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CESSEZ D'EMMERDER LES FRANCAIS!

Assommer les Français de complications incessantes et d'inutiles tracasseries n'est pas le meilleur moyen de les réconcilier avec l'Etat. Celui-ci demeure à leurs yeux un ennemi qui leur cherche querelle, «par bêtise, méchanceté ou vocation». Cliquer ICI

Le comble c’est quand l’administration n’applique plus les lois en se vautrant dans l’arbitraire et même dans l’illégalité. Un exemple édifiant de cet assassinat de l’Etat de droit par des fonctionnaires se trouve résumé dans l’essai de Gilles Bressière "L'horreur judiciaire - Au nom du peuple Français" qui se termine par : 
"En bref Denis Dejustys a été condamné à effectuer des travaux illicites sur une propriété située sur une zone devenue inconstructible (NM), qui ne lui appartient pas et dont il n’est pas héritier, cela pour avoir simplement financé des travaux licites, dans une zone qui était encore constructible (UD), sur la foi d’une déclaration de travaux valide (selon les textes de l’imprimé CERFA de cette déclaration déposée en mairie par une tierce personne)."
L'Etat, un ennemi qui leur cherche querelle par bêtise, méchanceté ou vocation ?
Toujours plus de contraintes, plus de tracasseries, c’est bien une des causes principales de l’exaspération des Français.

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Commentaire d’Aurélie (28 juin 2019) : A quand un Parti des Français Heureux (PFH) où notre idéal républicain « Liberté Egalité Fraternité » retrouverait du sens ? 
Avec beaucoup moins de contraintes. Avec un choc de simplification (même Donald Trump l’a fait !). Avec une administration au service des citoyens (avec de nombreux cas où l’administration propose et où l’administré dispose). Quant à l’égalité et à la fraternité, de grâce, surtout ne pas prendre exemple sur les intégristes islamistes !

"Liberté Egalité Fraternité" c'est l'antithèse des technocrates et des sectaires.

Claire Pollin - SOS Education (27 juin 2019) "Canicule : notre Ecole marche sur la tête" : Cliquer Ici 

Publié le 21/06/2019 09:14  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Inversion des valeurs  -  par Anne

INVERSION DES VALEURS

Réaction après un jugement du tribunal des prud’hommes condamnant lourdement une association sportive sans but lucratif dirigée par des bénévoles :
«Écœurant.!
Vol de fonds associatifs, mensonges, fautes professionnelles, mise en difficulté de l'association, etc.... 
Et ça a marché !! 
C'est désolant
»
43 salariés consciencieux mis en péril pour satisfaire une délinquante : 
La justice française est complaisante avec les délinquants, indifférente aux victimes et féroce avec les innocents.

Cliquer Ici

Commentaire de Réforme de la Justice (19 mai 2019) : "Pensez-vous que des jurés populaires auraient validé comme pièces essentielles des photocopies si faciles à falsifier ? Auraient-ils été abusés par ces signatures suspectes entérinant 340 heures sup. en deux mois, auxquelles s'ajoutent 160 heures (total 500 h !) pour un travail non fait ? N'auraient-ils pas condamné ce hold-up de fonds associatifs maquillé en en heures sup. qui était le principal motif du licenciement ?"

Publié le 13/05/2019 18:13  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Justice à vendre  -  par GillesBressiere

Justice à vendre

  Nicolas Bessone, ancien procureur de Bastia : « Jusqu’à présent , on ne voyait cela qu’en Corse ou en Sicile (…)» Cliquer Ici
  Puisque nos dirigeants rechignent à réformer l’administration, dont la Justice, ne pourraient-ils faire au moins une amélioration a minima pour ces cas trop fréquents : quand des décisions de justice stupéfiantes sont rendues dans des cours situées dans des zones de non-droit notoires, ne serait-il pas possible, pour ceux qui en sont victimes, de pouvoir délocaliser leur procédure dans un autre palais de justice ? Le mieux serait que ces victimes puissent choisir dans un panel de cours sérieuses qui leur serait proposé par le Conseil Supérieur de la Magistrature. L’institution judiciaire en serait bien améliorée et à faible coût. 
  Ce ne serait pas une bien grosse réforme… en attendant mieux.

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Commentaire d'Aurélie (28 avril 2019) : Si je comprends bien, un jugement, y compris un arrêt en appel, rendu dans une zone notoire de non-droit compterait pour du beurre, ça permettrait donc d'être rejugé dans une cour réputée sérieuse ? Ca c'est une excellente idée !

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Gilles Bressière : Ne rêvons pas, présentée comme cela cette 'excellente idée' devrait faire frémir le Conseil de la Magistrature et même le Conseil Constitutionnel. En revanche, dans le cas où l’arrêt de la cour d’appel est rendu dans le même palais de justice qu’en première instance (ça arrive et ça ne devrait pas être normal), il devrait alors être possible d’exiger qu’un nouvel arrêt puisse être prononcé dans une cour d’appel délocalisée. C’est une réforme pertinente et simple à mettre en œuvre.

  Nicolas Baverez dans son éditorial « Guerre des droits » - ‘Le Point’ n° 2435 du 2 mai 2019 – Extrait : 
«  En Europe, la pression populiste, qui exige la réparation de tout dommage même en l'absence de faute, et la dégradation de la situation financière des Etats débouchent sur un principe de responsabilité illimitée des entreprises, y compris en cas de défaillance de la puissance publique dans ses missions, qu'il s'agisse de sécurité, de santé publique, de protection de l'environnement. Les Etats, dont la dette atteint 87 % du PIB dans la zone euro et 110 % du PIB dans le monde développé, utilisent de plus en plus les entreprises pour combler les trous des finances publiques. Dans le domaine fiscal, la multiplication des amendes et l'envolée de leurs montants entendent inciter à la transaction, même en l'absence d'infraction ou de preuves. Ceci est particulièrement vrai en France où la prolétarisation de la justice va de pair avec une profonde hostilité de la magistrature envers les entreprises et l'économie de marché. A court terme, le citoyen peut paraître gagnant avec le déplacement des charges du contribuable vers les entreprises. En réalité, il s'agit d'un pacte faustien car la croissance potentielle, l'emploi et les revenus se trouvent amputés tandis que les libertés individuelles sont fragilisées par la violation des règles propres à un procès équitable.
  L'issue de la lutte engagée entre la démocratie et le populisme dépendra largement de la résistance de l'Etat de droit. Pour l'Union européenne, cela implique de se repenser en termes de souveraineté afin de défendre ses valeurs face aux nouveaux empires. Pour la France, cela exige de revenir à la lettre et à l'esprit de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui rappelle que tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, que nul ne peut être accusé, arrêté et détenu en dehors des cas déterminés par la loi, que celle-ci ne peut établir que des peines strictement nécessaires, que nul ne peut être puni en vertu d'une loi établie et promulguée postérieurement au délit. »

Gilles Bressière (3 mai 2019) : Notre souhait c'est bien que la France devienne vraiment le Pays des Droits de l'Homme et du Citoyen, avec les mêmes droits et la même justice pour tous. Il est urgent que les juges appliquent enfin les lois votées par les parlementaires et non celles de leur invention, qu'ils les appliquent sans rétroactivité et surtout en se fondant sur des faits réels et avérés et non sur des élucubrations spécieuses ou des considérations idéologiques personnelles. Les faits rien que les faits, les lois rien que les lois. Le moyen le plus sûr d'y parvenir serait un contrôle citoyen sous forme de Commissions Ethiques avec des participants tirés au sort. Avec un tel contrôle on ne devrait plus voir de peines inapplicables comme celle de devoir financer (sous astreinte) des travaux illicites pour avoir auparavant financé des travaux licites (au profit de tiers).

Publié le 26/04/2019 15:46  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Sauvons la Planète

L'éditorial Les écolos et le «syndrome Cahuzac» de Pierre-Antoine Delhommais dans l'hebdomadaire 'Le Point' : "L'essor du transport aérien a de quoi effrayer les âmes écologiquement sensibles: 310 millions de passagers en 1970, 8 milliards attendus en 2035 et 16 milliards à l'horizon 2050. A l'origine de cette croissance exponentielle, l'émergence, dans les pays en développement, de classes moyennes trop heureuses de pouvoir enfin voyager. En Chine, le nombre de passagers est passé de 2,5 millions en 1980 à 551 millions en 2018, et l'on y construit en ce moment 74 aéroports. (...) Par ailleurs, les habitants des pays en développement sont de plus en plus nombreux non seulement à prendre l'avion, mais aussi à manger de la viande. La consommation annuelle moyenne de viande par habitant y a progressé de 11 kilos en 1970 à 32 kilos en 2017, et pourrait atteindre 44 kilos en 2050. La consommation mondiale de viande devrait grimper à 470 millions de tonnes en 2050. Or l'élevage représente, selon la FAO, 18 % des émissions de gaz à effet de serre.
A l'évidence, les leaders occidentaux de la lutte contre le réchauffement vont avoir du mal à convaincre les habitants des pays pauvres de passer du stade de la misère à celui de la frugalité.
"         Article complet Ici 

Ce sombre tableau incite à se préparer à la catastrophe en construisant des bâtiments résistant aux cyclones et en enterrant tous les câbles (lignes électriques, fibres optiques, etc.) plutôt que de taxer inutilement les Français. Réduire la pollution dans les villes c'est jouable (et nécessaire pour la santé des citadins) mais réduire les émissions de gaz à effet de serre est illusoire quand les grands pays pollueurs (la Chine, les Indes et les Etats-Unis avec 66 % des émissions mondiales) écraseront tous nos efforts (la France c'est 0,9 % des émissions mondiales) !

Antoine (20 avril 2019) Mobilisation Climat sur le Net : Cliquer Ici

Commentaire de Robert Mideau (21 avril 2019) : 
Le blocage de l’entrée de la Tour Total à la Défense, vendredi 19 avril, par des écologistes suggère l’opportunité de se remémorer l’historique de la production et de la consommation énergétiques mondiales avec ses enjeux si complexes : https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9opolitique_du_p%C3%A9trole?wprov=sfla1

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Antoine (21 avril 2019) : réflexion en forme d'énigme https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Maria_Cipolla

Le 19 avril 2019 Total, EDF, la Société Générale et le Ministère de la Transition Ecologique ont subi un préjudice en étant bloqués par deux mille manifestants (qui jouissent d'une totale impunité judiciaire).
Pour quel but ? Pour que la France sauve la Planète en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre.
Cet objectif est-il atteignable ? Non, la France, seule, ne sauvera pas la Terre car ses efforts seront balayés par des nations moins scrupuleuses, grosses émettrices de CO2.
Qu’en penserait Carlo Maria Cipolla ? Cf. page 69 de l’essai de Gilles Bressière «L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français»
Si les manifestants perdent leur temps dans une quête de l’inutile ils se placent résolument dans le quadrant (XOY -- ).
S’ils éprouvent une satisfaction à punir et à embêter les autres alors ils se situent dans le quadrant (YOX +-).
Que faut-il en penser ?

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Jean-Charles Hourcade du CNRS : Comment financer la transition énergétique

Extraits 
"Pour en comprendre l'enjeu, soulignons que le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) montre que respecter un scénario d'émission limitant l'augmentation de la température à 1,5° C exige l'utilisation de techniques de production d'énergie, de transport, de fabrication des infrastructures, etc. trois à quatre fois plus coûteuses par tonne de carbone non émise que dans un scénario de limitation à 2° C. Ce coût de la dernière tonne émise - le «coût marginal», pour les économistes - équivaut à près de 400 € la tonne de carbone émise (en valeurs actuelles) dans tous les pays du monde. Or une petite taxe de 50 € par tonne doublerait à elle seule le prix du ciment - dont la fabrication dégage beaucoup de CO2.
(…)
Le coût marginal du carbone non émis est un indicateur décisif: c'est ce surcoût que les producteurs factureront à leurs clients, de la même façon que les producteurs de pétrole vendent actuellement le leur au prix de marché, quel que soit leur coût de production réel et inférieur. Ce coût aura un impact dans tous les secteurs de l'économie, de l'énergie au ciment, à l'acier, aux engrais, de la production des bâtiments à l'automobile et l'agriculture... Cet effet de propagation va augmenter les prix des biens de consommation, donc baisser le pouvoir d'achat, et aggraver le chômage car le made in France sera devenu plus coûteux que les produits importés."
La Recherche N° 544 – février 2019

Ecologie punitive ou bien écologie pragmatique ? Encore une pièce à verser au dossier : cliquer Ici

Le simplisme de l'écologie punitive a été le déclencheur de l'insurrection des Gilets jaunes. L'écologie pragmatique doit s'appuyer sur des analyses pertinentes de ces réalités réelles très complexes, afin d'élaborer des réponses adaptées qui soient réalistes et efficaces.

Publié le 19/04/2019 11:04  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

MENSONGE ET LACHETE : DES MAUX FRANCAIS ?

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement : « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le Président. »
Merci Madame pour cet aveu bien courageux.
(même si l’intéressée s’est un peu ravisée en déclarant que ses mensonges étaient proférés pour protéger la vie privée d’Emmanuel Macron.)

Arte 28’ (5 avril 2019) Elisabeth Quin recevait Françoise Cotta, avocate pénaliste, pour parler de son livre paru aux éditions Fayard « De la robe noire au Gilet jaune » :
Françoise Cotta : « Ecoutez, moi j’ai toujours pensé que l’avocat n’était pas là pour mentir. 
(…) La seule façon d’être cohérente c’est de dire les choses comme elles sont. On ne peut pas fabriquer un personnage totalement. On doit dire les choses comme elles sont, on doit ne pas avoir peur de la réalité. »
Merci Maître pour cette déclaration bien courageuse.
Avec une rare éthique, elle s’oppose enfin aux propos d’un de ses confrères qui a affirmé, devant des millions de téléspectateurs, que le mensonge est un moyen de défense comme un autre.

Gérard Bronner, sociologue (Le Point du 11 avril 2019) : "La stratégie d'évitement de la réalité met en danger le socle rationnel du jugement collectif."

Si chacun se dit « Le réel ne correspond pas à mon opinion ? Changeons le réel ! » ce sera le délitement de la démocratie.
Si l’administration et la justice décident ensemble que « Le réel ne sert pas nos intérêts ? Changeons le réel ! » c’est la fin de l’Etat de droit et c’est malheureusement le sinistre constat révélé par « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français ».
Alors qui peut s'étonner que l'on puisse, comme Maître Françoise Cotta, tout imprégnée d'une exceptionnelle éthique professionnelle, passer de la Robe noire au Gilet jaune ?

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Franz-Olivier Giesbert (Le Point du 11 avril 2019) : L’escroquerie … Cliquer ICI

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Réforme de la Justice (13 avril 2019) : L'urgence d'une réforme citoyenne avec des participants tirés au sort pour éviter les idéologies mortifères des groupes de pression.
Car si plus rien n’est crédible, aucun débat citoyen ne sera possible pour tenter d’améliorer les choses. 
Car si les décisions politiques s’appuient sur des faits inventés avec des analyses  totalement virtuelles, les résultats seront rarement positifs. 
Car si la justice est rendue, fondée sur des ‘réalités alternatives’ (ineptes), l’institution judiciaire sera évidemment complètement discréditée.

Publié le 11/04/2019 13:14  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Future réforme de la fonction publique en gestation.

  Faut-il toucher à la garantie à vie de l’emploi chez les fonctionnaires ?

  Jean Quatremer, correspondant de presse à Bruxelles. Emission 28’ sur Arte du 29 mars 2019 :

  « La fonction publique européenne : le grand problème c’est qu’on a des gens qu’on ne peut pas bouger. Des gens incompétents qui ont été recrutés et qu’on ne peut pas virer et qui coûtent très cher (fonction publique de conception et non de mission donc des postes de très haut niveau). Ces gens là occupent des postes qu’ils ne devraient pas occuper. Et à un moment qui fait le travail ? Eh bien ce sont des contractuels que l’on embauche pour faire le travail de fonctionnaires à vie, qui eux, ne font pas le boulot !

  C’est un truc de dingue et on ne peut pas changer !

  (…) Il faut regarder dans d’autres pays où l’on a supprimé la garantie de l’emploi. »

  Faut-il s'opposer frénétiquement au contrôle des hauts fonctionnaires et des magistrats ? Est-t-il raisonnable de toujours interdire l'évaluation du travail de certains occupants de postes importants de la fonction publique ? En cas de carence manifeste pourquoi refuser toute sanction ? Voulons-nous donc garder en activité tant d'irresponsables, à tous prix, sous la contrainte de la pensée conformiste qui préside en France (cette idéologie en oeuvre depuis tant de décennies dont on peut aujourd'hui constater le désastre )?

Pour lancer le débat cliquer Ici

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Franz-Olivier Giesbert (dans 'Le Point' n°2431 du 4 avril 2014) : "Ca va mal finir !"

"(...) Nous vivons plus que jamais sur fond de perte de repères, de guérilla urbaine, de fractures ouvertes, d'incivisme haineux, de laxisme judiciaire.

Rien ne vaut rien : vous pouvez sans être inquiété voler des fourchettes au Fouquet’s en feu et, ensuite, aller faire le beau sur les réseaux sociaux, avec la bénédiction d’une justice béloubétienne à la ramasse, incapable d’incarcérer un seul black bloc ! Ces périodes là fabriquent le meilleur terreau qui soit pour l’extrême droite et ses avatars."

Publié le 01/04/2019 15:27  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Le mal français.  -  par Voltaire

LE MAL FRANCAIS

Gilets jaunes : 6 causes d’un désastre annoncé
 


Le père Noël risque cette année de s’habiller en jaune.
Si l’insurrection populaire est une tradition française, le mouvement des Gilets jaunes est inquiétant. Les analyses des médias passent malheureusement à côté de l’essentiel.

La crise actuelle est avant tout celle d’un système et d’un mode de pensée périmés

 C’est la raison pour laquelle elle risque de se prolonger.


LA BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT VIENT D’UN DÉFICIT DE TRAVAIL
Quel politique aura le courage de le dire ?
On ne crée pas de la richesse — et donc du pouvoir d’achat — en regardant le foot à la télé.
La crise de la France est celle de la paresse.
64 % de la population âgée de 15 à 64 ans travaille dans notre pays, contre 79 % en Suisse, 75 % au Royaume-Uni ou en Allemagne.
Nous travaillons également 15 % d’heures en moins par an par rapport à la moyenne de l’OCDE et notre fonction publique, largement sous productive, occupe près de 20 % de la population active.
Soyons concrets :
l’essence et les produits alimentaires coûtent plus cher car nous nous disputons ces biens avec des pays qui travaillent davantage que nous.
Leur pouvoir d’achat s’accroît et le nôtre diminue.
 
L’IGNORANCE DES RÉALITÉS ÉCONOMIQUES CRÉE DE LA VIOLENCE
Nous sommes le bonnet d’âne en matière de connaissance économique selon l’OCDE.
Les Gilets jaunes reflètent cette inculture, leur programme étant une somme d’aberrations, un concours Lépine de l’ignorance. Les insurgés veulent tout et son contraire.
Moins de taxes et plus de dépenses publiques avec par exemple le maintien de lignes de chemin de fer non rentables
Plus d’écologie et du diesel moins cher.
Davantage de jobs mais le droit de casser l’appareil productif.
Un smic à 1 300 euros et des emplois pour tout le monde.
L’équation économique de la France est malheureusement simple à comprendre :
peu de gens travaillent car le travail est lourdement taxé.
Les taxes sont lourdes car il faut financer beaucoup d’assistés et de transferts sociaux parmi les plus généreux au monde.
Le plus effarant est qu’une majorité de la population soutient les Gilets jaunes.
Si l’école enferme les esprits dans l’ignorance, les médias ne joue pas leur rôle d’information.
À quelques rares exceptions, les chroniqueurs ne posent jamais les bonnes questions et ne fournissent aucune donnée de contexte.
Personne ne recadre les inepties économiques d’un Mélenchon.
Le peuple français s’est enterré dans ignorance.
Son absence de perspective est avant tout intellectuelle.


L’EFFICACITÉ DES SERVICES PUBLICS DÉCROÎT ET NE VA PAS S’AMÉLIORER
Une lettre met presque une semaine pour arriver d’un point à un autre en France, contre 2 jours dans les années 1980.
Les performances de la SNCF sont en chute libre malgré des coûts exorbitants.
Les causes de cet enlisement sont multiples
Les fonctionnaires ont vieilli.
Les organisations se sont empâtées et elles sont centrées sur leur propre finalité plutôt que sur les clients-citoyens.
Quelle entreprise survivrait sans se réformer ?
Sans licencier des salariés sous-performants ?
Sans réallouer les effectifs d’un service à l’autre quand la technologie permet des gains de productivité ?
Aucune, mais c’est le chemin que l’administration française a choisi depuis 30 ans.
L’État français, contrairement à ses concurrents anglais ou allemands a raté la transformation digitale.
Le service aux administrés a encore empiré avec les tentatives de digitalisation
De par son poids, l’administration entraîne l’économie française vers le bas, et avec elle le pouvoir d’achat


LES FRANÇAIS VIVENT DANS UN MONDE VIRTUEL
Le temps passé devant les écrans augmentent en permanence.
Les Français vivent dans un monde virtuel fait de rêves, d’argent facile, de jolies filles et de fake news. 
Le capitalisme n’est pas exempt de critiques dans ce divorce avec la réalité.
La publicité traditionnelle et numérique est d’une efficacité redoutable pour créer des frustrations et susciter l’acte d’achat.
Avec l’extinction des idéaux, qu’ils soient religieux ou politiques, le consumérisme n’a plus de contrepouvoir.
Symptomatiquement, les casseurs ont pillé des boutiques de luxe.
Même les casseurs d’extrême gauche rêvent de s’habiller en Chanel et en Vuitton.
 
Une autre promesse mensongère existe, celle que l’État promeut depuis des années.
Avec plus de 50 chaînes de télévision, des millions investis dans les campagnes de publicités diverses et variées, des écoles républicaines fortement politisées, l’État est le premier émetteur d’idéologie dans ce pays.
Il faut ajouter à cela la presse écrite largement subventionnée et les artistes qui vivent payés par l’État grâce au régime des intermittents. Ce fantastique dispositif de propagande nous décrit un État ultra protecteur, tout-puissant, garantissant la paix et le bonheur du citoyen, de la naissance à la mort.
Une vision imaginaire qui ne peut que décevoir cruellement.

L’ABSENCE DE SANCTION MÈNE À LA VIOLENCE
Il n’existe pas de société sereine sans discipline et respect
Le contrat social a volé en éclats avec les Gilets jaunes, mais la tradition de la casse n’est pas nouvelle.
Depuis longtemps, on a supprimé les sanctions à l’école, on ne punit plus les délits mineurs.
L’absence de discipline est la résultante directe de l’effondrement des services publics, que ce soit l’éducation et la justice.
Il s’est développé également une idéologie permissive, notamment vis-à-vis de l’extrême gauche.
Les syndicats ont légitimé des pratiques ultra-violentes, en toute impunité et dans le silence médiatique.
Les Gilets jaunes constituent une version low cost et 3.0 du syndicalisme, ils ont été formés à leur école.
En plus stupides et en plus violents.
L’exacerbation des frustrations nourries dans la virtualité allume un incendie majeur mais les pompiers n’ont pas le droit d’agir, par crainte, par inefficacité et par choix politique.

(Extrait d'un document qui circule sur le Net : Les gilets jaunes à travers le regard de la presse suisse.)

Publié le 22/03/2019 14:02  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

LE VIRUS DU MENSONGE : UN MAL FRANÇAIS

Quand un avocat célèbre explique sur les ondes que le mensonge est un moyen de défense comme un autre, il révèle ainsi que notre démocratie a bien des progrès à faire pour devenir exemplaire. Il faut comparer avec la justice anglo-saxonne qui punit très sévèrement les déclarations mensongères proférées au tribunal avec des peines de prison fermes.
Les politiciens mentent : promesses non tenues et dissimulations des réalités à la manière des illusionnistes qui attirent l’attention sur des sujets subalternes pour éviter d’évoquer ceux qui sont importants. 
Par exemple : aucun gouvernement n’expliquera au public les vraies raisons de la désindustrialisation de la France ou du malaise paysan. Ca pourrait remettre en cause des décennies de gouvernance uniquement politicienne et mettre au jour cette frilosité à gérer efficacement les problèmes avec cette procrastination endémique qui flirte avec l’incurie.
Autre exemple : quand la Cour des Comptes épingle les salaires mirobolants que se sont octroyés les hauts fonctionnaires de Bercy, cela sans respect des règles administratives, on peut être sûr que rien ne sera fait pour corriger ces excès.
Pour ne avoir à faire les réformes nécessaires, les dirigeants nous radotent des propos inexacts sur la sécurité (occasion de créer de nouvelles taxes), sur la santé (taxes sur les produits susceptibles de l’altérer), sur l’environnement (taxes pour sauver la planète), etc. 
Le virus du mensonge est là pour pallier par des impôts la paresse de ne pas réduire le coût du fonctionnement de l’Etat ni de moraliser les comportements de ses acteurs.
Les anti-nucléaires mentent et les pro-nucléaires mentent aussi. Comment se faire une opinion exacte du développement de cette énergie ?
Les administrations peuvent aussi mentir… Alors à qui faire confiance ?
Cela fait les beaux jours du complotisme. 
Mais surtout ça explique l’exaspération des Français avec leur sentiment justifié qu’on se moque systématiquement d’eux. La parole publique s’est démonétisée.
Les citoyens, qui subissent de plus en plus de contraintes, sont de plus en plus contrôlés alors que les administrations et les élus ne le sont que peu, voire pas du tout. 
Est-ce que le « Grand débat » va aboutir à un progrès réel ?
Si oui, une explication sincère à la télévision, droit dans les yeux des Français, avec l’énumération des avantages vraiment obtenus tout en rappelant le contexte difficile, cela accompagné du ferme engagement d’éradiquer le virus du mensonge à tous les niveaux de l’Etat… alors, oui, la France deviendrait une démocratie exemplaire et donc en voie d’apaisement. 

A proscrire absolument => cliquer Ici

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Commentaire d'Antoine (14 mars 2019) : Edouard Philippe a fait croire, que pour lui, le but le plus important en abaissant  la vitesse à 80 km/h, c'était de sauver des vies. Mais il estimait (discrètement), en raisonnant comme un technocrate, que ça rapporterait trois cent millions de contraventions supplémentaires à l'Etat. Seulement cette mesure, avec des gens déjà exaspérés par une fiscalité galopante et tant de contraintes supplémentaires, s'est soldée par un nombre très important de radars mis hors service et de plus, pour tenter de calmer l'insurrection (vainement), Emmanuel Macron a dû lâcher en complément environ dix milliards de rentrées fiscales. Quelle belle affaire ! 

Publié le 11/03/2019 15:06  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

L'évolution ultralibérale occulte de l'Europe depuis la fin du rideau de fer

A partir de 1990, l’Europe a pris un virage ultralibéral sans demander l’avis des peuples qui la composent : c’est l’Europe des technocrates non élus, des députés européens ne rendant jamais aucun compte de leur activité, des multinationales faisant un lobbying intense auprès des précédents pour en tirer avantages, via lois détournées ou non votées toujours en catimini.

En 2019, soit 30 ans après, la dérive est totale : on a une Europe des consommateurs dont le rôle est de consommer toujours plus, pour toujours plus enrichir les fonds financiers obscurs, actionnaires des multinationales qui en arrivent à dicter leurs règles aux états via la commission européenne non élue.

Une opportunité magnifique leur a été offerte avec l’entrée des ex pays de l’Est dans l’Europe : on a donc présenté aux populations la mise à niveau industriel de ces pays de l’Est comme une œuvre de charité, après ce qu’ils avaient endurés sous le joug communiste. Personne n’y a bien sûr trouvé à redire, après des années de guerre froide : on se devait d’être charitables avec ces malheureux opprimés car « on en avait les moyens ».

Or, la « remise à niveau » de ces pays s’est en fait traduite par un transfert des ressources industrielles et agricoles des pays les plus riches, dont la France, vers ces régions, dans l’opacité la plus totale.

On réindustrialisa les pays de l’Est, non pas pour vendre leurs productions à l’extérieur de l’Europe, mais pour les alimenter des carnets de commandes des usines notamment françaises, que l’on ferma à compter de 2000, « fautes de commandes et de compétitivité ». Idem pour l’agriculture : la France  se trouva en concurrence frontale avec la Pologne et la Hongrie, et perdit une grande partie de ses aides. Evidemment, personne n’avait été prévenu que le but de l’opération était tout simplement de «délocaliser » beaucoup plus près, à 48 heures de camions.

Aujourd’hui, la France ne joue qu’un rôle anecdotique dans un système européen dirigé par une commission non élue exécutant les demandes inconnues des lobbies de multinationales, avec une règle de l’unanimité des 27 qui paralyse toute amorce de modification.

La véritable concurrence est la Chine, que nous avons abondamment fournie en technologie et qui vient à présent concurrencer à bas prix nos industries les plus élaborées, avec des produits identiques 30% moins cher. Et quand on tente de constituer un groupe mondial avec Alsthom et Siemens, la commission européenne oppose son veto sans appel.

Ce système ne pourra durer indéfiniment et de nombreux craquements se font sentir : à présent les pays de l’Est et l’Italie refusent de se plier à une politique immigrationniste en provenance de l’Afrique, sans frein ni contours.

Avec les élections européennes en mai, c’est le problème de chacun de tenter à terme de reprendre le contrôle de cette Europe, pour le moment confisqué.

Des gens réfléchissent au sujet, notamment Marc Barthélémy, ancien inspecteur de l’Education Nationale, essayiste et conférencier. Il imagine une Europe des régions (Bavière Ecosse Bretagne Savoie etc) qui éliraient un président de l’Europe, quatre vice présidents, des ministres, un parlement composé de trois députés élus par région. On supprimerait la commission non élue qui dirige actuellement de fait.

Son projet joint est paru dans Ouest France du 31/01/2019 page Bretagne. Cliquer Ici

Ceci prouve bien que de nombreuses personnes sont conscientes qu’une Europe des lobbies et des fonds financiers n’est plus possible.

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Discours prémonitoire de Philippe Seguin à l'Assemblée Nationale en 1992 :

https://www.youtube.com/watch?v=ilDEpoh-754&feature=em-uploademail

Publié le 11/02/2019 15:00  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

La mondialisation "à la française"

Dans l’émission Esprit Public du 27 janvier 2019 de France Culture, radio publique française,

https://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public/infox-pacte-de-marrakech-traite-daix-la-chapelle-la-saison-des-mensonges-economie-la-france-est-elle

A 50 :00 mn, il est déclaré par Philippe Manière https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Mani%C3%A8re que la mondialisation « à la française », a consisté, depuis 30 ans (1990), à désindustrialiser la France en détruisant l’industrie des PME de production, et qu’elle ne représentait plus en 2019 que 10% de l’emploi, ce qui était ni plus ni moins qu’une faute politique des dirigeants de gauche comme de droite français.

Et de s’étonner qu’en Suisse et en Allemagne on trouve des PME qui enrichissent le pays, alors qu’en France, elles ont été anéanties depuis 1995 et qu’il est à présent impossible de monter sa propre entreprise de production, et de la faire croître et fructifier. Et on ne peut invoquer les salaires français trop élevés, par rapport à ceux de Suisse !!!

Et Aurélie Filipetti https://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lie_Filippetti se trouve « d’accord à 200% avec lui, et considère également que ces politiques de destructions massives de petites industries de main d’œuvre françaises, pour cause de « mondialisations » sont une faute.

Il faut se rendre à l’évidence : en France, on déteste de manière larvée le petit entrepreneur qui s’enrichit par son travail, sans diplômes et sans appuis « en haut lieu » et ça ne date pas d’hier.

Depuis la révolution industrielle du 19ème siècle, le petit industriel français « sorti du ruisseau » a toujours été méprisé, maltraité et mené à la faillite par les organismes d’Etat, via des modifications incessantes des règles de transmissions d’entreprise ruineuses, des tracasseries administratives diverses (fisc, Urssaf etc.).

Ainsi, avec ces campagnes d’anéantissement répétitives de PME, quasiment aucune entreprise familiale française de production de taille moyenne (moins de 500 salariés) ne parvient à survivre plus de vingt ans en France sans être vendue à un « groupe mondial » puis disséquée, contrairement à celles de l’Allemagne, le tout étant accompagné de campagnes de dénigrement médiatiques assénant que le petit patron français est un nul et qui n’a que ce qu’il mérite.

Analysons les conditions du dernier anéantissement des PME françaises, cité dans l’émission Esprit Public du 27 janvier 2019.

En décembre 1991, la dissolution de l’URSS a redessiné les frontières de l’Europe, supprimant le rideau de fer qui empêchait de commercer avec les pays de l’Est de l’Europe.

De ce fait, des pays à haute valeur industrielle telle la Tchécoslovaquie (immédiatement séparée en République Tchèque et Slovaquie), des terres agricoles de valeur : Allemagne de l’Est (Prusse), Pologne, Hongrie ont été l’objet de convoitises industrielles et agricoles, notamment allemandes et dès 1993, le traité de Maastricht prit la suite du Marché commun et de la CEE (Communauté économique européenne), en prévoyant l’intégration progressive des ex-pays de l’Est communistes.

Et si, dans le Marché Commun initial de 1957 à 1986, Communauté économique européenne (CEE) composée de six puis de douze pays, la France tenait un rôle important, notamment par son agriculture, et recevait des aides européennes conséquentes, dans l’évolution prévue par Maastricht, avec une Europe à vingt huit, elle n’eut plus du tout la même importance.

Il semblait évident à l’époque pour les français que la France conserverait ses avantages, or il n’en a rien été. Quelques voix s’élevèrent pour signaler que François Mitterrand n’avait pas défendu bec et ongles les intérêts français, mais sans plus.

Car François Mitterrand était malade et en fin de mandat et s’il n’a pas défendu les intérêts économiques et industriels de la France, en 1995, Jacques Chirac, tout heureux d’arriver enfin au pouvoir, en campagne depuis 1967, ne se soucia absolument pas des conséquences de ses actes sur l’industrie française. On l’a vu lorsqu’il annonça avec emphase au monde la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, ruinant les intérêts de PME françaises commerçant avec l’Australie et la Nouvelle Zélande, dans l’indifférence générale.

Ces présidents de la République se laissèrent donc imposer une désindustrialisation larvée des PME industrielles au profit des ex-pays de l’Est et de l’Allemagne, couronnée en février 2002 par l’adoption de l’Euro, monnaie indévaluable, alors que la France avait toujours compensé ses nombreux problèmes économiques par des dévaluations.

Ce fut fait, comme toujours en France, de manière larvée et détournée par l’Administration.

Ainsi en 1996, un plan d’allègement de charges catégoriel confidentiel fut mis en place pour les industries du textile, de l’habillement et du cuir (Ha-Cui-Tex) appelé Plan Borotra, du nom de celui qui l’avait mis en place https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Borotra ,Ministre de l’Industrie du gouvernement Juppé jusqu’en juin 1997.

Or, inexplicablement, il s’avére que le gouvernement français Juppé 2 avait mis en place une mesure importante sans s’assurer que Bruxelles était d’accord avec sa mise en œuvre, or elle la refusa catégoriquement.

Et comme s’ensuivit la dissolution de l’Assemblée nationale le 21 avril 1997 par Jacques Chirac, qui se retrouva avec une majorité Gauche plurielle à la chambre, personne ne défendit ce plan Borotra.

Et non seulement le plan cessa au bout de 16 mois, mais il fût réclamé à chaque entreprise bénéficiaire de rembourser les sommes économisées, ce qui détruisit au fil des mois de nombreuses entreprises du secteur, se retrouvant avec des dettes énormes au bilan, permettant aux banques de leur refuser tout crédit.

Et il se trouve que seules les quelques entreprises « éligibles aux aides européennes », soit faisant plus de 20 millions d’€ de chiffres d’affaire annuel, furent exemptées de tout remboursement à terme.

Ainsi, les PMI industrielles du secteur, qui représentaient encore plus de 200.000 salariés furent anéanties grâce à une sorte de stratagème d’Etat.

Car il se trouve qu’en 1995, Edouard Balladur, alors 1er Ministre cohabitant de François Mitterrand, avait négocié avec Bruxelles des aides concernant « l’exception culturelle » (avances sur recettes des films, intermittents du spectacle) contre le financement des industries Textiles.

De là à imaginer que l’extermination de 160.000 salariés du textile et de l’habillement étaient programmés……

Et nous en subissons aujourd’hui les conséquences.

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Commentaire d’Antoine (30 janvier 2019) : Interrogations

Il semblerait, en lisant tout ça, que depuis près de quatre décennies, nos dirigeants politiques, avec l’aide des hauts fonctionnaires ont :

- Désindustrialisé la France.

- Fait des choix désastreux pour notre agriculture et ont, de surcroît, mal défendu les paysans français au sein de l’Europe.

- Raté l’intégration des immigrés en laissant se créer des zones de non-droit.

- Abandonné la Justice à son mauvais fonctionnement en permettant à la délinquance d’exploser.

- Fait des choix ubuesques pour l’Education Nationale, en s'appuyant sur des idéologues au pathos fumeux qui, malheureusement, entraînèrent la France à descendre dans le classement Pisa à un niveau indigne d’une démocratie avancée.

- Augmenté les impôts et les prélèvements sociaux pour atteindre des records insupportables.

Est-le fruit de la paresse intellectuelle ou celui de l’incompétence ?

Apparemment ce fiasco aurait dû nécessiter de profondes réformes, comme l’ont fait de nombreux pays plus avisés… On a l’impression qu’aujourd’hui on réclame au Président Emmanuel Macron, sous la pression populaire, de redresser notre Nation au plus vite !… Mais qu’il se heurte à des hauts fonctionnaires, technocrates inamovibles et sans contrôle, qui freinent des quatre fers… 

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Commentaire de Christine (30 janvier 2019) : A la question de savoir comment reconnaître les faux prophètes, il est écrit dans l'Evangile qu'on juge un arbre à ses fruits. Cela pourrait s'étendre aux élus et aux fonctionnaires chargés de mettre en oeuvre leurs politiques.

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Pierre-Antoine Delhommais dans ‘Le Point’ n°2422 du 31 janvier 2018 :
.                Le zéro pointé des Français en économie

.                  L'ignorance des citoyens souligne le paradoxe de certaines revendications, notamment fiscales.
  Si les premiers jours du grand débat national indiquent très clairement que les Français se passionnent pour l'économie, ce qui est à la fois réjouissant et rassurant, ils témoignent aussi, ce qui l'est beaucoup moins, de leur haut degré d'inculture dans cette matière. Une enquête Ifop-Fiducial réalisée en octobre 2017 pour le compte de la Fondation Concorde avait déjà permis de constater, au vu des résultats d'un QCM qui leur avait été soumis, que leurs connaissances sont pour le moins limitées.
  C'est ainsi que 63 % des personnes interrogées n'ont pas la moindre idée du niveau du PIB de la France, de même que 65 % d'entre elles ignorent que la dette publique se situe aux alentours de 2 000 milliards d'euros (13 % l'estiment même à 500 milliards d'euros et 11 % à 20 000 milliards d'euros !). Seul un Français sur deux connaît le montant du smic, et un sur quatre celui des charges salariales payées par une entreprise. Il se trouve également, de façon assez déroutante, 38 % de Français pour juger «bonne» la situation de notre commerce extérieur, qui enregistre pourtant depuis 2005 des déficits tout à fait considérables (64 milliards d'euros en 2017). Au total, sur neuf questions posées, seuls 6 % de Français ont été en mesure de fournir au moins sept bonnes réponses, tandis que 70 % d'entre eux n'ont même pas eu la moyenne et ont donné moins de quatre réponses exactes.
Peut-être plus grave et inquiétant encore: malgré ces scores piteux qui prouvent indéniablement le contraire, près d'un Français sur deux (46 %) considère qu'il a des connaissances solides en économie. A la question: «Vous, personnellement, diriez-vous que vous êtes très à l'aise, assez à l'aise, peu à l'aise ou pas du tout à l'aise avec les sujets relatifs à l'économie en général (PIB, dette, smic, taux de chômage, activité des entreprises, etc.) ? », 7 % des personnes interrogées répondent «très à l'aise» et 39 % «assez à l'aise».
  Il serait toutefois très injuste de reprocher aux Français leur faible niveau en économie, qui n'est enseignée au lycée que de façon anecdotique et, comme l'ont souligné de multiples rapports jamais suivis d'effets, assez désastreuse, à la fois trop théorique. et idéologiquement très orientée (antilibérale et keynésiano-marxiste). Pas vraiment étonnant quand on connaît le mépris souverain affiché depuis toujours par nos «élites» pour une discipline jugée par elles mineure et impure, en comparaison des mathématiques, du droit ou encore des lettres, et de surcroît dangereusement sous influence «anglo-saxonne». La prestation totalement ratée de Marine Le Pen lors du débat de l'élection présidentielle avait d'ailleurs magnifiquement illustré la formidable incompétence, en économie, de l'immense majorité de nos dirigeants politiques, de gauche comme de droite.
  Toujours est-il que cette inculture économique, également répartie dans toutes les catégories de la population française, a aussi de quoi rendre très dubitatif sur les solutions nouvelles et ingénieuses que le grand débat national est censé apporter à la crise que traverse le pays. Par exemple en matière de justice fiscale, revendication majeure des gilets jaunes. Une édifiante enquête Harris Interactive pour l'Institut fiscal Vauban, publiée par L'Opinion, vient de refléter l'extraordinaire méconnaissance que les Français ont de l'impôt sur le revenu et la non moins extraordinaire confusion mentale qui en résulte. Partant du cas d'un célibataire sans enfant gagnant 2 000 euros net par mois et acquittant donc environ 1600 euros d'impôt annuel sur le revenu, l'institut de sondages a demandé aux Français quel «juste» montant d'impôt devrait payer à leurs yeux un autre contribuable, également célibataire et sans enfant, mais disposant de revenus trois fois supérieurs, soit 6 000 euros par mois. Une majorité d'entre eux (53 %) ont répondu qu'il devrait «idéalement» acquitter un montant trois fois supérieur (4 800 euros), alors que, compte tenu des barèmes actuels, c'est un montant encore trois fois supérieur qu'il paie en réalité (13 000 euros). La même question leur a été posée pour une personne gagnant 20 000 euros net par mois, soit dix fois le salaire pris comme référence: 57 % des Français ont répondu que ce riche et bienheureux citoyen devrait payer «idéalement», dans un système juste, dix fois plus d'impôt sur le revenu (16 000 euros), alors que, dans les faits, il en paie actuellement cinq fois plus que la somme envisagée (80 000 euros). On arrive donc à ce résultat absurde où les Français se révoltent parce que les riches ne paient pas, à leur goût, assez d'impôt mais en même temps préconisent, par souci de plus grande justice fiscale, qu'ils en paient concrètement à l'avenir beaucoup moins qu'aujourd'hui.
  Dans une tribune-très critique-sur le grand débat national publiée dans Les Echos, le Prix Nobel d'économie Jean Tirole écrit que «la manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s'inscrit rarement en phase avec la réalité». C'est le moins qu'on puisse dire.

La mondialisation « à la française » est la conséquence de cette ignorance de nos ‘élites’ concernant l’économie dans un pays où cette matière n’est pratiquement pas enseignée ou bien très mal avec le prisme déformant de l’idéologie dominante de l’Education Nationale. 

.

Complexitee_Menthon.jpg    Sophie de Menthon, Présidente de la Société de management des entreprises (SDME), dans 'Challenges n° 595 du 31 janvier 2019 :

Nous allons mourir asphyxiés par la maladie nationale de la complexité. Nos problèmes viennent de là, et personne ne s'y attaque réellement. Nous inventons des usines à gaz à la moindre occasion, incapables de mettre en application des décisions simples. La mise en place du « grand débat » confirme ce vertige collectif : process, contrôles, groupes de travail, commissions, comité contrôlant les commissions, contrôleurs de synthèses des synthèses... Les décisions se diluent, les conclusions s'étiolent.

Publié le 29/01/2019 14:51  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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