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On nous avait annoncé, avec le jeune homme devenu Président de la République, que tout allait changer.
On voit pour l'instant que rien ne change.
A la chambre des députés, ces messieurs-dames ont obtenu qu'un casier judiciaire vierge ne soit pas obligatoire pour être député. Et c'est le très habile Richard Ferrand, celui du tour de passe-passe immobilier au détriment des mutualistes de Bretagne et pour le profit de sa jeune maîtresse, alors étudiante en droit maintenant avocate, qui a déposé l’amendement à ce sujet.
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/07/25/25001-20170725ARTFIG00131-finalement-les-deputes-enterrent-la-promesse-du-casier-vierge-pour-les-candidats-a-une-election.php?pagination=3#nbcomments
Au passage, on notera que les députés renâclent fortement à fournir des justificatifs pour justifier leurs frais, pour des raisons plus vaseuses les unes que les autres. L'un d'eux a même eu le culot de prétendre qu'il allait bloquer la queue du café où il prend ses timbres.

Publié le 25/07/2017 15:25  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Oppression  -  par Gilles_Bressiere

L’oppression

    Extrait de l’article de François Armanet sur Jean-Jacques Rousseau d’après le philosophe Paul Audi, paru dans L’Obs du 20 juillet 2017 : « On doit à Catherine Kintzler d’avoir parfaitement cerné un des traits principaux de la révolution rousseauiste quand elle a écrit : « Une seule goutte de sang, une seule goutte de sueur, une seule larme d’humiliation arrachée injustement au moindre portefaix a le pouvoir de ternir la splendeur de Byzance et celle du siècle de Louis XIV. »   Or, de cette intransigeance dans le jugement, qu’avons-nous conclu depuis la mort de Rousseau ? De son exemple, qu’a-t-on appris ? Une chose au moins est sûre : nous en avons nourri une passion pour les droits de l’homme et du citoyen. N’est-il pas en effet le premier à nous avoir laissé entendre qu’il suffit d’un seul citoyen opprimé pour conclure à l’oppression de tout un peuple ? »

    Dans notre démocratie, l’oppression est insidieuse : la discrimination est omniprésente et ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi se tiennent au-dessus des lois. Il y a des citoyens privilégiés a qui le droit est donné de ne pas respecter les règles imposées aux autres.  Le droit de mentir et de falsifier les faits est accordé à bien des dirigeants, qu’ils soient de la fonction publique ou bien oeuvrant dans le privé.   Certains pays criminalisent le mensonge et le parjure, pas le notre. C’est tout un pan de « la moralisation de la vie publique » qui semble oublié de la réforme en cours.

    Constatons que l’affaire qui est présentée en première partie de mon ouvrage : « L’horreur judiciaire (au nom du peuple français) » est bien un concentré caricatural du dysfonctionnement actuel de la gouvernance de notre République.

-         Droit de mentir des autorités (notamment des édiles et de l’administration).

-         Droit de l’administration et des juges de ne pas appliquer les lois républicaines.

-         Corporatisme d’une Justice aveugle, complice de toute injustice administrative.

-         Discrimination endémique : avec l’octroi de droits indus réservés à des privilégiés, et comprenant la suppression des droits qui auraient dû être légalement accordés à d’autres (citoyens de deuxième ordre, voire de troisième classe). Etc.

    Cette oppression, qui ne cesse d’être grandissante, de règles et de contraintes pas toujours pertinentes mais toujours plus nombreuses (avec un flicage explosif !) écrase surtout les plus modestes. Remarquons, par exemple, que certains radars placés à des endroits sans danger, le sont uniquement pour racketter les automobilistes. Et ça ne va certainement pas s’arranger ! Dernière lubie : pour louer un logement il faut maintenant deux attestations supplémentaires. Alors il ne faut pas s’étonner de l’indignation et de l’exaspération des citoyens. Elle est visible dans les urnes, ou pire, dans les exactions et les violences de certains, victimisés, qui sont poussés à l’extrémisme ou au désespoir.

    Sous quel mandat présidentiel verra-t-on enfin la France devenir vraiment le pays des droits de l’homme et pas seulement celui de La Déclaration des Droits de l’Homme ?   C’est à dire un pays qui offre plus de liberté et moins d’injustice (moins de contraintes, moins de normes et moins de règles imposées ; et surtout plus d’égalité devant la justice).

Publié le 25/07/2017 11:48  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
L'Etat-voyou : une enquête en cours  -  par reformedelajustice

Vices et sévices public

   Article de Christophe Barbier sur le livre « L’Etat-voyou »

  « Gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, notre République traverse une double crise : le « par » ne fonctionne plus, car la démocratie est pervertie ; le « pour » est imparfait parce que l’Etat piétine trop souvent les citoyens qu’il doit servir. Oui, l’administration de notre démocratie est fréquemment antidémocratique. C’est ce que démontre l’enquête implacable et fouillée de Caroline Brun et Marie-Christine Tabet, que publie Albin Michel ce 1er octobre. Dans l’Etat-voyou, on voit la puissance publique racketter les contribuables, refuser de payer ses fournisseurs, piétiner – parfois – la loi  et - systématiquement – ceux qui lui résistent. En toute impunité,  puisque la justice n’aide pas à attaquer une forteresse administrative… qui est aussi la sienne !   Ce livre est salutaire, il est un bréviaire pour la colère citoyenne et doit inciter les électeurs à combattre le Léviathan étatique, nourri par nos impôts et qui en plus veut dévorer nos droits. * C. B. »  

  En introduction les auteurs de l’Etat-voyou, Caroline Brun et Marie-Christine Tabet, écrivent : « Le législateur ayant pris soin de verrouiller la loi en amont, la justice apparaît plus prompte à condamner le citoyen vertueux que le fonctionnaire délictueux.   Etat-voyou procès d’intention ? Etat menteur, Etat tricheur, Etat dissimulateur en tout cas : ce livre dévoile la face cachée d’un modèle déchu, dont tout ou presque est à reconstruire. »

  Leur chapitre 12 s’intitule : « L’impunité en bande organisée. » et commence par : « Pour encadrer les dérives de l’Etat-voyou, une institution veille (en théorie !) : la Justice. C’est elle qui est censée réguler les comportements répréhensibles et les sanctionner le cas échéant. Pourtant, la classe politique et l’administration bénéficient d’un régime d’exception, dont la raison est obscure et la permanence problématique. »

   Une enquête est en cours sur le non-respect de la Déclaration des Droits de l’Homme en France qui comprendra cette question :  

« Pensez-vous que, sous le mandat d’Emmanuel Macron, une réforme du fonctionnement de l’Administration et de la Justice sera enfin diligentée pour obtenir une réelle amélioration de notre démocratie ? »

.

Premières tendances du sondage effectué

sur un important échantillon (encore non-représentatif) au 12 juillet 2017.

1°) Unanimité pour souhaiter un allègement des règlements administratifs.

- Règles inutiles ou nocives. Exemples : contraintes qui empêchent d’embaucher. Trop de pièces à fournir pour de louer un logement ou de bénéficier de ses droits, etc.

- Exaspération devant un flicage orwellien. Exemples : dans certaines villes il n’est plus possible de s’arrêter pour poster une lettre dans une boîte aux lettres ou d’acheter son pain sans être verbalisé par des caméras de surveillance ou des voitures de police, etc.

- Sentiment qu’il y a trop de radars placés, non pas pour éviter un danger, mais uniquement pour racketter les usagers (souhait de plus de clémence quand un excès de vitesse n’est compris qu’entre  5 % et 8 %). 

2°) Unanimité pour souhaiter une réforme du fonctionnement de la Justice.

- plus de sévérité envers les délinquants (motif le plus souvent invoqué)

- Respect de la convention des Droits de l’Homme pour protéger les innocents.

- Possibilités d’avoir des recours non-illusoires en cas de contestation d’un jugement.

- Priorité d’appliquer les lois plutôt que les convictions (souvent idéologiques) des juges.

3°)  A la question « Quels candidats (ayant obtenu plus de 20% des voix) seraient selon vous susceptibles de faire les réformes administratives et judiciaires nécessaires pour que la France soit réellement une démocratie exemplaire ? »

Seraient-ils réformateurs  de l’Administration

- Mélanchon : probablement pas (avis très majoritaire).

- François Fillon : probablement (nette majorité).

- Marine le Pen : probablement pas (avis très majoritaire).

- Emmanuel Macron : plutôt peut-être ? (avis très partagés)

Seraient-ils réformateurs  de la Justice

- Mélanchon : probablement pas (avis très majoritaire).

- François Fillon : plutôt probablement (faible majorité).

- Marine le Pen : probablement pas (avis très majoritaire).

- Emmanuel Macron : plutôt peut-être ? (avis très partagés)

Est-ce qu'une partie de l'opinion a été influencée par ces réflexions tirées du livre "Faire" de François Fillon ?

« Aucune société ne peut résister longtemps à l’impunité des délinquants et à la culpabilisation sournoise de ceux qui n’ont rien fait. »

« L’autorité de l’Etat ne sera rétablie que si l’on apprend à sanctionner les comportements abusifs des administrations et à respecter la bonne foi des administrés. »

Publié le 08/07/2017 08:15  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Ce monde virtuel qu'on nous impose !  -  par reformedelajustice

Ce monde virtuel qu'on nous impose

Editorial de Franz-Olivier Giesbert   dans Le point du 29 juin 2017

"  D'abord, le martyre de Sarah Halimi dans une HLM de Belleville, à Paris. Le 4 avril, cette femme juive de 65 ans a été rouée de coups sur son balcon puis jetée dans le vide par un voisin musulman de 27 ans, prénommé Kobili, qui s'était introduit chez elle par la fenêtre. Depuis quelque temps, elle se sen­tait menacée: traitée de «sale juive» par son futur assassin, elle avait déposé une demande de déménagement à l'office de Créteil.

  La nuit du crime, Kobili l'a battue aux cris de «Allahou akbar», entrecoupés de récitations de versets du Coran. La nature antisémite de ce crime ne devrait faire aucun doute. Et pourtant, si ! Malgré l'évidence, la justice et beaucoup de médias rechignent encore à parler d'antisémitisme, sous prétexte qu'il ne faut pas diviser davantage les communautés. Le réel nous gêne? Eh bien, mettons vite un mouchoir dessus!

  Une information judiciaire a été ouverte pour ho­micide volontaire sans retenir la préméditation ni le caractère antisémite du meurtre. Quant à l'enquête, elle avance à la vitesse d'une tortue dans les sables. Beaucoup moins vite, il va sans dire, que celle qui visait François Fillon. Mollesse dangereuse: évitement et inertie sont les meilleurs alliés de la barbarie. Dieu merci, depuis peu, grâce à la mobilisation de plusieurs intellectuels, pas mal d'yeux se sont dessillés."

  Comment avoir un peuple intelligent et responsable si les autorités naviguent dans l'irréel ?

  Rappelons la scandaleuse affaire relatée dans l'essai de Gilles Bressières "L'horreur judiciaire (au nom du peuple français)" où l'administration rend impossible l'application d'une peine "de remise en état des lieux" par une interprétation virtuelle et spoliatrice de la condamnation. Condamnation au demeurant fondée sur des faits inexacts, des dates fausses, sur la non-application des lois censées protéger les administrés et sur la rétroactivité de mesures prises en 2009 sur des formalités faites par une tierce personne en 2005 avec encore cette même rétroactivité (nouvelles règles de 2009) pour une autorisation accordée tacitement en 2007 et engagée, cette année là, par cette tierce personne !

Commentaire de François Marie Arouet : Y-a-t-il un moyen de redonner du bon sens aux responsables de l'administration ?

De la même façon que l'administration s'est manifestement trompée de cible en faisant condamner quelqu'un qui n'était pas propriétaire ni locataire ni même commanditaire des travaux qu'il avait financés (pour aider des tierces personnes) dans cette affaire scandaleuse rapportée par Gilles Bressières, l'administration européenne a décidé de durcir les conditions de détention d'armes à feu.

C'est pour, soi-disant, lutter contre le terrorisme islamique que des milliers de tireurs sportifs vont payer, sous forme de contraintes supplémentaires, le fait de pouvoir détenir une arme à feu. A part un terroriste ayant fait une tentative de meurtre aux Champs-Elysées, fiché "S" pour radicalité, détenteur d'un pistolet comme tireur sportif (on se demande d'ailleurs comment une administration si pointilleuse, ayant accès au fichier "S", lui a accordé cette détention ?) il faut savoir que tous les terroristes se munissent d'armes par des voies illégales. 

Pourtant pour lutter contre le terrorisme les commissaires européens ont trouvé la solution : s'attaquer aux paisibles sportifs. Quant au trafic d'armes où s'approvisionnent les djihadistes... c'est virtuel !

Publié le 03/07/2017 11:18  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

https://www.valeursactuelles.com/economie/macron-met-la-france-lepreuve-du-rabot-fiscal-85297
Les retraités, terme englobant tous les "vieux" a un relent péjoratif. Le retraité est devenu un bon à rien, à qui il ne reste que quelques années de vague lucidité. On peut le tondre sans vergogne, il n'est pas en mesure de se défendre. Pour faire bonne mesure, on le charge de tous les maux actuels : c'est un papy-boomer qui en a bien profité au détriment de ses enfants et petits enfants, il est donc normal de lui faire régurgiter de force une partie de l'argent qu'il a quasiment détourné, en attendant qu'il disparaisse, cessant enfin de plomber les comptes des caisses de retraites. 
Et on supprime la demi part des veuves, puis on bloque indéfiniment en 2013 les revalorisations, on supprime les bonus fiscaux de ceux qui ont élevé trois enfants et plus, on "encadre" la CSG à taux réduit, pour en arriver à aujourd'hui : hausse de la CSG de 1,7% sans contrepartie. La caractéristique de toutes ces mesures confiscatoires est qu'elle touche principalement ce qui est appelé pudiquement "les retraités aisés".
Le terme "aisé" permet  de donner un caractère de solidarité, les "gens aisés" étant considérés comme privilégiés et à l'abri du besoin.
D'abord, le seuil de l'aisance est déterminé arbitrairement par on ne sait qui. 1.200€ pour une personne seule (veuf, veuve ? peu importe), 1.840€ pour un couple, comme si tous les anciens actifs cotisants du secteur privé avaient joués le même rôle dans leur vie active. On crée un flou artistique : l'ancien cadre supérieur, l'ancien ingénieur, l'ancien mandataire social n'existent plus : tout le monde dans le même sac réducteur et on cogne sur ceux qui ont le plus cotisé, donc qui ont le plus contribué à la richesse du pays.
Devant une telle absence de vergogne de la part des gens du pouvoir, on peut imaginer qu'ils ont en tête de ruiner à petit feu ces anciens actifs, jusqu'à ce qu'ils disparaissent. 
On rappelle qu'il était question de réduire le nombre pléthorique de députés et de sénateurs, indigne d'un pays en difficulté économique, or cette question a disparu des discours. C'est pour quand ?

Commentaire de François Marie Arouet :

Pour que l'oppression des abus de pouvoir administratifs puisse se perpétuer il faut bien augmenter la pression fiscale.

Commentaire d'Eric : Comment faire passer la pilule.

Cette manière d’agir des gens du pouvoir correspond exactement au 1er principe de la stratégie de manipulation des masses attribué à Noam CHOMSKY :
1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

On distrait médiatiquement l’attention de la masse, tout en laissant passer des messages économiques alarmistes.
On en verra le résultat les 3 et 4 juillet prochains.

Publié le 27/06/2017 10:31  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Entre fiction et réalité  -  par Lucas

Remarquable "information-désinformation" des médias français

La presse hexagonale, toute à son entreprise de glorification du "président jupitérien", s'est bien gardée de donner le résultat de ses interventions au sommet européen. 
 
A part un entrefilet "Macron : zéro, Europe : deux" vite disparu, rien n'a filtré.
 
Mais nous avons eu "Macron et Bibi avec Johnny et Laeticia", "Macron basketteur en fauteuil roulant", "Macron boxeur", "Macron allant voir les vieilles canailles" et s'y faisant acclamer, etc...toutes opérations de communication destinées à camoufler la réalité économique et les purges qui attendent les français, dont les "retraités aisés", qui ont plus de 1.200€ mensuels de retraite (7.872 francs). On semble revenu dans les années 60, où un salaire dépassant 3.000 francs (457€) était considéré confortable.
 
Pour ce qui est des résultats européens, seuls quelques sites francophones les donnent https://www.contrepoints.org/2017/06/25/293023-emmanuel-macron-deculottee-sommet-europeen

 
"Premier sommet européen pour Emmanuel Macron : les demandes françaises ont été réduites à néant.
Emmanuel Macron a été repris en main par Angela Merkel à l’occasion de son premier sommet européen. Mais… la presse subventionnée s’emploie à dissimuler le malaise.

Il y a deux façons d’aborder le sommet européen qui s’est tenu en fin de semaine. Une première voie consiste à lire les conclusions du sommet et à compter les points. Une seconde consiste à lire la presse subventionnée. Entre les deux, on trouve très peu de points communs."

Ce que le Conseil européen a réellement décidé

Dans la pratique, le Conseil des 22 et 23 juin n’a repris aucune des demandes françaises annoncées de longue date par le président de la République. En particulier, il n’a ouvert aucun débat sur les travailleurs détachés, sujet sur lequel la France avait bandé les muscles en demandant un durcissement de la réglementation.
Rien que par ce silence, la France subit donc une défaite en rase campagne qui montre le peu de cas que l’Europe fait d’une France engluée dans un huis clos gagnant-perdant avec l’Allemagne, même avec un Président nouvellement élu qui pense pouvoir défier Donald Trump.

S’agissant de l’emploi, on notera d’ailleurs ce que le sommet a conclu :
S’appuyant sur les conclusions du Conseil de mai 2017, qui préconisent une stratégie pour l’avenir de la politique industrielle, le Conseil européen insiste sur le rôle essentiel de l’industrie, qui constitue un moteur important pour la croissance, l’emploi et l’innovation en Europe. Dans le prolongement de ses propres conclusions antérieures, il demande que des mesures concrètes soient prises pour que le marché unique dispose d’une base industrielle solide et compétitive.
Les conclusions du Conseil ne visent pas à redire que le travail détaché est échevelé, mais que la prospérité viendra de la défense de l’industrie. Cette vision au demeurant très allemande met des mots sur un vide français : quelle est la politique industrielle d’Emmanuel Macron ? On l’ignore jusqu’ici et curieusement le Conseil européen s’est préoccupé de sujets qui n’ont aucun impact en France.

Macron battu sur les mesures anti-chinoises
Quant à l’idée d’empêcher les Chinois de prendre le contrôle à vil prix de nos pépites technologiques, Emmanuel Macron a fait un superbe bide. Voici en effet comment le Conseil a retranscrit la demande française :
Le Conseil européen est convaincu que le commerce et les investissements ne peuvent être libres que s’ils sont également équitables et mutuellement bénéfiques. Il invite par conséquent les co-législateurs à parvenir rapidement à un accord sur des instruments de défense commerciale modernes et compatibles avec l’OMC, qui renforceront la capacité de l’UE à lutter efficacement contre les pratiques commerciales déloyales et discriminatoires et les distorsions de marché. Le Conseil européen demande à la Commission de veiller à leur application rapide et effective par des mesures d’exécution non législatives visant à rendre les pratiques commerciales et les instruments de défense commerciale de l’UE plus réactifs et plus efficaces et de proposer, le cas échéant, des mesures complémentaires. Il demande en outre à la Commission et au Conseil d’approfondir et de faire avancer le débat sur la manière d’améliorer la réciprocité dans le domaine des marchés publics et des investissements. Dans ce contexte, il salue l’initiative de la Commission visant à maîtriser la mondialisation et, entre autres, à analyser les investissements réalisés par des pays tiers dans des secteurs stratégiques, dans le plein respect des compétences des États membres.
Traduction : pour faire plaisir à Macron, on aborde le point. Mais on annonce déjà qu’aucune directive, aucune mesure réglementaire ne sera prise sur le sujet, et qu’en aucun cas, on ne tordra les règles de l’OMC. On notera aussi que le sujet sera repris en main par la Commission et sera discuté ultérieurement.

Pour Macron, même traitement que pour Hollande ?
Pour finir cet exercice où les demandes françaises ont été réduites à néant, Angela Merkel a pris son petit protégé par la main et lui a infligé l’une des fessées dont elle a le secret. Celle-ci prend d’ordinaire la forme d’une conférence de presse conjointe, où le Président français annonce qu’il ne fera plus rien à l’avenir sans l’autorisation et le consentement d’Angela Merkel.

Macron n’a pas échappé à la punition.

Je veux dire ici combien à la fois le fait que nous ayons très étroitement préparé ensemble nos remarques à ce Conseil, que nos interventions aient été constamment en ligne et que nous puissions en rendre compte en commun est à mes yeux important. C’est en tout cas ce que je m’attacherai à faire, dans les années à venir, parce que je pense que quand l’Allemagne et la France parlent de la même voix, l’Europe peut avancer ; ce n’est parfois pas la condition suffisante mais c’est en tout cas la condition nécessaire.
Dans la droite ligne de cet exercice où l’on apprend que les positions françaises au Conseil sont préparées avec l’Allemagne en amont, Macron a respecté les passages obligés de la déculottée. Sur les migrants, il s’est senti obligé de déclarer :
Nous devons accueillir des réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur. Et je le redis ici, les réfugiés ne sont pas n’importe quels migrants. Ce ne sont pas les migrants économiques, ce sont des femmes et des hommes qui fuient leur pays pour leur liberté ou parce qu’ils sont en guerre ou pour leurs choix politiques. Nous devons ainsi faire preuve de solidarité quand un de nos voisins fait face à des arrivées massives de réfugiés ou de migrants.
Tous les ingrédients sont donc réunis pour que, dans les cinq ans à venir, Macron conserve intacte la doctrine européenne développée sous Hollande d’un alignement systématique sur les positions allemandes sans contrepartie en faveur de la France.

Le silence gêné de la presse subventionnée
On lira en contrepartie les gros titres gênés de la presse française subventionnée, qui veut dissimuler le ratage macronien. En dehors du Point, qui titre « Macron au sommet de l’UE : premiers échanges, premier revers », le reste de la presse se montre d’une flagornerie extravagante.

Ainsi, Les Échos, qui ne cachent plus leur soutien complet et acquis au Président, font croire à une victoire française. Plus complaisant encore, Le Monde se fend d’un titre ahurissant : « Conseil européen : avec Macron, l’Europe met en scène son sursaut ». Ils doivent avoir vraiment besoin d’un gros coup de pouce, dans ce canard, pour sortir de pareilles analyses.

La tonalité est un peu moins obséquieuse au Figaro, qui fait le choix de reprendre une dépêche AFP et de centrer son papier sur les questions de défense. Sur le sujet, le quotidien de Serge Dassault en fait beaucoup avec un titre excessif : « Macron salue une avancée historique pour l’Europe de la défense », mais il évite quand même de sombrer dans l’asservissement de ses grands concurrents.

Toute la question est évidemment de savoir combien de temps la presse subventionnée acceptera de compromettre sa crédibilité en soutenant de façon aussi grossière le président de la République."

Par Éric Verhaeghe

Commentaire de François Marie Arouet : Attendons que les médias macroniais se déniaisent.

Publié le 26/06/2017 10:55  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Jacques Toubon le Défenseur des Droits  -  par reformedelajustice

Le Défenseur des Droits à l'oeuvre

  Le Défenseur des Droits, Jacques Toubon, a interpellé le gouvernement sur le délit de contrôle au faciès. http://www.huffingtonpost.fr/2017/02/13/le-defenseur-des-droits-jacques-toubon-interpelle-le-gouvernemen_a_21712702/

  Maintenant il s’inquiète aussi des mauvaises conditions faites aux migrants à Calais (selon une brève nouvelle qui est apparue sur Yahoo le 21 juin 2017) ignorant que le gouvernement ne souhaite pas la réinstallation du camp qui a été démantelé. Les incantations du Défenseur des Droits peuvent-elles faire plier le gouvernement ?

  Même sur une affaire aussi scandaleuse que celle rapportée par Gilles Bressière dans son essai « L’horreur judiciaire (au nom du peuple français) » (première partie) le Défenseur des Droits n’a rien pu faire d’autre que de conseiller à la victime de se soumettre aux exigences injustes et ineptes d’un service administratif dont le côté particulièrement arbitraire fait frémir (il accorde des permis de construire à des privilégiés dans des zones où les constructions sont interdites et refuse aux autres de bénéficier de leurs droits élémentaire dans des zones permises).

    Pourquoi ne pas donner de réels moyens au Défenseur des Droits ?

  Mais s’il ne s’agit que d’un organisme cosmétique destiné à rassurer les citoyens sur la défense de leurs droits, il faut le garder mais on peut faire d’importantes économies de personnels : un serveur installé dans une société de service informatique, qui en assurerait la maintenance, peut se substituer avantageusement à une équipe de fonctionnaires (ça aidera à la réduction de 120 000 postes promise par Emmanuel Macron).

    Le robot Défenseur des Droits fonctionnerait ainsi :

-      D’abord il demande des pièces au plaignant (pour constituer un dossier avec tous les documents qui concernent son litige avec l’administration.)

-      Puis, pour faire sérieux, il lui réclame des pièces supplémentaires. Le serveur pourra faire des mails ou faire imprimer des courriers personnalisés (il peut prendre un nom comme Sally Malec, pour simuler un interlocuteur humain, c’est plus rassurant.)

-      Enfin, après deux ou trois semaines, il déplore de ne pouvoir agir et  suggère au plaignant éconduit de se soumettre aux exigences de l’administration, même si celles-ci sont ineptes, irréalisables ou spoliatrices.

  Quelle économie !  

   La nouvelle Garde des Sceaux compte-t-elle gérer plus ou moins bien les affaires courantes comme ses prédécesseurs, ou aura-t-elle le courage de procéder à une vraie réforme judiciaire pour réconcilier les administrés avec leur administration en les protégeant vraiment des abus de pouvoir ?

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Commentaire de François Marie Arouet : l'idée d'un serveur informatique, biberonné à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, pour remplacer un organisme dispendieux semble une bonne idée.

Un Robot Défenseur des Droits qui interpellerait le gouvernement à chaque scandale et qui soutiendrait moralement les victimes d'abus de pouvoir administratifs, sans que cela soit contraignant comme ça l'est actuellement : c'est bon pour l'image de marque de la France et ça ne coûterait pas cher. A installer discrètement...

Publié le 22/06/2017 07:42  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

La question se pose : les époux Jacob, mis en examen pendant quatre jours, viennent d'être relâchés http://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-gregory-les-epoux-jacob-remis-en-liberte_1919591.ht ml .
Mais alors, pourquoi ont ils été mis en examen ? Dans quel but ? "On" espérait les faire craquer ?
Pourquoi une procédure médiatique sans réel fondement à cette période des élections ?
Il faudrait quasiment attaquer l'Etat pour procédure abusive et injustifiée et réclamer des dommages et intérêts pour préjudice moral (et physique : 4 jours en détention à 70 ans passés.)
La phrase rituelle : "j'ai confiance dans la Justice de mon pays" devient caricaturale.

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Commentaire de François Marie Arouet : Est-ce un moyen de détourner l'attention des ennuis judiciaires du Modem ?

François Bayrou, Ministre de la moralisation de la vie publique fait face à un sondage qui révèle que 80 % des internautes interrogés exigent sa démission.

Publié le 20/06/2017 17:00  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Le Défenseur des Droits  -  par Gilles_Bressiere

LE DEFENSEUR DES DROITS

Nous nous sommes penchés sur cette institution censée protéger nos droits. Cela nous a conduit à remanier la page 23 de notre essai "L'horreur judiciaire (au nom du peuple français)"


En résumé : "Demandez-nous l'aide que vous souhaitez recevoir et nous vous apprendrons comment vous en passer."

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Commentaire de François Marie Arouet : Droit des pauvres ? Pauvres en droits !

Le Défenseur des Droits, ce recours illusoire, n'est qu'un cache misère d'une République monarchique abritant une petite caste de privilégiés qui s'arrogent des faveurs et des droits indus ; et prive les autres de leurs droits élémentaires.

Publié le 19/06/2017 22:33  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Le néo-macronien, François Bayrou, ex on ne sait plus quoi depuis l'époque où il faisait partie des Quadra, avec Michel Noir, Alain Carignon, Alain Madelin, est à présent Garde des Sceaux.
Après son silence épais sur l'affaire Ferrand, il est lui-même concerné par un soupçon de financement illégal (et louche) des assistants parlementaires de son dernier mouvement.
Actuellement, il menace les journalistes, (comme Ferrand d'ailleurs) d'une action en justice pour harcèlement.
Son comportement a alerté à tel point qu'Edouard Philippe, 1er Ministre, l'appelle à la réserve. 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/philippe-recadre-bayrou-apres-son-coup-de-telephone-a-radio-france_1917293.html
Ca démarre très fort !

Commentaire de François Marie Arouet : une fois de plus l'effet boomerang est en marche, rien ne peut plus l'arrêter.

Publié le 13/06/2017 11:35  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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