Blog
Billets du 28/11/2019
La France cul par-dessus tête  -  par GillesBressiere

La France cul par-dessus tête

Lire l’excellente analyse de Franz-Olivier Gisbert sur la grève du 5 décembre : cliquer Ici

Parfois on se demande si la solution utilisée par le président des Etats-Unis, Ronald Reagan, pour faire définitivement cesser les grèves à répétitions des aiguilleurs du ciel américains ne serait pas enfin une bonne solution.

Grève SNCF à comparer avec la légitime manifestation des paysans à Paris le 24 novembre.

Administration mortifère et suicide massif.

Le suicide dans l’agriculture est un phénomène massif.
Arte 28’ (25 octobre 2019) dans la rubrique « Paysans : des hommes à terre »
Jean Quatremer, journaliste : « (…) Les agriculteurs qui se suicident ce n’est pas ceux des grandes exploitations de la région parisienne, c’est le petit paysan qui est souvent en dehors de la politique agricole commune, très souvent ces gens là ne sont pas couverts, c’est le maraîcher, etc. qui ne reçoivent pas de subventions européennes et qui croulent… et les raisons principales pour lesquelles ces gens croulent effectivement et qu’ils s’effondrent… c’est qu’ils croulent sous les obligations administratives et financières, c’est absolument incroyable : un agriculteur qui passe la moitié de son temps à remplir des papiers, à faire des déclarations, à répondre aux contrôles de l’URSSAF* et du fisc, etc. etc. Et ce n’est pas des normes européennes… Le plus souvent l’Etat dit «oh  non ce n’est pas moi, c’est l’Europe» en réalité c’est des normes nationales. La souffrance des agriculteurs c’est notamment ça, c’est pas le fait qu’on dénonce l’usage des pesticides comme veut le faire croire la FNSEA,  Le suicide dans l’agriculture est un phénomène massif. c’est plutôt, justement, le carcan réglementaire qui les étouffe. Ca c’est un problème. »
 
*L’URSSAF : voilà bien un organisme dont les nombreux abus constatés devraient pouvoir être corrigés par des Commissions Ethiques Citoyennes… commissions à créer d’urgence.
 
Jean Quatremer confirme que l’excuse de prétendre que c’est Bruxelles qui impose cette surenchère administrative c’est totalement bidon, c’est bien une politique tracassière spécifiquement française ! Une sur-administration ravageuse et mortifère !

300 € par mois pour 70 heures hebdomadaires de travail alors que ceux qui ne foutent rien sont subventionnés par des aides sociales. Pourquoi les agriculteurs ne peuvent pas bénéficier d’un revenu minimum garanti et n’ont pas droit aux minima sociaux, RSA, APL, accordés aux autres ? Ils crèvent sous le regard indifférents des technocrates qui continuent imperturbablement de les crucifier. De surcroît les dirigeants politiques leur ont imposés des directives ubuesques qui les ont ruinés. Toujours plus de contraintes, plus de règles nouvelles, encore plus de règlements qui sont scrutés à la loupes par des fonctionnaires tatillons… c’est criminel ! Un mort par jour et ça ne leur suffit donc pas !
Nos dirigeants politiques prétendent diriger notre pays comme des Bisounours alors qu’ils se comportent comme dans Jurassik Park !

On ne cesse de le répéter : les policiers aussi sont victimes de directives aberrantes édictées en haut lieu, de contraintes paperassières et d’une institution judiciaire totalement déconnectée des réalités du terrain. Combien de suicides faudra-t-il avant que des mesures adéquates soient prises ; avec ce fameux choc de simplification que tout le monde attend toujours ? A quand une vraie réforme du système judiciaire pour une République exemplaire  ?

Tous les pays qui ont utilisé une administration pléthorique pour contrôler leurs populations ont été ruinés et ont fait des millions de victimes : l’Allemagne nationale socialiste (sous Adolf Hitler), la Russie communiste avec ses satellites, etc., la Chine communiste du temps de Mao Zedong (il est à noter que la Chine actuelle, soi-disant communiste, est devenue ultra-capitaliste et fait la part belle à ses multimilliardaires).
Les pays populistes aussi ont été ruinés comme l’Argentine qui, au début du XXème siècle, était la quatrième puissance économique mondiale : cliquer ‘La descente aux enfers’        Dont cet extrait tiré de l’hebdomadaire ‘Challenges’ : 
« Car, comme dans beaucoup de pays d‘Amérique latine, malgré l'immense pauvreté, l'argent ne manque pas. « Il y a près de l'équivalent d'un PIB placé à l'étranger, rappelle Cristiano Rettazzi, le président de Fiat Chrysler, du haut du 27e étage de la tour qui abrite le siège argentin du constructeur auto. Le problème, c'est la confiance dans la classe dirigeante, poursuit le fils aîné de Susanna Agnelli, qui a vu nombre de présidents défiler au pouvoir. Aucun, à part Carlos Menem au début des années 1990, n'a vraiment su faire les réformes de fond, estime-t-il. Même pendant les périodes fastes avec l'embellie des matières premières sous les Kirchner. Et le poids de l'Etat n'a cessé de grossir. Il y a deux fois plus de personnes dépendantes de l'Etat que de travailleurs dans le secteur privé », énumère-t-il. L'Argentine compte actuellement 19 millions de fonctionnaires et de bénéficiaires des subsides de l'Etat, contre 5 millions dans les années 1990. »

La France aussi a été, il y a deux décennies, la quatrième puissance économique mondiale derrière les Etat-Unis, le Japon et l’Allemagne, trois pays qui ne sont pas sur-administrés évidemment !

Il faut d’urgence remplacer une fonction publique enquiquineuse et disproportionnée avec une qui soit vraiment au service du peuple et bien plus frugale.
Moins de sévices publics mais plus de service public.

Les peuples manifestent contre toutes les nouvelles taxes… toutes les hausses… ça s’enflamme sur tous les continents…
Un conseil pour un futur programme de présidentiable : il vaut mieux ‘taxer’ l’Etat c’est à dire réduire la dépense publique au lieu de s’en prendre au gousset des contribuables. Il faudra se débarrasser de tous les services inutiles en prenant soin de recaser les petits fonctionnaires dans des services vraiment nécessaires. Les hauts fonctionnaires surpayés devront proposer leurs services dans le privé : ça libèrera des bâtiments publics et réduira le parc automobile des voitures de fonction. 14 000 € nets par mois plus les charges et les coûts de fonctionnement : voilà un tout à offrir pour compléter le maigre revenu de paysans dans la gène. Un haut fonctionnaire en moins avec son bureau, son secrétariat, sa voiture de fonction et ses frais : ça fait environ une centaine d’agriculteurs secourus. Tous les hauts fonctionnaires, à faible voire nulle valeur ajoutée, en moins et c’est toute la paysannerie qui sortira la tête hors de l’eau. Pas taxer, mais rationaliser par la qualité et non par la quantité. Il faudra surtout épargner les petits salariés de la fonction publique en les affectant là où se situe le vrai besoin. L’hôpital surbooké va mal et la police sur-sollicitée aussi. De surcroît ils sont entravés par des tâches administratives qui pourraient être confiées à des petits fonctionnaires à recaser (voilà un exemple). La sécurité de l’emploi pour tous les fonctionnaires sérieux gagnant moins de… (à négocier) par mois et pour les autres le risque d’être virés s’ils n’apportent aucune plus-value. 

Publié le 28/11/2019 21:12  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Rubriques

Comment survivre dans un environnement hostile

Actualités judiciaires

Derniers billets
Derniers commentaires
Archives
10-2019 Novembre 2019 12-2019
L M M J V S D
        01 02 03
04 05 06 07 08 09 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
Vous êtes ici :   Accueil » Blog