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Affaire Fillon : pressions confirmées  -  par ReformedelaJustice

Affaire Fillon : Vives réactions après les déclarations d’une ex-procureure sur des « pressions » hiérarchiques

JUSTICE  Eliane Houlette s’est émue du « contrôle très étroit » qu’aurait exercé le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations sur l’affaire Fillon
20 Minutes avec AFP
Publié le 18/06/20 à 20h10 — Mis à jour le 18/06/20 à 21h11

Plusieurs responsables politiques ont crié au scandale ce jeudi après les déclarations de l’ancienne cheffe du Parquet national financier (PNF) qui dit avoir subi des « pressions » de sa hiérarchie dans la conduite de l’enquête sur l'affaire Fillon. Entendue le 10 juin par la commission d’enquête parlementaire sur l’indépendance de la justice, Eliane Houlette a réaffirmé avoir décidé, en janvier 2017, en toute indépendance d’ouvrir une enquête visant les époux Fillon après des soupçons d’emplois fictifs révélés par Le Canard enchaîné.

Cette enquête, lancée en pleine campagne présidentielle, avait empoisonné la candidature de François Fillon à l’Elysée et conduit au printemps 2020 à son procès en correctionnelle aux côtés notamment de son épouse Penelope. Le jugement est attendu le 29 juin.

« Contrôle très étroit » et « pression très lourde »

Lors de son audition, Eliane Houlette s’est en revanche émue du « contrôle très étroit » qu’aurait exercé le Parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations. « Le plus difficile (…) a été de gérer en même temps la pression des journalistes – mais ça… (on peut), on peut s’en dégager (…) – et surtout la pression du parquet général », a déclaré l’ex-procureure, partie à la retraite en juin 2019.

Eliane Houlette a notamment évoqué « des demandes de transmission rapide » sur les actes d’investigation ou les auditions et a révélé avoir été convoquée par le parquet général qui plaidait pour que l’enquête soit confiée à un juge d’instruction. « On ne peut que se poser des questions, c’est un contrôle très étroit et c’est une pression très lourde », a-t-elle dit.

La procureure générale de Paris dément

Directement mise en cause, la procureure générale de Paris Catherine Champrenault dit, dans un message transmis à l’AFP, « regretter que ce qui est le fonctionnement régulier du ministère public soit assimilé à des pressions ». Déjà en poste au moment de l’affaire Fillon, elle « rappelle que son action s’est toujours inscrite dans l’exercice de ses prérogatives légales de veiller à l’application de la loi et au bon fonctionnement des parquets placés sous son autorité ».

Passées inaperçues, les déclarations d’Eliane Houlette ont resurgi à la faveur d'un article du Point et provoqué l’indignation de familles politiques très éloignées. Le parti Les Républicains, qui a souvent dénoncé une « instrumentalisation » de la justice dans l’affaire Fillon, a évoqué des accusations « extrêmement graves ».

Article complet : cliquer Ici

  Cette justice est celle que François Hollande prétendait irréprochable ; lui qui, avec Christiane Taubira a dézingué au plus vite l’expérimentation prometteuse du gouvernement de François Fillon d’introduire des jurés dans les cours correctionnelles. C’était un bon début pour que la France ait enfin une justice digne des pays de l’Europe du Nord, indépendante de toutes pressions (ne répondant plus à des consignes pour favoriser des intérêts occultes) et qui rende des décisions fondée sur l’Etat de droit plutôt que de faire subir aux justiciables les aberrations stupéfiantes de juges idéologues.

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Anne-Marie Mitterrand (écrivaine) : L’irresponsabilité politique.
"Le confinement est terminé, bien que nous en ayons constaté les avantages, avec la bonne volonté confrontée aux difficultés, il est délicieux de pouvoir aller dîner au restaurant, même en terrasse. Un bonheur de revoir ses amis! C'est bon d'oublier momentanément les maladresses de nos dirigeants durant cette crise. Ils ont beaucoup parlé, avancé des certitudes, des ordres contradictoires et d'inquiétantes menaces ; ils ont pris des décisions catastrophiques comme celle de sortir les prisonniers de prison, afin qu'ils puissent reprendre en toute impunité leurs habitudes : pillages, cambriolages, agressions et attaques des voitures de polices. On dit rien… On fait rien…"

Lettre aux amis complète : cliquer Ici 

  Comme toujours une justice laxiste avec les délinquants, indifférente aux victimes et féroce avec les innocents (François Fillon n'a rien fait d'autre que ce que des centaines de parlementaires étaient coutumiers de faire.) 

Franz-Olivier Giesbert (25 juin 2020) : Justice, qu'as tu fait de ta balance?

S'il y avait une statue à déboulonner d'urgence, ce serait celle de la justice française. Métaphoriquement s'entend, ne participons pas à la débilité ambiante. Quand elle se mêle de politique, elle devient souvent folle, sectaire, partisane.
Pourquoi l'effigie de la justice porte-t-elle encore sur les yeux un bandeau, symbole d'impartialité, ou dans la main gauche la balance de Thémis, qui représente l'équité? Sur les affaires politiques, elle n'a plus l'usage ni de l'un ni de l'autre. Lui reste toujours le glaive (à un seul tranchant) qu'elle utilise souvent en dépit du bon sens.

Il y a quelque chose de vicié dans la justice française. Si beaucoup de magistrats continuent, Dieu merci, de juger en droit, nombreux sont ceux qui souffrent de la «tournairite », du nom du fameux juge Serge Tournaire, qui a instruit à charge les dossiers de MM. Fillon et Sarkozy. Aux yeux de cette engeance militante, naviguant généralement dans les eaux de l'ultragauche, la justice n'est que la continuation de la politique par d'autres moyens.

Sous la signature de Marc Leplongeon, le site du «Point» a révélé, la semaine dernière, les incroyables déclarations de la procureure Éliane Houlette devant la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice. Ancienne cheffe du Parquet national financier (PNF), elle a évoqué une «pression très lourde» de sa hiérarchie pendant l'affaire Fillon, lors de la dernière campagne présidentielle, allant jusqu'à dénoncer «un contrôle très étroit ».

Comme il s'agit apparemment d'un scandale d'État, M. Macron s'est empressé de saisir les «sages» du Conseil supérieur de la magistrature qui se dépêcheront, comme sur l'affaire d'Outreau, de mettre un mouchoir dessus. Le farceur! Sans se prononcer sur le fond, l'enquête préliminaire contre François Fillon et sa mise en examen à quelques jours du premier tour resteront quand même dans nos annales comme un déni de justice. La honte de la jungle.

Editorial complet : cliquer Ici

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Tout est dit sur la déliquescence morale de la Justice.

Voltaire : Il faudrait rendre imprescriptible ce délit perpétré par des magistrats sur des innocents et envisager de leur faire dédommager, sur leurs biens propres, leurs malheureuses victimes ! 

Publié le 20/06/2020 08:08  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Et si Jupiter devenait Hercule ?  -  par GillesBressiere

Et si Jupiter devenait Hercule?

Franz-Olivier Giesbert : son éditorial dans Le Point n°2493 du 4 juin 2020 :

Le quinquennat de M. Macron est-il déjà terminé? Il en a maintenant pour des mois à écoper, remblayer, rafistoler. Ce n'est pas une vie, surtout pour un président qui a fêté son élection en fanfare, au son de L'Hymne à la joie.

Si Jupiter veut laisser sa marque dans l'histoire de France, ce qui est encore loin d'être le cas, il n'a qu'une chose à faire: se métamorphoser en Hercule pour décoloniser les régions, redistribuer les pouvoirs, libérer les territoires.

Ridicules, les «élites» parisiennes deviennent les fourriers du populisme quand, pendant une grande partie de la crise sanitaire, elles traitent de la même façon l'Auvergne et l'Île-deFrance. Ou quand l'auguste président parisien du pompeux comité scientifique francilien, le professeur Delfraissy, prétend confiner les plus de 65 ans jusqu'à la fin de l'année, voire jusqu'à leur mort.

Au service de l'État ou de leur idéologie, les «désinformateurs», profession en pleine expansion, s'échinent à nous faire croire que, sur le coronavirus, la France s'en sort beaucoup mieux que les États-Unis de Donald Trump et le Brésil de Jair Bolsonaro. Ils oublient seulement, les farceurs, de rapporter le nombre de morts aux populations globales, ce qui change tout.

En matière d'efficacité sanitaire, nous avons été tout en bas du tableau, avec l'Italie, l'Espagne, la Belgique, la Grande-Bretagne. Une sorte d'antimodèle, malgré le dévouement et la compétence de notre personnel médical. Au lieu de continuer à pratiquer le déni, ce sport national, ne pourrait-on pas tirer les leçons du fiasco sanitaire, dynamiter le mammouth, tout décentraliser et régionaliser, à commencer par notre système de santé?

Avec le plus mauvais ministre de la Santé depuis des lustres, le populaire Olivier Véran, produit de ce système et ravi de la crèche qui déconseillait le port du masque il n'y a pas si longtemps, on ne va certes pas dans la bonne direction. Or, beaucoup des 30 000 morts français du coronavirus sont les victimes de notre organisation sanitaire centralisée, obsolète, caricaturale du tant décrié monde d'avant. Nous leur devons une réforme de fond qui passe par la régionalisation et la suppression de structures aussi superfétatoires que tentaculaires.

La crise sanitaire nous a permis de mesurer l'efficacité des régions, départements et collectivités territoriales, qui ont suppléé, à tous les niveaux, les monstrueuses défaillances de l'État, notamment pour les achats de masques. Depuis cinquante ans, des livres à succès comme La Société bloquée, de Michel Crozier, ou Le Mal français, d'Alain Peyrefitte, nous ont décrit une France nécrosée, arrêtée, suradministrée, sans que rien jamais ne changeât.

Si la France va mal, n'en déplaise aux «désinformateurs », c'est parce qu'elle vit, à travers le jacobinisme, sous une gouvernance à irresponsabilité illimitée. Par définition, le fonctionnaire parisien, loin du terrain, n'est pas responsable, encore moins coupable. Les échafauds sont déjà en cours de construction, mais la condamnation de quelques boucs émissaires politiques, au nom du principe de précaution, ne résoudra rien. C'est le système tout entier qu'il faut remettre en question.

Jusqu'à présent, sur les Gilets jaunes comme sur le Covid-19, le pouvoir a toujours eu au moins une quinzaine de jours de retard sur l'événement, et, apparemment, ce n'est pas près de s'arranger. Alors que la grande vague du coronavirus est passée sur la France, ceux qui nous gouvernent sont comme tétanisés, on dirait qu'ils n'ont toujours pas repris leurs esprits.

Ils ont une excuse: tous les problèmes sont devant eux, « en même temps », pour reprendre une formule chère à M. Macron. Mais il est temps qu'ils se réveillent. Gouverner, c'est prévoir, trancher, anticiper. Si l'on se réfère à nos voisins, notamment à l'Allemagne, qui s'en est mieux sortie que nous grâce à l'autonomie des Länder, il faut casser les pyramides et décentraliser les décisions. Le président se grandira en redistribuant les prérogatives de l'État. En se hâtant de débureaucratiser la santé, la société.
«La France est un pays extrêmement fertile, disait déjà Clemenceau. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.» La crise sanitaire a révélé que nos sols sont épuisés. Même si les choses ne risquent pas de s'arranger, par les temps qui courent, nos 56 % de dépenses publiques par rapport à la richesse nationale - un record mondial- nous ont précipités dans une sorte de communisme mou, lequel se traduit par la tiers-mondisation de certains secteurs de la société.

Alors que l'État semble exsangue après avoir tout pompé, n'est-ce pas le moment de réfléchir à faire marche arrière?

Gilles Bressière : Tout est dit ! Qui entreprendra la réforme de notre Etat sur-administré et dont le système judiciaire est à repenser de fond en comble ? (Pas à re-panser... )

Publié le 04/06/2020 12:11  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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