Commentaire d'Antoine (20 novembre 2018) : Taxer les voitures diesel pour préserver la santé : la bonne excuse ! Cliquer ICI

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Commentaire de Bernard (21 novembre 2018)Que pèse la France dans le cadre des émissions mondiales de CO2, censées être à l’origine du dérèglement climatique ?

D’après l’Agence internationale de l’énergie, site en anglais (Key World Energy Statistics), voici la liste des émissions de CO2 par pays, pour l’année 2016 : 

Les données sont en milliards de tonnes. J’ai arrondi les pourcentages à la première décimale.

Monde entier     32,32   100 %

Chine                  9,06     28,0 %

États-Unis          4,83     14,9 %

Inde                    2,08       6,0 %

Russie                1,44       4,4 %

Japon                 1,15       3,6 %

Allemagne          0,73       2,3 %

Corée du Sud     0,59       1,8 %

Iran                     0,56       1,7 %

Canada               0,54       1,7 %

Arabie saoudite  0,53       1,6 %

Brésil                  0,52       1,6 %

Indonésie           0,45       1,4 %

Mexique             0,45       1,4 %

Afrique du Sud   0,41       1,3 %

Australie             0,39       1,2 %

Royaume-Uni     0,37       1,1 %

Turquie               0,34       1,0 %

Italie                   0,33        1,0 %

France               0,29        0,9 %

Je n’ai pas listé les 177 autres pays qui sont au-dessous de 1 %.

Même en admettant que la France divise par deux ses émissions de CO2 grâce à la disparition des voitures à essence ou diesel (quid des transports routiers ?), l’impact sur le dérèglement climatique mondial serait quasiment négligeable.

Ainsi, augmenter le prix des carburants en France en invoquant la lutte contre le dérèglement climatique est une véritable supercherie.

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Laurence Havel de l'Institut pour la Justice (22 novembre 2018) : Selon que vous serez caïd de banlieue ou bien "gilet jaune"

Chère Madame, cher Monsieur,

Ce n’est un secret pour personne : le président Macron n’a jamais fait de la sécurité et de la justice les priorités de son quinquennat.

Les 15 000 nouvelles places de prison construites pendant le quinquennat qui avaient été promises durant la campagne électorale? Envolées. Le « doublement » du nombre des centres éducatifs fermés, également promis ? Envolé aussi. 

En quittant le ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb a eu des mots très durs pour décrire une situation sécuritaire très inquiétante. Et pourtant il a fallu deux semaines pour que le président se décide à lui donner un successeur, et ce successeur est… Christophe Castaner. 

Christophe Castaner qui, et c’est le moins que l’on puisse dire, ne s’est jamais fait remarquer pour son intérêt, ses compétences ni ses connaissances sur les questions régaliennes : la lutte contre l'insécurité, le terrorisme, l’immigration illégale...

Mais avec l’apparition des « gilets jaunes », samedi dernier, l’exécutif semble s’être brusquement réveillé.

Avant même que les manifestations aient eu lieu, le gouvernement a annoncé qu’il se montrerait intraitable en cas de blocages.

De fait, samedi la mobilisation des forces de l’ordre a été massive, et les évacuations très rapides.

Et depuis samedi, le ministre de l’Intérieur a clairement les « gilets jaunes » dans le collimateur. À croire que ces Français « moyens » (comme les médias les appellent) qui se plaignent de la hausse des taxes en tout genre représentent une grave menace pour la sécurité de l’État.

Le ministre de l’Intérieur parle d’une « radicalisation » des manifestants. Rien que ça. Un peu comme si les gilets jaunes étaient de dangereux terroristes qui allaient se faire exploser dans les perceptions ou bien qui attaquaient les policiers à coups de couteau.

D’ailleurs, Christophe Castaner a déclaré : « En trois jours, il y a autant de blessés dans nos forces de l'ordre qu'en trois mois d'évacuation à Notre-Dame-des-Landes. »

Le ministre de l’Intérieur oublie juste de préciser que, à Notre-Dame-des-Landes il y avait tout au plus quelques centaines de personnes à évacuer, alors que samedi dernier les gilets jaunes ont été près de 300 000 dans toute la France, selon la police.

Un détail…

Et au fait, pendant combien d’années les gouvernements successifs, y compris l’actuel gouvernement, ont-ils toléré l’occupation illégale de Notre-Dame-des-Landes avant d’évacuer les squatteurs avec mille précautions et après mille négociations ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que ça n’a pas autant trainé pour lever les barrages formés par les gilets jaunes le week end dernier !

Le terrorisme, d’ailleurs, parlons-en. Monsieur Castaner a lancé lors d’une conférence de presse : « Alors que notre pays doit faire face à des risques sécuritaires majeurs, dont le risque terroriste qui est toujours présent, il faut avoir en tête que la mobilisation massive de nos forces de sécurité a aussi un effet sur notre capacité à intervenir sur d'autres sites du territoire. »

En clair, s’il y a un attentat islamiste dans les jours ou les semaines qui viennent, ce sera la faute des gilets jaunes. Parce que le gouvernement aura envoyé les forces de l’ordre pour les surveiller au lieu de s’occuper des apprentis terroristes. Manifestement le gouvernement n’a pas tout à fait les mêmes priorités que la grande majorité des Français en matière de sécurité…

Et Emmanuel Macron a surenchéri ce mercredi en Conseil des ministres : « La sévérité sera de mise "face aux violences des gilets jaunes” ». 

Soyons sérieux.

La loi devrait être la même pour tous, et si des débordements ont lieu lors des manifestations des gilets jaunes, ils doivent évidemment être sanctionnés. Mais justement, parce que la loi devrait être la même pour tous, on aimerait vraiment que le gouvernement mette autant d’ardeur à reconquérir les « territoires perdus de la République » qu’il en met à pourchasser ceux qui protestent contre sa politique fiscale.

Nous savons tous qu’il n’en est rien. Si, pour les gilets jaunes, le gouvernement montre ses muscles, dans les quartiers «sensibles» les consignes données aux policiers sont, encore et toujours, de ne pas « provoquer ». Bref, de faire profil bas devant les voyous et les caïds.

Vous en avez entendu parler, Maggy Biskupski, qui était la voix des « policiers en colère » depuis l’attaque au cocktail molotov de deux voitures de police, à Viry-Châtillon en octobre 2016, s’est suicidée il y a quelques jours.

Elle le disait avec ses mots à elle : « On interpelle toujours les mêmes délinquants. Parfois on les recroise dès le lendemain ! »; 

« Tu les arrêtes, ils s’en foutent. Au pire, ils auront Canal+ en prison » ; 

« On a l'impression d'emmerder le citoyen lambda qui s'est mal garé plutôt que les vrais délinquants. »

Dans son livre La peur a changé de camp, le journaliste Frédéric Ploquin raconte ce sentiment d’impunité qui mine les policiers au quotidien et entretient une amertume bien compréhensible dans leurs rangs.

« Une impunité nourrie par les lendemains d’émeutes, de poubelles brûlées ou de guet-apens, quand les chefs freinent des quatre fers et retiennent les troupes avec l’espoir que le feu s’éteigne tout seul. Comme au lendemain de l’affaire Théo, quand ils ont préféré voir les policiers à la cafétéria du commissariat plutôt que de risquer l’affrontement (…) “Il ne faut pas les énerver“, a dit un chef plus cash que les autres. ”Énerver qui ?“ a osé un gardien qui n’a reçu en réponse qu’un silence embarrassé, mais a obtempéré : ce soir-là, il a regardé les poubelles brûler à la télévision. »

Alors, Monsieur Castaner, Monsieur Macron, vous dites que force doit rester à la loi ? Nous vous disons : chiche !

Donnez enfin aux policiers et aux gendarmes les consignes nécessaires pour que les lois de la République soient respectées PARTOUT. Donnez à la justice les moyens de punir les criminels comme ils le méritent et de protéger les honnêtes gens.

Soyez sûrs que ce jour-là vous aurez tout notre soutien…

Avec tout mon dévouement, 

Laurence Havel

.

Voici l'appel qui circule sur le Net, d'un auteur anonyme, qui résume ce que les 'gilets jaunes' revendiquent :

"MONTRONS NOTRE DETERMINATION DE MANIERE NON VIOLENTE !
 
Si comme moi, vous adhérez aux revendications des gilets jaunes, mais que vous refusez la violence et la destruction aveugle de matériel public ou privé dans les rues,
 
Si vous n'êtes pas allé à Paris parce que vous craigniiez ces débordements prévisibles, en plus du coût d'un tel déplacement,
 
Alors sans doute partagerez-vous l'idée qui m'est venue d'un prolongement massif, mais non violent, en portant sur vous, ou en mettant derrière votre pare-brise, au guidon de votre 2 roues, un foulard, un brassard, un turban, une pochette JAUNE !
 
Cela en signe d'adhésion à une liste non exhaustive de revendications, que vous pourrez allonger, imprimer, et afficher partout, derrière votre pare-brise...etc... La voici :
 
Avant d'instaurer des taxes plus lourdes, ne doit-on pas d'abord réduire nos dépenses ?
 
Nous exigeons :
 
-Que l'état montre l'exemple en diminuant son train de vie !
 
-Qu'on réduise le nombre des élus comme promis ( un exemple : aux Etats Unis, un Sénat composé de 100 membres, en France 348!...) ainsi que leur train de vie, leurs salaires , indemnités, avantages fiscaux, véhicules de fonction avec chauffeur, (les transports en commun et taxis ne leur sont pas interdits) -Sujet jamais abordé par les « politiques », puisque ce sont eux qui se votent leurs avantages !
 
-Suppression du cumul des mandats.Transparence des commissions.
 
-La diminution des taxes insupportables imposées aux Français,
 
-La diminution des taxes sur les produits pétroliers,
 
-La baisse de la taxation des employeurs pour relancer l'embauche et faire baisser le nombre des Français bénéficiant du chômage, Français qui pour certains gagnent plus à ne pas travailler qu'à trouver un emploi...On marche sur la tête !
 
-La baisse des dépenses publiques somptuaires, en France ou à l'étranger, dépenses souvent ostentatoires et parfois inutiles...C'est facile de dépenser l'argent des autres !
 
-La diminution voire suppression des aides aux étrangers qui n'ont jamais travaillé en France à qui l'on offre souvent plus qu'à certains de nos anciens ayant travaillé en France toute leur vie.
 
-Que l'on se préoccupe plus de la misère de certains de nos concitoyens qui ne vivent pas dignement en France parceque mal logés voire pas logés du tout,
 
-Meilleure gestion de la Sécurité Sociale, siège d'un gaspillage géant.
 
-En un mot que l'on réduise les dépenses qui ruinent notre pays, que ceux qui nous gouvernent gèrent la France comme on nous le conseille souvent à nous, simples citoyens,
 
                                                En bon père de famille !
 
La France n'est plus un pays riche, même si elle est riche de son histoire !
 
Si vous partagez ces revendications (rajoutez celles qui vous viennent à l'esprit), pour un effet boule de neige hyper rapide, transmettez à tous vos contacts et sur les réseaux sociaux, leur demandant de faire la même chose, et portez une marque jaune en signe ostentatoire mais non violent de signataire de ce que l'on peut appeler en toute modestie une « Charte des gilets jaunes »
 
                                                   Très vite nous pouvons être très nombreux ! "

Publié le 18/11/2018 14:19  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Au secours! le gouvernement des juges est arrivé

(A la suite... : "Créez un raz-de-marée !" + "Une condamnation de trop ?" )

Franz-Olivier Giesbert a écrit dans son éditorial du point n° 2408 du 25 octobre 2018 :

Le gouvernement des juges n'est plus un sujet de dissertation, un cas d'école, déconnecté des réalités. Depuis des années, de mèche avec les Torquemada de la presse, il marque des points, les cagots du Camp du Bien nous intimant de nous soumettre à sa loi.
Certes, il y a encore des grands magistrats indépendants. Mais on peut se demander s'ils ne sont pas en voie de marginalisation devant le couple infernal juge-journaliste, as du lynchage, qui s'est encore distingué dans l'affaire Mélenchon. S'enivrant de son pouvoir, cette justice laisse la bride à son hubris.

Troublantes sont les affaires Bayrou, Fillon, Sarkozy ou Marine Le Pen, tant les magistrats chargés des dossiers ont semblé fébriles, politisés, en tout cas pas sereins. De plus, tout le monde a pu observer que, par une étrange coïncidence, c'était presque toujours la droite qui se trouvait visée. Cher Laurent Wauquiez, méfiance, vous êtes sûrement le prochain sur la liste. De là à penser que cette opération anti-Mélenchon est censée équilibrer une balance qui penchait fâcheusement d'un seul côté...

Autant vous dire que l'auteur de ces lignes, libéral-libertaire convaincu, n'est pas mélenchoniste. Mais l'honnêteté oblige à s'étonner que les juges s'intéressent à ce point aux comptes de sa campagne présidentielle (10 millions) alors qu'elle fut infiniment moins dispendieuse que celle de Benoît Hamon (15 millions) à qui chaque voix aura coûté... 6,50 euros. Il est vrai que ce dernier reste la coqueluche, comprenne qui pourra, de la camarilla judiciaro-médiatique à l’œuvre ces temps-ci.
La honte du «mur des cons» en dit long sur le dévoiement des mœurs judiciaires. Grâce au journaliste Clément Weill-Raynal, aussitôt dénoncé par une partie de sa profession, nous avons appris en 2013 que, sur un mur du siège du Syndicat de la magistrature, des photographies de «cons» était exposées à la vindicte des magistrats. Que des personnalités de droite, bien entendu: Sarkozy, FilIon, Alliot-Marie, Morano, Hortefeux et puis aussi... des parents de victimes de tueurs. Le tout avec des commentaires débiles, répugnants. Comme dirait l'autre, quand l'abjection dépasse les bornes, elle n'a plus de limites.

C'est péché de critiquer la justice, parait-il. Que l'on me pardonne donc d'apporter une note discordante à l'incroyable unanimisme d'une presse panurgiste, en pâmoison à 99,99 % devant une machine judiciaire qui ne respecte plus que la présomption de culpabilité et piétine allègrement la présomption d'innocence. En voilà une nouvelle preuve avec cette affaire Mélenchon. Dans la foulée des perquisitions, il a certes tenu des propos outranciers, affirmant par exemple qu'il fallait «pourrir» les journalistes de France Info dont nous sommes, bien sûr, solidaires.

Mais, sans se prononcer sur le fond du dossier judiciaire, était-il bien nécessaire de mobiliser 100 policiers, mardi dernier, pour une dizaine de perquisitions alors que quelques personnes auraient suffi pour récupérer les disques durs, comme ce fut le cas pour le MoDem? Pourquoi ne pas avoir envoyé des tanks, des hélicoptères, des Rafale, pendant qu'on y était?

La démesure de l'opération montre la folie du système. Elle a mis Mélenchon en colère, ce qui n'est jamais difficile avec lui, qui a la véhémence facile, tonitruante. Il galèje quand il voit la main de Macron dans cette histoire. Mais comment lui donner tort quand il dit qu'Edwy Plenel, président de Mediapart, autoproclamé grand justicier national, est « le chef de tout ça », les autres journalistes étant «juste des pantins qui font ce qu'il dit»? Ou quand il affirme que nos chers confrères sont «comme les moutons, il y en a un qui court, tous les autres courent derrière» ?

Comme pour prouver que les magistrats et les journalistes travaillent en connivence, les perquisitions étaient à peine terminées que, déjà, Mediapart publiait «les premières découvertes» de l'enquête, à commencer par la «proximité» de Jean-Luc Mélenchon avec la communicante Sophia Chikirou, soupçonnée de surfacturations de prestations pendant la campagne de 2017 ; selon le site, l'ancien candidat entretiendrait même avec elle «de longue date» «une relation intime régulière », ce que l'intéressé dément avec force. Comment ces gens-là osent-ils prétendre qu'ils savent ce qui se passe sous les couettes? La classe!

Mais jusqu'à quand 1'« investigation» consistera-t-elle à recopier les PV fournis par les enquêteurs? Est-il sain pour la démocratie qu'une petite coterie journalistico-judiciaire ait droit de vie et de mort sur les élus ? La justice, la vraie, n'est-elle pas en train de crever de ce mélange des genres, au profit d'un tribunal populaire permanent qui condamne, comme pendant la Terreur de 1793, à la tête du client? Pour en finir avec l'irresponsabilité des magistrats, il est temps de songer à une réforme de la justice pour que les magistrats aient, comme toutes les professions, à répondre de leurs actes. Devant le suffrage universel, par exemple...

.

Enseignants, créez un raz-de-marée !

Claire Pollin de SOS éducation a écrit (30 octobre 2018)

"Chère amie, Cher ami,

Jeudi dernier, le lycée Édouard Branly à Créteil a été le théâtre d’une scène d’une violence inouïe : une enseignante dans sa classe a été longuement menacée par un élève au moyen d’un pistolet, révélé seulement plus tard factice, tandis qu’un de ses camarades filmait la scène.

Avec tous les membres de SOS Éducation, je condamne les auteurs de cette effroyable mise en scène et je fais part de mon soutien à l’enseignante victime.

Malheureusement, ces agissements font une fois de plus écho à la flambée de violence sur laquelle SOS Éducation alerte les pouvoirs publics depuis des années.

Un sondage commandé par l’association à l’IFOP en 2014 montrait déjà le niveau alarmant d’insécurité en milieu scolaire dans l’enseignement public :

· 40% des enseignants affirmaient se faire insulter,

· 10% s’étaient fait agresser…

· et 21% des enseignants d’Ile-de-France déclaraient ne pas se sentir en sécurité dans leur établissement !

Fallait-il encore attendre pour agir ?

Les images de l’agression de Créteil, qui ont suscité l’indignation générale, ont été l’occasion d’une libération de la parole des enseignants au moyen du hashtag #PasDeVague qui dénonce l’absence de soutien de leur hiérarchie. Ce phénomène concerne 40% des enseignants selon notre sondage IFOP.

Ces témoignages parfois insoutenables rejoignent ceux que SOS Éducation a reçus par milliers depuis la création de l’Observatoire de la Souffrance des Professeurs en 2011, et que nous tenons à la disposition du cabinet du ministre.

Suite à cette nouvelle affaire qui aurait pu tourner au drame, nous recommandons désormais à tous les enseignants :

· de faire systématiquement un rapport signalant la moindre voie de fait commise en leur présence et soulignant les risques pour leur sécurité personnelle ;

· sur cette base, d’engager la responsabilité de l’État devant les tribunaux au titre de la violation de son obligation de résultat consistant à assurer la sécurité de ses agents en cas de nouvelles violences commises par les élèves préalablement mis en cause ;

· à faire valoir leur droit de retrait le cas échéant.

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, pourra alors notamment prendre les mesures suivantes :

· restaurer l’autorité des professeurs en leur redonnant les moyens disciplinaires adéquats : le droit de donner des « zéros de conduite », de décider du passage des élèves dans la classe supérieure, d’exclure les élèves perturbateurs de cours… ;

· renforcer l’encadrement dans les établissements difficiles, en y affectant à des fonctions de surveillance les dizaines de milliers de personnels déchargés de cours et les nombreux sur-effectifs de son administration ;

· mettre fin à la culture du silence et aux primes attribuées aux chefs d’établissements refusant de convoquer des conseils de discipline ;

· réviser la composition des conseils de discipline de sorte que les enseignants qui y siègent soient désormais majoritaires ;

· systématiser l’orientation des élèves exclus pour violence vers des établissements spécialisés"

.

Commentaire de Gilles Bressières : On m'a demandé pourquoi je citais en intégralité des éditoriaux comme ceux de Franz-Olivier Giesbert ? C'est que des articles ou des pétitions, retranscrits tels quels, correspondent à des passages de mon livre "L'horreur judiciaire - Au nom du peuple français".

Page 107 mon chapitre intitulé "Ne laissons pas un gouvernement des juges confisquer la République" exprime exactement ce qui est écrit dans l'éditorial "Au secours ! Le gouvernement des juges est arrivé."

L'appel de Claire Pollin "Enseignants, créez un raz-de-marée !" appuie une réforme de l'enseignement suggérée page 137 de mon essai. Etc.

Une condamnation de trop ? Olivier Damien (4 octobre 2018) Cliquer ici

Réforme de la Justice (11 novembre 2011) :

Combien de magistrats sont blessés ou tués dans l'exercice de leur fonction ? Réponse : un tous les 30 ans peut-être.

Combien de députés ou de sénateurs sont blessés ou tués dans l'exercice de leur mandat ? Réponse : c'est pareil.

En revanche combien de policiers, de gendarmes, de pompiers, d'enseignants, etc sont blessés ou tués en exerçant leur métiers ? Réponse : des centaines par an.

Cliquer ici et cliquer

Quand des magistrats commettent des bavures judiciaires sont-ils sanctionnés ? Rarement voire jamais ! Si parfois ils le sont, est-ce de la même façon que les juges punissent les forces de l'ordre ? Pas du tout !... Il suffit de voir les sanctions appliquées aux policiers même si ceux-ci ne sont que légèrement fautifs ? 

Publié le 25/10/2018 12:34  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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