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Le "mur des cons" est toujours debout  -  par GillesBressiere

Le « mur des cons » est toujours debout

Y a des jours où l'on trouve du vrai dans cette boutade de Mark Twain: «Si l'on pouvait croiser l'homme et le chat, cela améliorerait l'homme, mais cela dégraderait le chat.» Application pratique avec la bouffonnerie olympique de cette décision du tribunal correctionnel de Lyon, qui a relaxé deux « décrocheurs» - le nom consacré pour ceux qui chapardent les portraits du président de la République dans les bâtiments publics.
La motivation du juge? «L'état de nécessité», parce que la France ne respecterait pas ses engagements sur le climat. Une imposture juridique, tant l'état de nécessité est, en droit, une notion aux antipodes de l'opinion politique personnelle. A ce compte, chacun serait fondé à s'en prendre à qui il voudrait en invoquant ses convictions. Jusqu'où ? On imagine l'exploitation que les extrémistes de tous bords pourraient faire de ce jugement...
Voici donc un magistrat, élevé au biberon de la République et de l'Etat de droit, qui justifie le vol de biens publics par un jugement de valeur politique. On imagine bien que cela peut faire envie à certains de s'offrir un quart d'heure warholien en prenant une décision tellement bête qu'elle lui vaudra un passage à la télévision. Mais voilà, un tribunal n'est pas « L'île de la tentation », et confondre la justice avec la télé-réalité est plutôt inquiétant pour qui est censé être au service de la loi.
Il n’y a pas que cela. La motivation de la décision témoigne d'une dérive zadiste chez certains magistrats. En l'espèce, le prétexte environnemental cache mal la logorrhée de cette gauche extrême reconvertie dans l'écologie par nécessité et qui poursuit toujours la même haine de la démocratie libérale. Quitte à desservir cette cause - majeure - qu'ils prétendent défendre. Alors que le mur de Berlin est tombé il y a trente ans, le « mur des cons », lui, tient toujours. En 2013, des images tournées en caméra cachée par un journaliste de France 3 dans les locaux du Syndicat de la magistrature (SM), ouvertement à gauche, montraient un panneau sur lequel figuraient, assorties de commentaires, des photos de politiques, magistrats ou journalistes, de droite ou présumés de droite, désignés ainsi comme cibles.
La présidente du SM d'alors, Françoise Martres, a été – partiellement condamnée. Mais cela ne signifie pas qu'ont disparu ces adeptes du détournement de fonctions publiques qui privatisent l'institution pour servir leurs obsessions. La «jointventure» établie par certains d'entre eux avec Mediapart, qui est devenu le journal officiel de cette mouvance en publiant opportunément les PV qu'il faut, le zèle parfois surprenant des procédures à l'encontre de Nicolas Sarkozy (mais aussi de Jean-Luc Mélenchon) contribuent à semer le doute sur cette profession, pour l'essentiel irréprochable, mais qui devrait l'être dans son entièreté.
La décision du tribunal de Lyon est une forfaiture, mais aussi un hommage à la désinformation. La France doit évidemment faire beaucoup plus sur le sujet du climat, mais on ne peut cacher qu'elle est l'un des pays industrialisés dont les émissions de CO2 sont les plus faibles par habitant, grâce à l'hydraulique et, surtout, au nucléaire. Mais chut, cela pourrait déplaire à nos magistrats guévaristes à paravent écolo...
Sans surprise, le micro-coup d'Etat de Lyon est reçu avec triomphalisme par les associations d'anticapitalistes en habit vert, par Cécile Duflot et quelques autres. Il est aussi décrit avec bienveillance, voire une certaine réjouissance, par Le Monde. L'Etat de droit est piétiné et il en est qui s'en félicitent. A croire que tout ce petit monde a envie de donner raison à Mark Twain.

Etienne Gernelle

19 septembre 2019 / Le Point 2455

Il faudra un jour faire le ménage

On ne peut plus laisser des magistrats se faire les complices des délinquants, par idéologie ou par intérêt occulte inavouable.
Un remède simple et peu onéreux : instaurer des Commissions Ethiques composées de jurés tirés au sort. Cette participation citoyenne dont se gargarisent les politiques sans jamais la mettre en œuvre. Il est urgent que le peuple français acquière enfin un vrai contrôle sur ses juges, pour moraliser et redonner du bon sens au système judiciaire. Qu’on puisse proscrire enfin toutes ces décisions de justices ineptes ou scandaleuses qui disqualifient les tribunaux dans leur fonctionnement actuel. 
Les Commissions Ethiques devraient avoir le pouvoir de sanctionner les juges qui ne respectent plus l’Etat de Droit, ceux qui sont des complices évidents des délinquants, ceux qui falsifient les faits et ceux qui n’appliquent plus les lois de la République.
Le pouvoir sans contrôle peut rendre fou et c’est bien ce que l’on constate dans de nombreuses affaires conclues par des jugements stupéfiants. L’irresponsabilité des juges, exempts de tout contrôle, contribue à l’explosion constatée de la délinquance, au malheur de nombreuses victimes et à la crucifixion de tant d’innocents.
Il faudra donc un jour faire le ménage. 

                                                             Gilles Bressière (20 septembre 2019)

Publié le 19/09/2019 13:08  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Pédagogie et écologie  -  par Voltaire

PEDAGOGIE et ECOLOGIE

ENSEIGNEMENT

Quand on peut et qu’on sait : on fait.
Quand on ne peut pas mais qu’on sait : on enseigne.
Quand on ne peut pas et qu’on ne sait pas : on fait de la pédagogie.

GOUVERNEMENT

Quand on peut réduire le coût de fonctionnement de l’Etat et qu’on sait le faire : on le fait.
Quand on peut supprimer les contraintes handicapantes et qu’on sait libérer l’emploi : on le fait.
Quand on peut réduire le Léviathan technocratique et qu’on sait administrer frugalement : on le fait.
Quand on peut optimiser l’administration et qu’on sait la rendre respectueuse des lois et des hommes : on le fait. 
Quand on peut réformer la Justice et qu’on sait comment la rendre exemplaire avec une réelle éthique : on le fait.
Etc.
Quand on ne peut pas et qu’on ne sait pas : on fait de l’écologie. 

Cliquer Ici et

Incapables ? : Cliquer Ici - Arte 28' (7 septembre 2019) avec Raphaëlle Bacqué : Cliquer ENA

ENA ? Une vidéo rappelant cette "lumineuse" idée produite par des cerveaux d'énarques : si on a moins de médecins on aura moins de malades... aujourd'hui on en voit le résultat : six mois de grève aux urgences...

Publié le 06/09/2019 19:08  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Au nom de la technocratie française
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  Corse Matin du 19 août 2019 : cliquer Ici
« D’anciens jurés racontent le "vertige" des procès d’assises, avant  les grands débuts d’une nouvelle juridiction qui jugera des crimes sans jury populaire. A partir de septembre, les "cours criminelles", créées pour accélérer les procédures, examineront des crimes punis de 15 à 20 ans de réclusion, et seront expérimentées dans sept départements. »

  Si le but ultime est d’accélérer les procédures, à quand une justice à la Robespierre ? Une justice qui a perdu la tête.
  Déjà nous souhaitons qu’aucun juge ne vienne perturber les débats des jurés d’assises comme c’était le cas avant que cette présence soit imposée sous l’occupation allemande (1940-1945) par le gouvernement de Vichy et perpétuée.
  Nous préconisons au contraire d’introduire des jurys populaires dans les cours correctionnelles car nous sommes très attachés aux acquis de la Révolution française.

  Si ça continue dans cette voie, où le peuple sera de plus en plus représenté par des fonctionnaires non élus, alors la démocratie sera un jour totalement confisquée par une dictature technocratique. Il est à craindre que s’en suive une prolifération de lois restreignant le droit de penser différemment de la doxa bien-pensante. De nouvelles lois mémorielles, des lois contraignant à ne pas contredire la vérité officielle et même, on l’a vu récemment, une loi anti-blasphèmes *
  Vertige !…
  Faudra-t-il émigrer aux Etats-Unis pour retrouver la liberté ?

* Malika Sorel (24 août 2019) : une bouffée d'oxygène dont devrait s'inspirer nos gouvernements (cliquer Ici et )

Publié le 20/08/2019 09:17  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Encore une loi liberticide !  -  par Voltaire

Encore une loi liberticide !

(Toute information critique se devra d'être censurée ! ) Cliquer Ici et

Franz-Olivier Giesbert révèle dans son éditorial intitulé « Médiapart, roi de la pantalonnade », ‘Le Point’ n°2447 du 25 juillet 2019 :
« France, prends garde à toi, tout fout le camp.
Ton esprit critique, ton bon sens aussi. Dans une proposition de loi contre la cyberhaine, la députée macroniste Laetitia Avia venait de glisser subrepticement l’interdiction du blasphème (à l’encontre de l’islam exclusivement), une revendication traditionnelle des Frères musulmans. »
Après les lois mémorielles, la loi sur les ‘fake news’, voici la loi antiblasphème.

Aux Etats Unis on a conservé la liberté d’avoir n’importe quelle opinion, de pouvoir l’exprimer oralement et même de l’écrire (sauf la diffamation évidemment).
Malheureusement ce n’est plus le cas en France car selon la bien-pensance on n’a plus le droit d’avoir ‘des idées à la con’ ni même de déconner. 
Imaginez que, dans un futur plus ou moins proche, vous soyez poursuivi pour avoir exprimé bêtement une idée sotte sur une certaine religion ; dénoncé, puis jugé par un magistrat issu de l’islamisme radical (ça arrivera un jour)… Imaginez…

Commentaire de Bernard (31 07 2019) : cliquer Ici

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Pierre-Antoine Delhommais (Le Point n°2448 du 1er août 2019) :
«
L’alibi de Macron
Pour le président, l’écologie est un moyen habile de détourner l’attention des Français de son incapacité à réduire la dépense publique.

(…son principal adversaire…) Le RN est beaucoup plus préoccupé par l’augmentation de la population musulmane que par la diminution de celle des abeilles. »

Publié le 31/07/2019 16:11  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Appliquons la loi !  -  par Bonaparte

Appliquons la loi !

Il s'est déroulé ces dernière semaines le tournoi de football des nations africaines remporté par l'équipe algérienne, félicitations à elle. Mais en parallèle, nous avons assisté à des scènes d'une "rare" violence partout en France commises par les supporteurs de ce collectif.
 

Cet élan de patriotisme envers un pays étranger a tout de même coûté la vie à un jeune universitaire  https://www.google.com/amp/s/amp.lepoint.fr/2325816

Ainsi que de nombreux dommages sur le mobilier urbain dont voici quelques exemples: https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/eure/evreux/evreux-statue-du-general-gaulle-vandalisee-1702022.html  https://mobile.francetvinfo.fr/sports/foot/can-2019-deux-magasins-pilles-sur-les-champs-elysees-lors-d-un-rassemblement-apres-la-qualification-de-l-equipe-de-foot-d-algerie_3532631.html#xtref=https://www.google.com/
 

Fort heureusement l'article 23-7 du code civil doit permettre que ce genre de manifestation ne se représente plus.Le voici: https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070721&idArticle=LEGIARTI000006420004&dateTexte=&cat egorieLien=cid
Et nous comptons bien entendu sur nos chers magistrats pour l'appliquer à la lettre compte tenu de la gravité des faits, car sans cela ils pourront être considérés comme hors la loi, voir même pire, comme complices.

 

Nous adressons notre soutient à toutes les victimes des dommages collatéraux de cette CAN ainsi que nos plus sincères condoléances à la famille du jeune homme assassiné et espérons que justice soit enfin rendue.

Publié le 22/07/2019 02:24  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Halte à la justice politique!  -  par reformedelajustice

Halte à la justice politique!

Franz-Olivier Giesbert dans 'Le Point' n°2443 du 27 juin 2019 : cliquer ICI

Voir ce qu'a écrit Gilles Bressière dans son essai "L'horreur judiciaire - Au nom du peuple français" au chapitre intitulé "Ne laissons pas un gouvernement des juges confisquer la République"  page 107

Nicolas Bessone, ancien procureur de Bastia : « Jusqu’à présent , on ne voyait cela qu’en Corse ou en Sicile» (voir le billet 'Justice à vendre'). Un article édifiant du Journal 'Corse Matin' (18 juillet 2019) : Cliquer Ici

Commentaire d'Antoine (20 juillet 2019) : Si les faits de cet article (révélés par le Canard Enchaîné) sont avérés, serait-ce les prémisses d'un début de tentative d'assainissement par le Conseil Supérieur de la Magistrature ?

Lucas (20 juillet 2019) : Quand on commence à tirer un fil de la pelote... Cliquer Ici

Publié le 18/07/2019 06:27  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

CESSEZ D'EMMERDER LES FRANCAIS!

Assommer les Français de complications incessantes et d'inutiles tracasseries n'est pas le meilleur moyen de les réconcilier avec l'Etat. Celui-ci demeure à leurs yeux un ennemi qui leur cherche querelle, «par bêtise, méchanceté ou vocation». Cliquer ICI

Le comble c’est quand l’administration n’applique plus les lois en se vautrant dans l’arbitraire et même dans l’illégalité. Un exemple édifiant de cet assassinat de l’Etat de droit par des fonctionnaires se trouve résumé dans l’essai de Gilles Bressière "L'horreur judiciaire - Au nom du peuple Français" qui se termine par : 
"En bref Denis Dejustys a été condamné à effectuer des travaux illicites sur une propriété située sur une zone devenue inconstructible (NM), qui ne lui appartient pas et dont il n’est pas héritier, cela pour avoir simplement financé des travaux licites, dans une zone qui était encore constructible (UD), sur la foi d’une déclaration de travaux valide (selon les textes de l’imprimé CERFA de cette déclaration déposée en mairie par une tierce personne)."
L'Etat, un ennemi qui leur cherche querelle par bêtise, méchanceté ou vocation ?
Toujours plus de contraintes, plus de tracasseries, c’est bien une des causes principales de l’exaspération des Français.

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Commentaire d’Aurélie (28 juin 2019) : A quand un Parti des Français Heureux (PFH) où notre idéal républicain « Liberté Egalité Fraternité » retrouverait du sens ? 
Avec beaucoup moins de contraintes. Avec un choc de simplification (même Donald Trump l’a fait !). Avec une administration au service des citoyens (avec de nombreux cas où l’administration propose et où l’administré dispose). Quant à l’égalité et à la fraternité, de grâce, surtout ne pas prendre exemple sur les intégristes islamistes !

"Liberté Egalité Fraternité" c'est l'antithèse des technocrates et des sectaires.

Claire Pollin - SOS Education (27 juin 2019) "Canicule : notre Ecole marche sur la tête" : Cliquer Ici 

Publié le 21/06/2019 09:14  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Inversion des valeurs  -  par Anne

INVERSION DES VALEURS

Réaction après un jugement du tribunal des prud’hommes condamnant lourdement une association sportive sans but lucratif dirigée par des bénévoles :
«Écœurant.!
Vol de fonds associatifs, mensonges, fautes professionnelles, mise en difficulté de l'association, etc.... 
Et ça a marché !! 
C'est désolant
»
43 salariés consciencieux mis en péril pour satisfaire une délinquante : 
La justice française est complaisante avec les délinquants, indifférente aux victimes et féroce avec les innocents.

Cliquer Ici

Commentaire de Réforme de la Justice (19 mai 2019) : "Pensez-vous que des jurés populaires auraient validé comme pièces essentielles des photocopies si faciles à falsifier ? Auraient-ils été abusés par ces signatures suspectes entérinant 340 heures sup. en deux mois, auxquelles s'ajoutent 160 heures (total 500 h !) pour un travail non fait ? N'auraient-ils pas condamné ce hold-up de fonds associatifs maquillé en en heures sup. qui était le principal motif du licenciement ?"

Publié le 13/05/2019 18:13  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Justice à vendre  -  par GillesBressiere

Justice à vendre

  Nicolas Bessone, ancien procureur de Bastia : « Jusqu’à présent , on ne voyait cela qu’en Corse ou en Sicile (…)» Cliquer Ici
  Puisque nos dirigeants rechignent à réformer l’administration, dont la Justice, ne pourraient-ils faire au moins une amélioration a minima pour ces cas trop fréquents : quand des décisions de justice stupéfiantes sont rendues dans des cours situées dans des zones de non-droit notoires, ne serait-il pas possible, pour ceux qui en sont victimes, de pouvoir délocaliser leur procédure dans un autre palais de justice ? Le mieux serait que ces victimes puissent choisir dans un panel de cours sérieuses qui leur serait proposé par le Conseil Supérieur de la Magistrature. L’institution judiciaire en serait bien améliorée et à faible coût. 
  Ce ne serait pas une bien grosse réforme… en attendant mieux.

.

Commentaire d'Aurélie (28 avril 2019) : Si je comprends bien, un jugement, y compris un arrêt en appel, rendu dans une zone notoire de non-droit compterait pour du beurre, ça permettrait donc d'être rejugé dans une cour réputée sérieuse ? Ca c'est une excellente idée !

.

Gilles Bressière : Ne rêvons pas, présentée comme cela cette 'excellente idée' devrait faire frémir le Conseil de la Magistrature et même le Conseil Constitutionnel. En revanche, dans le cas où l’arrêt de la cour d’appel est rendu dans le même palais de justice qu’en première instance (ça arrive et ça ne devrait pas être normal), il devrait alors être possible d’exiger qu’un nouvel arrêt puisse être prononcé dans une cour d’appel délocalisée. C’est une réforme pertinente et simple à mettre en œuvre.

  Nicolas Baverez dans son éditorial « Guerre des droits » - ‘Le Point’ n° 2435 du 2 mai 2019 – Extrait : 
«  En Europe, la pression populiste, qui exige la réparation de tout dommage même en l'absence de faute, et la dégradation de la situation financière des Etats débouchent sur un principe de responsabilité illimitée des entreprises, y compris en cas de défaillance de la puissance publique dans ses missions, qu'il s'agisse de sécurité, de santé publique, de protection de l'environnement. Les Etats, dont la dette atteint 87 % du PIB dans la zone euro et 110 % du PIB dans le monde développé, utilisent de plus en plus les entreprises pour combler les trous des finances publiques. Dans le domaine fiscal, la multiplication des amendes et l'envolée de leurs montants entendent inciter à la transaction, même en l'absence d'infraction ou de preuves. Ceci est particulièrement vrai en France où la prolétarisation de la justice va de pair avec une profonde hostilité de la magistrature envers les entreprises et l'économie de marché. A court terme, le citoyen peut paraître gagnant avec le déplacement des charges du contribuable vers les entreprises. En réalité, il s'agit d'un pacte faustien car la croissance potentielle, l'emploi et les revenus se trouvent amputés tandis que les libertés individuelles sont fragilisées par la violation des règles propres à un procès équitable.
  L'issue de la lutte engagée entre la démocratie et le populisme dépendra largement de la résistance de l'Etat de droit. Pour l'Union européenne, cela implique de se repenser en termes de souveraineté afin de défendre ses valeurs face aux nouveaux empires. Pour la France, cela exige de revenir à la lettre et à l'esprit de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui rappelle que tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, que nul ne peut être accusé, arrêté et détenu en dehors des cas déterminés par la loi, que celle-ci ne peut établir que des peines strictement nécessaires, que nul ne peut être puni en vertu d'une loi établie et promulguée postérieurement au délit. »

Gilles Bressière (3 mai 2019) : Notre souhait c'est bien que la France devienne vraiment le Pays des Droits de l'Homme et du Citoyen, avec les mêmes droits et la même justice pour tous. Il est urgent que les juges appliquent enfin les lois votées par les parlementaires et non celles de leur invention, qu'ils les appliquent sans rétroactivité et surtout en se fondant sur des faits réels et avérés et non sur des élucubrations spécieuses ou des considérations idéologiques personnelles. Les faits rien que les faits, les lois rien que les lois. Le moyen le plus sûr d'y parvenir serait un contrôle citoyen sous forme de Commissions Ethiques avec des participants tirés au sort. Avec un tel contrôle on ne devrait plus voir de peines inapplicables comme celle de devoir financer (sous astreinte) des travaux illicites pour avoir auparavant financé des travaux licites (au profit de tiers).

Publié le 26/04/2019 15:46  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Sauvons la Planète

L'éditorial Les écolos et le «syndrome Cahuzac» de Pierre-Antoine Delhommais dans l'hebdomadaire 'Le Point' : "L'essor du transport aérien a de quoi effrayer les âmes écologiquement sensibles: 310 millions de passagers en 1970, 8 milliards attendus en 2035 et 16 milliards à l'horizon 2050. A l'origine de cette croissance exponentielle, l'émergence, dans les pays en développement, de classes moyennes trop heureuses de pouvoir enfin voyager. En Chine, le nombre de passagers est passé de 2,5 millions en 1980 à 551 millions en 2018, et l'on y construit en ce moment 74 aéroports. (...) Par ailleurs, les habitants des pays en développement sont de plus en plus nombreux non seulement à prendre l'avion, mais aussi à manger de la viande. La consommation annuelle moyenne de viande par habitant y a progressé de 11 kilos en 1970 à 32 kilos en 2017, et pourrait atteindre 44 kilos en 2050. La consommation mondiale de viande devrait grimper à 470 millions de tonnes en 2050. Or l'élevage représente, selon la FAO, 18 % des émissions de gaz à effet de serre.
A l'évidence, les leaders occidentaux de la lutte contre le réchauffement vont avoir du mal à convaincre les habitants des pays pauvres de passer du stade de la misère à celui de la frugalité.
"         Article complet Ici 

Ce sombre tableau incite à se préparer à la catastrophe en construisant des bâtiments résistant aux cyclones et en enterrant tous les câbles (lignes électriques, fibres optiques, etc.) plutôt que de taxer inutilement les Français. Réduire la pollution dans les villes c'est jouable (et nécessaire pour la santé des citadins) mais réduire les émissions de gaz à effet de serre est illusoire quand les grands pays pollueurs (la Chine, les Indes et les Etats-Unis avec 66 % des émissions mondiales) écraseront tous nos efforts (la France c'est 0,9 % des émissions mondiales) !

Antoine (20 avril 2019) Mobilisation Climat sur le Net : Cliquer Ici

Commentaire de Robert Mideau (21 avril 2019) : 
Le blocage de l’entrée de la Tour Total à la Défense, vendredi 19 avril, par des écologistes suggère l’opportunité de se remémorer l’historique de la production et de la consommation énergétiques mondiales avec ses enjeux si complexes : https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9opolitique_du_p%C3%A9trole?wprov=sfla1

.

Antoine (21 avril 2019) : réflexion en forme d'énigme https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Maria_Cipolla

Le 19 avril 2019 Total, EDF, la Société Générale et le Ministère de la Transition Ecologique ont subi un préjudice en étant bloqués par deux mille manifestants (qui jouissent d'une totale impunité judiciaire).
Pour quel but ? Pour que la France sauve la Planète en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre.
Cet objectif est-il atteignable ? Non, la France, seule, ne sauvera pas la Terre car ses efforts seront balayés par des nations moins scrupuleuses, grosses émettrices de CO2.
Qu’en penserait Carlo Maria Cipolla ? Cf. page 69 de l’essai de Gilles Bressière «L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français»
Si les manifestants perdent leur temps dans une quête de l’inutile ils se placent résolument dans le quadrant (XOY -- ).
S’ils éprouvent une satisfaction à punir et à embêter les autres alors ils se situent dans le quadrant (YOX +-).
Que faut-il en penser ?

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Jean-Charles Hourcade du CNRS : Comment financer la transition énergétique

Extraits 
"Pour en comprendre l'enjeu, soulignons que le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) montre que respecter un scénario d'émission limitant l'augmentation de la température à 1,5° C exige l'utilisation de techniques de production d'énergie, de transport, de fabrication des infrastructures, etc. trois à quatre fois plus coûteuses par tonne de carbone non émise que dans un scénario de limitation à 2° C. Ce coût de la dernière tonne émise - le «coût marginal», pour les économistes - équivaut à près de 400 € la tonne de carbone émise (en valeurs actuelles) dans tous les pays du monde. Or une petite taxe de 50 € par tonne doublerait à elle seule le prix du ciment - dont la fabrication dégage beaucoup de CO2.
(…)
Le coût marginal du carbone non émis est un indicateur décisif: c'est ce surcoût que les producteurs factureront à leurs clients, de la même façon que les producteurs de pétrole vendent actuellement le leur au prix de marché, quel que soit leur coût de production réel et inférieur. Ce coût aura un impact dans tous les secteurs de l'économie, de l'énergie au ciment, à l'acier, aux engrais, de la production des bâtiments à l'automobile et l'agriculture... Cet effet de propagation va augmenter les prix des biens de consommation, donc baisser le pouvoir d'achat, et aggraver le chômage car le made in France sera devenu plus coûteux que les produits importés."
La Recherche N° 544 – février 2019

Ecologie punitive ou bien écologie pragmatique ? Encore une pièce à verser au dossier : cliquer Ici

Le simplisme de l'écologie punitive a été le déclencheur de l'insurrection des Gilets jaunes. L'écologie pragmatique doit s'appuyer sur des analyses pertinentes de ces réalités réelles très complexes, afin d'élaborer des réponses adaptées qui soient réalistes et efficaces.

Publié le 19/04/2019 11:04  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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