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MENSONGE ET LACHETE : DES MAUX FRANCAIS ?

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement : « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le Président. »
Merci Madame pour cet aveu bien courageux.
(même si l’intéressée s’est un peu ravisée en déclarant que ses mensonges étaient proférés pour protéger la vie privée d’Emmanuel Macron.)

Arte 28’ (5 avril 2019) Elisabeth Quin recevait Françoise Cotta, avocate pénaliste, pour parler de son livre paru aux éditions Fayard « De la robe noire au Gilet jaune » :
Françoise Cotta : « Ecoutez, moi j’ai toujours pensé que l’avocat n’était pas là pour mentir. 
(…) La seule façon d’être cohérente c’est de dire les choses comme elles sont. On ne peut pas fabriquer un personnage totalement. On doit dire les choses comme elles sont, on doit ne pas avoir peur de la réalité. »
Merci Maître pour cette déclaration bien courageuse.
Avec une rare éthique, elle s’oppose enfin aux propos d’un de ses confrères qui a affirmé, devant des millions de téléspectateurs, que le mensonge est un moyen de défense comme un autre.

Gérard Bronner, sociologue (Le Point du 11 avril 2019) : "La stratégie d'évitement de la réalité met en danger le socle rationnel du jugement collectif."

Si chacun se dit « Le réel ne correspond pas à mon opinion ? Changeons le réel ! » ce sera le délitement de la démocratie.
Si l’administration et la justice décident ensemble que « Le réel ne sert pas nos intérêts ? Changeons le réel ! » c’est la fin de l’Etat de droit et c’est malheureusement le sinistre constat révélé par « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français ».
Alors qui peut s'étonner que l'on puisse, comme Maître Françoise Cotta, tout imprégnée d'une exceptionnelle éthique professionnelle, passer de la Robe noire au Gilet jaune ?

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Franz-Olivier Giesbert (Le Point du 11 avril 2019) : L’escroquerie … Cliquer ICI

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Réforme de la Justice (13 avril 2019) : L'urgence d'une réforme citoyenne avec des participants tirés au sort pour éviter les idéologies mortifères des groupes de pression.
Car si plus rien n’est crédible, aucun débat citoyen ne sera possible pour tenter d’améliorer les choses. 
Car si les décisions politiques s’appuient sur des faits inventés avec des analyses  totalement virtuelles, les résultats seront rarement positifs. 
Car si la justice est rendue, fondée sur des ‘réalités alternatives’ (ineptes), l’institution judiciaire sera évidemment complètement discréditée.

Publié le 11/04/2019 13:14  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

Future réforme de la fonction publique en gestation.

  Faut-il toucher à la garantie à vie de l’emploi chez les fonctionnaires ?

  Jean Quatremer, correspondant de presse à Bruxelles. Emission 28’ sur Arte du 29 mars 2019 :

  « La fonction publique européenne : le grand problème c’est qu’on a des gens qu’on ne peut pas bouger. Des gens incompétents qui ont été recrutés et qu’on ne peut pas virer et qui coûtent très cher (fonction publique de conception et non de mission donc des postes de très haut niveau). Ces gens là occupent des postes qu’ils ne devraient pas occuper. Et à un moment qui fait le travail ? Eh bien ce sont des contractuels que l’on embauche pour faire le travail de fonctionnaires à vie, qui eux, ne font pas le boulot !

  C’est un truc de dingue et on ne peut pas changer !

  (…) Il faut regarder dans d’autres pays où l’on a supprimé la garantie de l’emploi. »

  Faut-il s'opposer frénétiquement au contrôle des hauts fonctionnaires et des magistrats ? Est-t-il raisonnable de toujours interdire l'évaluation du travail de certains occupants de postes importants de la fonction publique ? En cas de carence manifeste pourquoi refuser toute sanction ? Voulons-nous donc garder en activité tant d'irresponsables, à tous prix, sous la contrainte de la pensée conformiste qui préside en France (cette idéologie en oeuvre depuis tant de décennies dont on peut aujourd'hui constater le désastre )?

Pour lancer le débat cliquer Ici

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Franz-Olivier Giesbert (dans 'Le Point' n°2431 du 4 avril 2014) : "Ca va mal finir !"

"(...) Nous vivons plus que jamais sur fond de perte de repères, de guérilla urbaine, de fractures ouvertes, d'incivisme haineux, de laxisme judiciaire.

Rien ne vaut rien : vous pouvez sans être inquiété voler des fourchettes au Fouquet’s en feu et, ensuite, aller faire le beau sur les réseaux sociaux, avec la bénédiction d’une justice béloubétienne à la ramasse, incapable d’incarcérer un seul black bloc ! Ces périodes là fabriquent le meilleur terreau qui soit pour l’extrême droite et ses avatars."

Publié le 01/04/2019 15:27  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Le mal français.  -  par Voltaire

LE MAL FRANCAIS

Gilets jaunes : 6 causes d’un désastre annoncé
 


Le père Noël risque cette année de s’habiller en jaune.
Si l’insurrection populaire est une tradition française, le mouvement des Gilets jaunes est inquiétant. Les analyses des médias passent malheureusement à côté de l’essentiel.

La crise actuelle est avant tout celle d’un système et d’un mode de pensée périmés

 C’est la raison pour laquelle elle risque de se prolonger.


LA BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT VIENT D’UN DÉFICIT DE TRAVAIL
Quel politique aura le courage de le dire ?
On ne crée pas de la richesse — et donc du pouvoir d’achat — en regardant le foot à la télé.
La crise de la France est celle de la paresse.
64 % de la population âgée de 15 à 64 ans travaille dans notre pays, contre 79 % en Suisse, 75 % au Royaume-Uni ou en Allemagne.
Nous travaillons également 15 % d’heures en moins par an par rapport à la moyenne de l’OCDE et notre fonction publique, largement sous productive, occupe près de 20 % de la population active.
Soyons concrets :
l’essence et les produits alimentaires coûtent plus cher car nous nous disputons ces biens avec des pays qui travaillent davantage que nous.
Leur pouvoir d’achat s’accroît et le nôtre diminue.
 
L’IGNORANCE DES RÉALITÉS ÉCONOMIQUES CRÉE DE LA VIOLENCE
Nous sommes le bonnet d’âne en matière de connaissance économique selon l’OCDE.
Les Gilets jaunes reflètent cette inculture, leur programme étant une somme d’aberrations, un concours Lépine de l’ignorance. Les insurgés veulent tout et son contraire.
Moins de taxes et plus de dépenses publiques avec par exemple le maintien de lignes de chemin de fer non rentables
Plus d’écologie et du diesel moins cher.
Davantage de jobs mais le droit de casser l’appareil productif.
Un smic à 1 300 euros et des emplois pour tout le monde.
L’équation économique de la France est malheureusement simple à comprendre :
peu de gens travaillent car le travail est lourdement taxé.
Les taxes sont lourdes car il faut financer beaucoup d’assistés et de transferts sociaux parmi les plus généreux au monde.
Le plus effarant est qu’une majorité de la population soutient les Gilets jaunes.
Si l’école enferme les esprits dans l’ignorance, les médias ne joue pas leur rôle d’information.
À quelques rares exceptions, les chroniqueurs ne posent jamais les bonnes questions et ne fournissent aucune donnée de contexte.
Personne ne recadre les inepties économiques d’un Mélenchon.
Le peuple français s’est enterré dans ignorance.
Son absence de perspective est avant tout intellectuelle.


L’EFFICACITÉ DES SERVICES PUBLICS DÉCROÎT ET NE VA PAS S’AMÉLIORER
Une lettre met presque une semaine pour arriver d’un point à un autre en France, contre 2 jours dans les années 1980.
Les performances de la SNCF sont en chute libre malgré des coûts exorbitants.
Les causes de cet enlisement sont multiples
Les fonctionnaires ont vieilli.
Les organisations se sont empâtées et elles sont centrées sur leur propre finalité plutôt que sur les clients-citoyens.
Quelle entreprise survivrait sans se réformer ?
Sans licencier des salariés sous-performants ?
Sans réallouer les effectifs d’un service à l’autre quand la technologie permet des gains de productivité ?
Aucune, mais c’est le chemin que l’administration française a choisi depuis 30 ans.
L’État français, contrairement à ses concurrents anglais ou allemands a raté la transformation digitale.
Le service aux administrés a encore empiré avec les tentatives de digitalisation
De par son poids, l’administration entraîne l’économie française vers le bas, et avec elle le pouvoir d’achat


LES FRANÇAIS VIVENT DANS UN MONDE VIRTUEL
Le temps passé devant les écrans augmentent en permanence.
Les Français vivent dans un monde virtuel fait de rêves, d’argent facile, de jolies filles et de fake news. 
Le capitalisme n’est pas exempt de critiques dans ce divorce avec la réalité.
La publicité traditionnelle et numérique est d’une efficacité redoutable pour créer des frustrations et susciter l’acte d’achat.
Avec l’extinction des idéaux, qu’ils soient religieux ou politiques, le consumérisme n’a plus de contrepouvoir.
Symptomatiquement, les casseurs ont pillé des boutiques de luxe.
Même les casseurs d’extrême gauche rêvent de s’habiller en Chanel et en Vuitton.
 
Une autre promesse mensongère existe, celle que l’État promeut depuis des années.
Avec plus de 50 chaînes de télévision, des millions investis dans les campagnes de publicités diverses et variées, des écoles républicaines fortement politisées, l’État est le premier émetteur d’idéologie dans ce pays.
Il faut ajouter à cela la presse écrite largement subventionnée et les artistes qui vivent payés par l’État grâce au régime des intermittents. Ce fantastique dispositif de propagande nous décrit un État ultra protecteur, tout-puissant, garantissant la paix et le bonheur du citoyen, de la naissance à la mort.
Une vision imaginaire qui ne peut que décevoir cruellement.

L’ABSENCE DE SANCTION MÈNE À LA VIOLENCE
Il n’existe pas de société sereine sans discipline et respect
Le contrat social a volé en éclats avec les Gilets jaunes, mais la tradition de la casse n’est pas nouvelle.
Depuis longtemps, on a supprimé les sanctions à l’école, on ne punit plus les délits mineurs.
L’absence de discipline est la résultante directe de l’effondrement des services publics, que ce soit l’éducation et la justice.
Il s’est développé également une idéologie permissive, notamment vis-à-vis de l’extrême gauche.
Les syndicats ont légitimé des pratiques ultra-violentes, en toute impunité et dans le silence médiatique.
Les Gilets jaunes constituent une version low cost et 3.0 du syndicalisme, ils ont été formés à leur école.
En plus stupides et en plus violents.
L’exacerbation des frustrations nourries dans la virtualité allume un incendie majeur mais les pompiers n’ont pas le droit d’agir, par crainte, par inefficacité et par choix politique.

(Extrait d'un document qui circule sur le Net : Les gilets jaunes à travers le regard de la presse suisse.)

Publié le 22/03/2019 14:02  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

LE VIRUS DU MENSONGE : UN MAL FRANÇAIS

Quand un avocat célèbre explique sur les ondes que le mensonge est un moyen de défense comme un autre, il révèle ainsi que notre démocratie a bien des progrès à faire pour devenir exemplaire. Il faut comparer avec la justice anglo-saxonne qui punit très sévèrement les déclarations mensongères proférées au tribunal avec des peines de prison fermes.
Les politiciens mentent : promesses non tenues et dissimulations des réalités à la manière des illusionnistes qui attirent l’attention sur des sujets subalternes pour éviter d’évoquer ceux qui sont importants. 
Par exemple : aucun gouvernement n’expliquera au public les vraies raisons de la désindustrialisation de la France ou du malaise paysan. Ca pourrait remettre en cause des décennies de gouvernance uniquement politicienne et mettre au jour cette frilosité à gérer efficacement les problèmes avec cette procrastination endémique qui flirte avec l’incurie.
Autre exemple : quand la Cour des Comptes épingle les salaires mirobolants que se sont octroyés les hauts fonctionnaires de Bercy, cela sans respect des règles administratives, on peut être sûr que rien ne sera fait pour corriger ces excès.
Pour ne avoir à faire les réformes nécessaires, les dirigeants nous radotent des propos inexacts sur la sécurité (occasion de créer de nouvelles taxes), sur la santé (taxes sur les produits susceptibles de l’altérer), sur l’environnement (taxes pour sauver la planète), etc. 
Le virus du mensonge est là pour pallier par des impôts la paresse de ne pas réduire le coût du fonctionnement de l’Etat ni de moraliser les comportements de ses acteurs.
Les anti-nucléaires mentent et les pro-nucléaires mentent aussi. Comment se faire une opinion exacte du développement de cette énergie ?
Les administrations peuvent aussi mentir… Alors à qui faire confiance ?
Cela fait les beaux jours du complotisme. 
Mais surtout ça explique l’exaspération des Français avec leur sentiment justifié qu’on se moque systématiquement d’eux. La parole publique s’est démonétisée.
Les citoyens, qui subissent de plus en plus de contraintes, sont de plus en plus contrôlés alors que les administrations et les élus ne le sont que peu, voire pas du tout. 
Est-ce que le « Grand débat » va aboutir à un progrès réel ?
Si oui, une explication sincère à la télévision, droit dans les yeux des Français, avec l’énumération des avantages vraiment obtenus tout en rappelant le contexte difficile, cela accompagné du ferme engagement d’éradiquer le virus du mensonge à tous les niveaux de l’Etat… alors, oui, la France deviendrait une démocratie exemplaire et donc en voie d’apaisement. 

A proscrire absolument => cliquer Ici

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Commentaire d'Antoine (14 mars 2019) : Edouard Philippe a fait croire, que pour lui, le but le plus important en abaissant  la vitesse à 80 km/h, c'était de sauver des vies. Mais il estimait (discrètement), en raisonnant comme un technocrate, que ça rapporterait trois cent millions de contraventions supplémentaires à l'Etat. Seulement cette mesure, avec des gens déjà exaspérés par une fiscalité galopante et tant de contraintes supplémentaires, s'est soldée par un nombre très important de radars mis hors service et de plus, pour tenter de calmer l'insurrection (vainement), Emmanuel Macron a dû lâcher en complément environ dix milliards de rentrées fiscales. Quelle belle affaire ! 

Publié le 11/03/2019 15:06  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

L'évolution ultralibérale occulte de l'Europe depuis la fin du rideau de fer

A partir de 1990, l’Europe a pris un virage ultralibéral sans demander l’avis des peuples qui la composent : c’est l’Europe des technocrates non élus, des députés européens ne rendant jamais aucun compte de leur activité, des multinationales faisant un lobbying intense auprès des précédents pour en tirer avantages, via lois détournées ou non votées toujours en catimini.

En 2019, soit 30 ans après, la dérive est totale : on a une Europe des consommateurs dont le rôle est de consommer toujours plus, pour toujours plus enrichir les fonds financiers obscurs, actionnaires des multinationales qui en arrivent à dicter leurs règles aux états via la commission européenne non élue.

Une opportunité magnifique leur a été offerte avec l’entrée des ex pays de l’Est dans l’Europe : on a donc présenté aux populations la mise à niveau industriel de ces pays de l’Est comme une œuvre de charité, après ce qu’ils avaient endurés sous le joug communiste. Personne n’y a bien sûr trouvé à redire, après des années de guerre froide : on se devait d’être charitables avec ces malheureux opprimés car « on en avait les moyens ».

Or, la « remise à niveau » de ces pays s’est en fait traduite par un transfert des ressources industrielles et agricoles des pays les plus riches, dont la France, vers ces régions, dans l’opacité la plus totale.

On réindustrialisa les pays de l’Est, non pas pour vendre leurs productions à l’extérieur de l’Europe, mais pour les alimenter des carnets de commandes des usines notamment françaises, que l’on ferma à compter de 2000, « fautes de commandes et de compétitivité ». Idem pour l’agriculture : la France  se trouva en concurrence frontale avec la Pologne et la Hongrie, et perdit une grande partie de ses aides. Evidemment, personne n’avait été prévenu que le but de l’opération était tout simplement de «délocaliser » beaucoup plus près, à 48 heures de camions.

Aujourd’hui, la France ne joue qu’un rôle anecdotique dans un système européen dirigé par une commission non élue exécutant les demandes inconnues des lobbies de multinationales, avec une règle de l’unanimité des 27 qui paralyse toute amorce de modification.

La véritable concurrence est la Chine, que nous avons abondamment fournie en technologie et qui vient à présent concurrencer à bas prix nos industries les plus élaborées, avec des produits identiques 30% moins cher. Et quand on tente de constituer un groupe mondial avec Alsthom et Siemens, la commission européenne oppose son veto sans appel.

Ce système ne pourra durer indéfiniment et de nombreux craquements se font sentir : à présent les pays de l’Est et l’Italie refusent de se plier à une politique immigrationniste en provenance de l’Afrique, sans frein ni contours.

Avec les élections européennes en mai, c’est le problème de chacun de tenter à terme de reprendre le contrôle de cette Europe, pour le moment confisqué.

Des gens réfléchissent au sujet, notamment Marc Barthélémy, ancien inspecteur de l’Education Nationale, essayiste et conférencier. Il imagine une Europe des régions (Bavière Ecosse Bretagne Savoie etc) qui éliraient un président de l’Europe, quatre vice présidents, des ministres, un parlement composé de trois députés élus par région. On supprimerait la commission non élue qui dirige actuellement de fait.

Son projet joint est paru dans Ouest France du 31/01/2019 page Bretagne. Cliquer Ici

Ceci prouve bien que de nombreuses personnes sont conscientes qu’une Europe des lobbies et des fonds financiers n’est plus possible.

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Discours prémonitoire de Philippe Seguin à l'Assemblée Nationale en 1992 :

https://www.youtube.com/watch?v=ilDEpoh-754&feature=em-uploademail

Publié le 11/02/2019 15:00  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut

La mondialisation "à la française"

Dans l’émission Esprit Public du 27 janvier 2019 de France Culture, radio publique française,

https://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public/infox-pacte-de-marrakech-traite-daix-la-chapelle-la-saison-des-mensonges-economie-la-france-est-elle

A 50 :00 mn, il est déclaré par Philippe Manière https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Mani%C3%A8re que la mondialisation « à la française », a consisté, depuis 30 ans (1990), à désindustrialiser la France en détruisant l’industrie des PME de production, et qu’elle ne représentait plus en 2019 que 10% de l’emploi, ce qui était ni plus ni moins qu’une faute politique des dirigeants de gauche comme de droite français.

Et de s’étonner qu’en Suisse et en Allemagne on trouve des PME qui enrichissent le pays, alors qu’en France, elles ont été anéanties depuis 1995 et qu’il est à présent impossible de monter sa propre entreprise de production, et de la faire croître et fructifier. Et on ne peut invoquer les salaires français trop élevés, par rapport à ceux de Suisse !!!

Et Aurélie Filipetti https://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lie_Filippetti se trouve « d’accord à 200% avec lui, et considère également que ces politiques de destructions massives de petites industries de main d’œuvre françaises, pour cause de « mondialisations » sont une faute.

Il faut se rendre à l’évidence : en France, on déteste de manière larvée le petit entrepreneur qui s’enrichit par son travail, sans diplômes et sans appuis « en haut lieu » et ça ne date pas d’hier.

Depuis la révolution industrielle du 19ème siècle, le petit industriel français « sorti du ruisseau » a toujours été méprisé, maltraité et mené à la faillite par les organismes d’Etat, via des modifications incessantes des règles de transmissions d’entreprise ruineuses, des tracasseries administratives diverses (fisc, Urssaf etc.).

Ainsi, avec ces campagnes d’anéantissement répétitives de PME, quasiment aucune entreprise familiale française de production de taille moyenne (moins de 500 salariés) ne parvient à survivre plus de vingt ans en France sans être vendue à un « groupe mondial » puis disséquée, contrairement à celles de l’Allemagne, le tout étant accompagné de campagnes de dénigrement médiatiques assénant que le petit patron français est un nul et qui n’a que ce qu’il mérite.

Analysons les conditions du dernier anéantissement des PME françaises, cité dans l’émission Esprit Public du 27 janvier 2019.

En décembre 1991, la dissolution de l’URSS a redessiné les frontières de l’Europe, supprimant le rideau de fer qui empêchait de commercer avec les pays de l’Est de l’Europe.

De ce fait, des pays à haute valeur industrielle telle la Tchécoslovaquie (immédiatement séparée en République Tchèque et Slovaquie), des terres agricoles de valeur : Allemagne de l’Est (Prusse), Pologne, Hongrie ont été l’objet de convoitises industrielles et agricoles, notamment allemandes et dès 1993, le traité de Maastricht prit la suite du Marché commun et de la CEE (Communauté économique européenne), en prévoyant l’intégration progressive des ex-pays de l’Est communistes.

Et si, dans le Marché Commun initial de 1957 à 1986, Communauté économique européenne (CEE) composée de six puis de douze pays, la France tenait un rôle important, notamment par son agriculture, et recevait des aides européennes conséquentes, dans l’évolution prévue par Maastricht, avec une Europe à vingt huit, elle n’eut plus du tout la même importance.

Il semblait évident à l’époque pour les français que la France conserverait ses avantages, or il n’en a rien été. Quelques voix s’élevèrent pour signaler que François Mitterrand n’avait pas défendu bec et ongles les intérêts français, mais sans plus.

Car François Mitterrand était malade et en fin de mandat et s’il n’a pas défendu les intérêts économiques et industriels de la France, en 1995, Jacques Chirac, tout heureux d’arriver enfin au pouvoir, en campagne depuis 1967, ne se soucia absolument pas des conséquences de ses actes sur l’industrie française. On l’a vu lorsqu’il annonça avec emphase au monde la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, ruinant les intérêts de PME françaises commerçant avec l’Australie et la Nouvelle Zélande, dans l’indifférence générale.

Ces présidents de la République se laissèrent donc imposer une désindustrialisation larvée des PME industrielles au profit des ex-pays de l’Est et de l’Allemagne, couronnée en février 2002 par l’adoption de l’Euro, monnaie indévaluable, alors que la France avait toujours compensé ses nombreux problèmes économiques par des dévaluations.

Ce fut fait, comme toujours en France, de manière larvée et détournée par l’Administration.

Ainsi en 1996, un plan d’allègement de charges catégoriel confidentiel fut mis en place pour les industries du textile, de l’habillement et du cuir (Ha-Cui-Tex) appelé Plan Borotra, du nom de celui qui l’avait mis en place https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Borotra ,Ministre de l’Industrie du gouvernement Juppé jusqu’en juin 1997.

Or, inexplicablement, il s’avére que le gouvernement français Juppé 2 avait mis en place une mesure importante sans s’assurer que Bruxelles était d’accord avec sa mise en œuvre, or elle la refusa catégoriquement.

Et comme s’ensuivit la dissolution de l’Assemblée nationale le 21 avril 1997 par Jacques Chirac, qui se retrouva avec une majorité Gauche plurielle à la chambre, personne ne défendit ce plan Borotra.

Et non seulement le plan cessa au bout de 16 mois, mais il fût réclamé à chaque entreprise bénéficiaire de rembourser les sommes économisées, ce qui détruisit au fil des mois de nombreuses entreprises du secteur, se retrouvant avec des dettes énormes au bilan, permettant aux banques de leur refuser tout crédit.

Et il se trouve que seules les quelques entreprises « éligibles aux aides européennes », soit faisant plus de 20 millions d’€ de chiffres d’affaire annuel, furent exemptées de tout remboursement à terme.

Ainsi, les PMI industrielles du secteur, qui représentaient encore plus de 200.000 salariés furent anéanties grâce à une sorte de stratagème d’Etat.

Car il se trouve qu’en 1995, Edouard Balladur, alors 1er Ministre cohabitant de François Mitterrand, avait négocié avec Bruxelles des aides concernant « l’exception culturelle » (avances sur recettes des films, intermittents du spectacle) contre le financement des industries Textiles.

De là à imaginer que l’extermination de 160.000 salariés du textile et de l’habillement étaient programmés……

Et nous en subissons aujourd’hui les conséquences.

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Commentaire d’Antoine (30 janvier 2019) : Interrogations

Il semblerait, en lisant tout ça, que depuis près de quatre décennies, nos dirigeants politiques, avec l’aide des hauts fonctionnaires ont :

- Désindustrialisé la France.

- Fait des choix désastreux pour notre agriculture et ont, de surcroît, mal défendu les paysans français au sein de l’Europe.

- Raté l’intégration des immigrés en laissant se créer des zones de non-droit.

- Abandonné la Justice à son mauvais fonctionnement en permettant à la délinquance d’exploser.

- Fait des choix ubuesques pour l’Education Nationale, en s'appuyant sur des idéologues au pathos fumeux qui, malheureusement, entraînèrent la France à descendre dans le classement Pisa à un niveau indigne d’une démocratie avancée.

- Augmenté les impôts et les prélèvements sociaux pour atteindre des records insupportables.

Est-le fruit de la paresse intellectuelle ou celui de l’incompétence ?

Apparemment ce fiasco aurait dû nécessiter de profondes réformes, comme l’ont fait de nombreux pays plus avisés… On a l’impression qu’aujourd’hui on réclame au Président Emmanuel Macron, sous la pression populaire, de redresser notre Nation au plus vite !… Mais qu’il se heurte à des hauts fonctionnaires, technocrates inamovibles et sans contrôle, qui freinent des quatre fers… 

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Commentaire de Christine (30 janvier 2019) : A la question de savoir comment reconnaître les faux prophètes, il est écrit dans l'Evangile qu'on juge un arbre à ses fruits. Cela pourrait s'étendre aux élus et aux fonctionnaires chargés de mettre en oeuvre leurs politiques.

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Pierre-Antoine Delhommais dans ‘Le Point’ n°2422 du 31 janvier 2018 :
.                Le zéro pointé des Français en économie

.                  L'ignorance des citoyens souligne le paradoxe de certaines revendications, notamment fiscales.
  Si les premiers jours du grand débat national indiquent très clairement que les Français se passionnent pour l'économie, ce qui est à la fois réjouissant et rassurant, ils témoignent aussi, ce qui l'est beaucoup moins, de leur haut degré d'inculture dans cette matière. Une enquête Ifop-Fiducial réalisée en octobre 2017 pour le compte de la Fondation Concorde avait déjà permis de constater, au vu des résultats d'un QCM qui leur avait été soumis, que leurs connaissances sont pour le moins limitées.
  C'est ainsi que 63 % des personnes interrogées n'ont pas la moindre idée du niveau du PIB de la France, de même que 65 % d'entre elles ignorent que la dette publique se situe aux alentours de 2 000 milliards d'euros (13 % l'estiment même à 500 milliards d'euros et 11 % à 20 000 milliards d'euros !). Seul un Français sur deux connaît le montant du smic, et un sur quatre celui des charges salariales payées par une entreprise. Il se trouve également, de façon assez déroutante, 38 % de Français pour juger «bonne» la situation de notre commerce extérieur, qui enregistre pourtant depuis 2005 des déficits tout à fait considérables (64 milliards d'euros en 2017). Au total, sur neuf questions posées, seuls 6 % de Français ont été en mesure de fournir au moins sept bonnes réponses, tandis que 70 % d'entre eux n'ont même pas eu la moyenne et ont donné moins de quatre réponses exactes.
Peut-être plus grave et inquiétant encore: malgré ces scores piteux qui prouvent indéniablement le contraire, près d'un Français sur deux (46 %) considère qu'il a des connaissances solides en économie. A la question: «Vous, personnellement, diriez-vous que vous êtes très à l'aise, assez à l'aise, peu à l'aise ou pas du tout à l'aise avec les sujets relatifs à l'économie en général (PIB, dette, smic, taux de chômage, activité des entreprises, etc.) ? », 7 % des personnes interrogées répondent «très à l'aise» et 39 % «assez à l'aise».
  Il serait toutefois très injuste de reprocher aux Français leur faible niveau en économie, qui n'est enseignée au lycée que de façon anecdotique et, comme l'ont souligné de multiples rapports jamais suivis d'effets, assez désastreuse, à la fois trop théorique. et idéologiquement très orientée (antilibérale et keynésiano-marxiste). Pas vraiment étonnant quand on connaît le mépris souverain affiché depuis toujours par nos «élites» pour une discipline jugée par elles mineure et impure, en comparaison des mathématiques, du droit ou encore des lettres, et de surcroît dangereusement sous influence «anglo-saxonne». La prestation totalement ratée de Marine Le Pen lors du débat de l'élection présidentielle avait d'ailleurs magnifiquement illustré la formidable incompétence, en économie, de l'immense majorité de nos dirigeants politiques, de gauche comme de droite.
  Toujours est-il que cette inculture économique, également répartie dans toutes les catégories de la population française, a aussi de quoi rendre très dubitatif sur les solutions nouvelles et ingénieuses que le grand débat national est censé apporter à la crise que traverse le pays. Par exemple en matière de justice fiscale, revendication majeure des gilets jaunes. Une édifiante enquête Harris Interactive pour l'Institut fiscal Vauban, publiée par L'Opinion, vient de refléter l'extraordinaire méconnaissance que les Français ont de l'impôt sur le revenu et la non moins extraordinaire confusion mentale qui en résulte. Partant du cas d'un célibataire sans enfant gagnant 2 000 euros net par mois et acquittant donc environ 1600 euros d'impôt annuel sur le revenu, l'institut de sondages a demandé aux Français quel «juste» montant d'impôt devrait payer à leurs yeux un autre contribuable, également célibataire et sans enfant, mais disposant de revenus trois fois supérieurs, soit 6 000 euros par mois. Une majorité d'entre eux (53 %) ont répondu qu'il devrait «idéalement» acquitter un montant trois fois supérieur (4 800 euros), alors que, compte tenu des barèmes actuels, c'est un montant encore trois fois supérieur qu'il paie en réalité (13 000 euros). La même question leur a été posée pour une personne gagnant 20 000 euros net par mois, soit dix fois le salaire pris comme référence: 57 % des Français ont répondu que ce riche et bienheureux citoyen devrait payer «idéalement», dans un système juste, dix fois plus d'impôt sur le revenu (16 000 euros), alors que, dans les faits, il en paie actuellement cinq fois plus que la somme envisagée (80 000 euros). On arrive donc à ce résultat absurde où les Français se révoltent parce que les riches ne paient pas, à leur goût, assez d'impôt mais en même temps préconisent, par souci de plus grande justice fiscale, qu'ils en paient concrètement à l'avenir beaucoup moins qu'aujourd'hui.
  Dans une tribune-très critique-sur le grand débat national publiée dans Les Echos, le Prix Nobel d'économie Jean Tirole écrit que «la manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s'inscrit rarement en phase avec la réalité». C'est le moins qu'on puisse dire.

La mondialisation « à la française » est la conséquence de cette ignorance de nos ‘élites’ concernant l’économie dans un pays où cette matière n’est pratiquement pas enseignée ou bien très mal avec le prisme déformant de l’idéologie dominante de l’Education Nationale. 

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Complexitee_Menthon.jpg    Sophie de Menthon, Présidente de la Société de management des entreprises (SDME), dans 'Challenges n° 595 du 31 janvier 2019 :

Nous allons mourir asphyxiés par la maladie nationale de la complexité. Nos problèmes viennent de là, et personne ne s'y attaque réellement. Nous inventons des usines à gaz à la moindre occasion, incapables de mettre en application des décisions simples. La mise en place du « grand débat » confirme ce vertige collectif : process, contrôles, groupes de travail, commissions, comité contrôlant les commissions, contrôleurs de synthèses des synthèses... Les décisions se diluent, les conclusions s'étiolent.

Publié le 29/01/2019 14:51  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
La République exemplaire  -  par Robert_Mideau

La République exemplaire

Comment croire en la politique quand on voit s'étaler les profits scandaleux perçus par les politiciens, de plus en fin de carrière, dévoilés dernièrement. 
Il s'avère donc que pour un jeune ambitieux qui veut "réussir" et gagner des tonnes d'argent sans prendre aucun risque financier, il est désormais parfaitement inutile d'être "fort en maths" pour faire des écoles d'ingénieurs, ni de se lancer dans de fastidieuses études médicales. 
Pour "vraiment réussir", il faut faire un des onze instituts d'études politiques répartis en France (Sciences Po) puis l'ENA tout en commençant à "militer" dans un parti politique, en se mettant au service d'un vieux briscard en place qui cornaquera la "carrière" de ses protégés. 
Ensuite, mandat de député avec tous les avantages liés au poste, ou de sénateur, député européen et vogue la galère jusqu'à la mort : elle ne peut être interrompu que par la maladie ou une fâcheuse erreur de parcours.
Nous venons de voir qu'il existe en France des Commissions occultes, dont les présidents, eux mêmes très discrets, "palpent" des sommes mensuelles mirobolantes (autour de 15.000€/mois, soit pour les plus anciens : plus de 100KF par mois!!!) sans aucune tâche effective et ne rendent compte en rien à la population de leur "activité" : ainsi la Commission nationale du débat public, dont la présidente, https://fr.wikipedia.org/wiki/Chantal_Jouanno ex Sciences Po et ENA (qui vient de refuser de démissionner) est retournée dans l'ombre en conservant sa "rente". Cliquer
Mise au point (du 30 janvier 2019)
Car un clou chasse l'autre : à présent, nous voyons réapparaître un politicien roué, fidèle de Jacques Chirac  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Toubon qui répond à ces critères, mais qui lui, touche le double, puisque ces personnages importants ont le droit de cumuler les retraites de député, sénateur, député européen, avec la nouvelle présidence à 15.000 €. 
Ici, ça fait 30.000 € (200 000 F/mois, 2 400 000 F par an !!!), pour un "travail" des plus discret. Pour mémoire, en octobre 1996 ce garde des Sceaux avait fait affréter un hélicoptère pour aller chercher le procureur général d'Evry en vacances au Tibet, afin de contrecarrer l'instruction judiciaire déposée par l'adjoint du procureur en son absence. 
Battu, il se retira de la vie publique en 1997, mais revint en 2004 se faire élire député européen, d'où retraite.
On voit donc qu'au fil des décades, sans rien faire de significatif pour la République, pour se maintenir en poste et continuer de grassement "palper la monnaie", il faut louvoyer, trahir, sentir le vent, se rallier, pour rester en piste. 
En quelque sorte, les principales "qualités requises" sont d'être lèche bottes, hypocrite, menteur, veule, prêt à tout, ce qui est plutôt l'apanage des grands truands et mafieux notoires que des serviteurs de la République.

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Commentaire d'Antoine (22 janvier 2019) : Est-il vrai que Madame Chantal Jouanno bénéficie d'un poste irrévocable et que seule sa démission volontaire mettrait fin à ses fonctions ? (Irrévocable ça n'existe pas dans le privé). Par ailleurs, ne rien faire, c'est ne pas risquer de faire des bêtises... ça justifie donc bien l'abandon de sa mission pour effectivement mériter de s'accrocher farouchement à ses 15 000 € / mois de revenus.

Est-ce que Monsieur Jacques Toubon a fait venir, en hélicoptère de l'Himalaya, un procureur servile chargé de bloquer une enquête gênante engagée par un vice-procureur honnête ? Si oui, il est donc le candidat parfait pour être le Défenseur des droits avec des émoluments de 15 000 € / mois qui sont une juste rémunération à ajouter à ses retraites (15 000 € / mois supplémentaires) pour un total mérité de 30 000 € / mois.

Confier d'importantes missions à des gens intègres et désintéressés assure la paix sociale, et ça, ça n'a pas de prix! Cliquer Ici

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Alain Lambert, ancien ministre du budget (Le Point n° 2421 du 24 janvier 2019) : " Le pouvoir est paralysé par des rivalités de chapelles administratives" - 

Marc Vignaud, journaliste : "Quel exemple de norme absurde adoptée récemment pourriez-vous donner ?
Sous l'impulsion d'un groupuscule de l'environnement, il y en a une qui impose de réduire l'intensité lumineuse de l'éclairage public dans un délai de quelques mois, au nom de la réduction de la consommation d'énergie. On se demande s'il s'agit de faire changer tout l'éclairage public de France pour faire gonfler le chiffre d'affaires de certaines entreprises! Le texte est uniforme pour Paris et le petit village de Trifouillis-Ies-Oies... Les maires ne le feront évidemment pas! Le président avait aussi promis d'alléger les normes sismiques là où la terre n'a jamais tremblé. Le texte est prêt, mais il ne sort pas parce qu'un chef de bureau en a décidé autrement." 
Cliquer Ici

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Evelyne DUBIN Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général de la CPAM à Agen (25 janvier 2019) :
 
Savez-vous que :
1) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n'est pas reversée: 7,8 milliards.
2) Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée: 3,5 milliards.
3) Une partie des primes d'assurances automobiles, destinées à la Sécu, n'est pas reversée 1,6 milliard.
4) La taxe sur les industries polluantes, destinée à la Sécu, n'est pas reversée: 1,2 milliard.
5) La part de TVA, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 2 milliards.
6) Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards.
7) Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliard.
Ces chiffres ne sont pas inventés ; vous pouvez les consulter sur le site de la Sécu ; ils sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de : *20,1 milliards d'Euros.*
Conclusion :
Si les responsables de la Sécu et nos gouvernants faisaient leur boulot efficacement et honnêtement, si chacune des institutions reversait ce qu'elle doit chaque année, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui *9 milliards d'excédent !* Sans oublier ce que l'Algérie DOIT à LA SECU ! quatre milliards.

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Eric Lebreux (27 janvier 2019) (Cet internaute semble, lui aussi, exprimer des réserves sur certaines largesses de la République.) 

                                                         UN PEU D’HUILE SUR LE FEU ?
  Nous savons reconnaître quand un politicien fait un beau geste solidaire en direction des français tondus comme des moutons. C’est pourquoi nous sommes émus par le geste de solidarité des sénateurs français, qui se sont attribués au titre de la «prime de Noël» une somme bien modeste comparée à ce que la loi leur permet.
En effet, selon la loi, la prime de Noël est d’un montant forfaitaire égal à 2 fois l’indemnité sénatoriale (soit 2 x 7 209 €). S’ajoutent à cette dernière diverses bonifications comme la prime additionnelle de Noël pour les enfants (5 000 € par enfant), la prime pour les petits enfants (2 500 € par petit enfant), celle pour Madame (8 000 €), la prime de charbon (2 000 €) et celle pour le sapin (800€). Selon la composition de la famille, cette prime peut atteindre jusqu’à 50 000 € par sénateur.
En signe de solidarité donc, les sénateurs ont accepté de se serrer la ceinture et dans un geste d’apaisement face au mouvement de contestation des «gilets jaunes», ont décidé que la prime sera plafonnée à 17 580 € seulement.
Mais pour cette année exclusivement, bien entendu ! Concernant les sommes qui dépassent ce montant, rassurons-nous elles ne sont pas perdues : elles seront versées dans un fond de réserve qui sera redistribué…. aux sénateurs bien sûr, lorsque la grogne populaire sera retombée.
L’émotion ne me permet pas de terminer cet article, veuillez m’en excuser.
Recliquer Ici

Publié le 22/01/2019 13:35  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Les zinzins coûtent cher.  -  par Voltaire

Les zinzins coûtent symboliquement cher à la République  

Après la polémique sur la mission de Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public, les Français ont découvert qu'elle bénéficiait d'un salaire annuel brut de 176518 euros, un niveau de rémunération proche de celui du président de la République! Sur les 26 autorités administratives, elle émarge à la neuvième place : les patrons de la Cnil, de l'AMF, de l'Autorité de sûreté nucléaire, de la Haute Autorité de santé ou le Défenseur des droits, notamment, gagnent davantage. Mais au-delà du montant des rémunérations se pose la question de l'utilité de nombre de ces structures. Qui a entendu parler du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, de l'Autorité de régulation de la distribution de la presse, de la Commission du secret de la défense nationale? A quel moment ces « autorités » ont-elles démontré leur utilité ? Quant à la fameuse commission présidée par Chantal Jouanno, elle a pour mission de « veiller au respect de la participation du public au processus d'élaboration des projets d'aménagement ou d'équipement d'intérêt national de l'Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics et des personnes privées, relevant de catégories d'opérations dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat.» Une machine à «emmerder les maires », résume un élu. Inventée par Michel Barnier.  

Cliquer CHALLENGES N°593 du 17 janvier 2019.

Article de presse sélectionné Voltaire pour le Grand Débat National.

Combien de temps la République va-t-elle encore s'offrir le luxe d'entretenir des organismes incroyablement coûteux dont la plus-value est pratiquement nulle? Quelle est la productivité du Défenseur des droits par exemple ?

Publié le 21/01/2019 19:03  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Les vœux du Président de la République  -  par reformedelajustice

Les vœux du Président de la République

« (…) Il faudra rendre le secteur public plus efficace, le réorganiser. Il faudra rendre notre système de retraite plus juste. Nous avons aussi vécu de grands déchirements. Une colère a éclaté. Elle venait de loin. C’était une colère contre les injustices, contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance. (…) »

C’est à croire que le Président de la République a lu « L’horreur Judiciaire – Au nom du peuple français » de Gilles Bressière. Mais maintenant, après une allocution aussi prometteuse, il est urgent de la mettre en acte.


  Commentaire de Gilles Bressière (5 janvier 2019) :
  Puisque qu’un contributeur cite mon livre, en réponse aux propos d’Emmanuel Macron concernant « un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance », et qu’il semble faire probablement référence à l’affaire Denis Dejustys, un pauvre citoyen qui a rencontré deux sortes d’administrations. Celle, qui s’est révélée scandaleuse, à laquelle il s’est heurtée sans le vouloir, lui qui souhaitait aider financièrement la famille de sa femme et de ses enfants. Une administration père fouettard, injuste et malhonnête qui a apparemment pour but de servir des intérêts occultes inavouables. 
  Mais heureusement, Denis Dejustys a été aidé par une autre administration, bisounours, juste, honnête, compétente et bienveillante : l’administration fiscale. C’est incroyable mais vrai ! Vous avez bien lu : les contrôleurs des impôts et les percepteurs qui se sont occupés de Denis Dejustys étaient des gens de qualité, honnêtes et compétents. Oui !
  C’est la face cachée de son affaire et que nous nous devions de révéler.

  Denis Dejustys avait souhaité un rendez-vous avec l’inspecteur des impôts de son département (sur le Continent). Il s’y rendait comme à Canossa pour subir les foudres de l’administration fiscale. Sa femme avait pris l’habitude de conserver son nom de jeune fille pour toutes ses démarches. Elle redoutait, à juste titre, les préjugés liés au patronyme stigmatisant de son mari. Sur tous les documents la concernant, chéquiers, factures, redevances, formalités administratives, etc. elle avait conservé son nom de naissance. Elle et son époux faisaient donc des déclarations d’impôts séparées jusqu’au jour où son banquier lui a annoncé que c’était totalement illégal. C’est pourquoi, confus et repentant, Denis Dejustys se rendait à l’inspection fiscales recevoir les pénalités qu’ils avaient méritées. L’inspecteur le fit asseoir et lui déclara qu’il était désolé parce qu’il ne pouvait effectuer de corrections que sur les trois dernières années. Le redressement devrait donc être moins important.
  Surprise ! C’était l’inverse ! L’inspecteur avait recalculé le montant de l’impôt sur le revenu en tenant compte de la situation marital des deux contribuables ! Au lieu d’un redressement, les deux époux allaient recevoir un remboursement du trop perçu ! Ca c’est bien de l’honnêteté et de la bienveillance envers deux ignorants qu’il aurait été facile de gruger !   

  Honnêteté disions-nous. La Direction Générale des Impôts de Bastia a bien reconnu, par trois fois, la validité de la déclaration de travaux de la femme de Denis Dejustys. C’était pour adapter le montant des impôts locaux à l’amélioration de l’habitat prévu, diriez-vous. Certes, mais c’était aussi une preuve de la compétence et de la probité de ce service administratif.

  Enfin, la DDFiP (Direction Départementale des Finances Publiques) du lieu de résidence de Denis Dejustys, chargée du recouvrement de l’astreinte à laquelle il est condamné à vie pour une peine inapplicable, lui a immédiatement proposé des facilités de paiements avant même qu’il les demande ! Bisounours la DDFiP ! Oui, et compréhensive (on pourrait même dire compatissante) comme le laisse apparaître ses écrits !

  Denis Dejustys tenait à ce que cela soit connu. Ces remarquables qualités de bienveillance et d’honnêteté de l’administration fiscale qui n’apparaissent ni dans le livre « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français » ni dans le blog.

  Imaginons une administration locale (la DDTM ?) qui prodiguerait de bons conseils pour l’amélioration d’un habitat à concevoir pour une personne âgée ou handicapée. Recommandations administratives facultatives pour équiper des salles d’eau bien adaptées à son handicap, par exemple. Nos taxes locales seraient employées utilement au bénéfices des citoyens… un rêve… qui comblerait les vœux de notre actuel Président de la République «(…) contre les injustices, contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance.»
 

Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie, dans 'Le Point' n° 2418 du 3 janvier 2019 : "Nous devons écouter davantage, accélérer la réduction du nombre de parlementaires, museler les pouvoirs de contrôle du Parlement, changer de système de représentation en tirant au sort, par exemple, un certain nombre de citoyens pour les associer aux processus de décision. Je pense notamment au Conseil économique, social et environnemental. Pourquoi ce qui était juste et vrai dans la démocratie athénienne ne le serait-il pas dans la démocratie française?"

Des citoyens tirés au sort : une idée qui fait son chemin. Mais pourquoi s'arrêter au CESE ? Ces jurés tirés au sort parmi les listes électorales doivent aussi pouvoir contrôler les administrations, la Justice et former des Commissions Ethiques. En route pour une démocratie exemplaire !

ARTE 28 Minutes  (9 janvier 2019)  émission sur le livre « Juges en Corse » * de Jean-Michel Verne chez Robert Laffont.

Interview de Nicolas Bessone ancien procureur à Bastia de 2014 à 2017 :
« Est-ce que vous parleriez, pour la situation en Corse, de système mafieux ? »
Nicolas Bessone :  «Je ne suis pas là pour faire de la langue de bois. Oui, on peut considérer que c’est un système mafieux. »
Elisabeth Quin : « Vous avez dit lors d’une interview que c’était une île sous influence. Vous aimez la Corse. Sous l’influence de qui, de quoi ? »
Jean-Michel Verne : « L’histoire de la Corse est complexe. Les réseaux corses sont puissants. La mafia corse est une réalité qui s’est construite au fils des décennies. Aujourd’hui, avec le poids de la mondialisation, la financiarisation des choses, le poids du tourisme qui est une véritable industrie en Corse, tout cela aiguise des appétits. L’immobilier aussi.  Tout un tas de secteurs sont directement impactés par cette mauvaise influence mafieuse. Chacun veut sa part du gâteau. 
(…) Ce sont les maux de la mondialisation. C’est augmenté en Corse. Il y en a qui sont de plus en plus riches et d’autres qui sont de plus en plus pauvres. Il y a des disparités énormes. Et il y a la manne du tourisme qui attire toutes les convoitises. Ca permet à certains de rouler en Mercedes et à d’autres de faire du stop. Il y a aussi le problème de la spéculation immobilière, les permis de construire. Dans une même commune, vous avez quelqu’un qui va avoir un permis de construire qui va lui permettre de s’enrichir de façon éhontée et de l’autre, quelqu’un qui n’aura pas de permis de construire et qui sera le pauvre. Tout ce système là est malsain. »

* Cliquer Ici

Commentaire de Réforme de la Justice : Une fois encore, le journaliste d'investigation Jean-Michel Verne, et le procureur Nicolas Bessone, ont confirmé les révélations contenues dans l'essai de Gilles Bressière "L'horreur judiciaire - Au nom du peuple français" sur une certaine administration complice de ce système malsain. Tout le monde fait le vœu de voir disparaître ces pratiques scandaleuses et que l'administration soit enfin contrôlée pour qu'elle respecte scrupuleusement les lois de façon identique pour tous, qu'ils soient pauvres ou riches. Le meilleur contrôle ? Une Commission Ethique composée de citoyens tirés au sort et réunis en visioconférence pour en limiter les coûts.

Commentaire de François Marie Arouet (10 janvier 2019) : Emmanuel Macron propose un grand débat national comprenant, entre autres, la réforme de l'administration. Profitons de cette opportunité pour proposer l'introduction de jurés tirés au sort au sein des cours correctionnelles (administration judiciaire) comme le suggère Gilles Bressière. Former des Commissions Ethiques pour limiter les abus administratifs. Ne pas oublier la débâcle pénitentiaire avec ses 100 000 peines annuelles jamais appliquées faute d'infrastructures suffisantes : il va falloir faire comme les Belges, c'est à dire louer des places de prison dans les pays voisins mieux pourvus. Etc.

Voeux du Procureur Jacques Dallest coauteur du livre « Juges en Corse » :
« La confiance, la loyauté sont des éléments essentiels de mon mode de fonctionnement. Agir avec franchise, ne pas porter de coups tordus dans le dos des gens, telle est ma conviction profonde. Je pense sincèrement qu'un magistrat peut se conformer à cette règle salutaire. Et ce quels que soient les événements ou le contexte du moment. En Corse, plus qu'ailleurs, nourrir les querelles entre services, valider des montages juridiques douteux, attiser les tensions pour s'imposer sont à proscrire absolument. La justice doit être exempte de toute critique à cet égard. »
En cas de manquements de certains hauts fonctionnaires assermentés ou de certains magistrats, ne serait-ce pas à une Commission Ethique d’exaucer les voeux du Procureur Jacques Dallest ?

« (…) Agir avec franchise, ne pas porter de coups tordus dans le dos des gens, (…) valider des montages juridiques douteux (…) à proscrire absolument. La justice doit être exempte de toute critique à cet égard. »
Ce témoignage, par allusions, du procureur Jacques Dallest en dit long sur les pratiques qu’il a rencontrées au cours de son activité professionnelle insulaire.

Travaux pratiques 
Pour ceux qui ont lu « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français » : énumérer les coups tordus et les montages juridiques douteux qui ont conduit à la condamnation de Denis Dejustys…

Publié le 04/01/2019 10:38  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Système et Antisystème  -  par reformedelajustice

Système et Antisystème    

Ce billet a été mis à jour le 26 décembre 2018 avec, à la fin, la dénonciation de notre système éducatif par Claire Pollin Présidente de SOS Education.

  Le mouvement spontané des gilets jaunes apparaît comme la réaction des 60% de gens ne vivant pas en « métropole » face au parisianisme anti-voitures. On contraint d’abord ces usagers à rouler à 80 km/h sur les routes à deux voies, on leur augmente le coût et les exigences des contrôles techniques, on s’attaque prioritairement à leurs voitures diesel qui constituent la majorité du parc français et enfin la taxe de six centimes sur le carburant semble la goutte qui a fait déborder le vase, d’autant que les prélèvements fiscaux ont beaucoup augmenté au cours des deux précédents quinquennats.

   Grâce à Internet et aux réseaux sociaux les gens sont de mieux en mieux informés et ne supportent plus qu’on les méprise comme des enfants ignares. Statistiquement un visiteur sur un site ou un blog génère cinq personnes informées si l’information est positive, et environ quinze personnes si elle est péjorative. Les nombreux internautes et leurs proches savent donc que la France ce n’est que 0,9 % des émissions  mondiales des gaz à effet de serre ; alors que les Etats-Unis plus la Chine plus l’Inde c’est 66%, et que cette énorme pollution provient d’états peu scrupuleux pour qui seules comptent la croissance et le développement. « L’Amérique d’abord ! ».

   Par ailleurs tout a été fait en France pour exaspérer la population : la concomitante de la suppression de l’ISF avec la taxation supplémentaire des retraités, l’affaire Benalla, la piscine du Fort de Brégançon, le changement dispendieux de la vaisselle et de la moquette de l’Elysée plus l’installation de Madame Brigitte Macron dans les lieux, pour un coût annuel exorbitant : ce sont de très mauvais signaux adressés à des gens aux fins de mois difficiles qui doivent supporter de plus en plus de contraintes, de règles, de normes, de taxes, etc.

    L’extrême violence des casseurs lors des manifestations des gilets jaunes c’est la forme ultime d’un ras-le-bol qui les a conduit à se proclamer « antisystèmes » radicaux. Habituellement les protestataires s’égaillent démocratiquement dans l’abstention ou les partis dits populistes comme « Les Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon… sans faire trop de vagues.

  Comment les « antisystèmes » perçoivent le « Système » ? Le « Système », pour eux, c’est d’une part, une oligarchie de privilégiés au-dessus des lois (qui bénéficient de dérogations systématiques y compris pour leurs impôts, qu'ils peuvent de surcroît négocier quand ils ont fraudé le fisc) et, d’autre part, un peuple soumis à l’oppression d’une technocratie contraignante et tatillonne et d’une pression fiscale impitoyable et excessive. L’exemple choisi par Gilles Bressière dans la première partie de son essai : « L’horreur judiciaire – Au nom du peuple français » est un choix pertinent parce qu’il accumule tout ce que les « antisystèmes » rejettent. Que peuvent penser ceux qui savent que des promoteurs immobiliers peuvent déroger à la Loi Littoral et au PLU en vigueur, en obtenant des permis de construire, avec l’accord de l’administration, pour édifier d’importantes constructions en bord de mer, alors que des familles modestes se voient, elles, spoliées de leurs droits, même en zones constructibles, si leur projet se heurte, à leur insu, à la convoitise de puissants intérêts financiers ? Quelle peut être l’opinion générale qui se forge quand les administrés découvrent que tous les coups sont permis pour les hauts fonctionnaires qui sont à la manœuvre pour aider leurs riches protégés ? Ces notables qui n’hésitent pas à faire appel à la Justice pour faire condamner un innocent après avoir falsifié les faits pour faire croire aux magistrats que le dossier était incomplet ou que l’engagement des travaux a eu lieu après la promulgation des nouvelles règles d’urbanisme ou en multipliant fictivement par plus de quatre la modeste surface qui a été réellement agrandie, etc. Qu’en pense l’opinion publique ? Surtout si ces falsifications ou ces rétroactivités ont été, en réalité, toutes additionnées ?   La contribution intitulée « Rumeur », dans ce blog, des « Fouineurs Ailés » interpelle-t-elle les lecteurs sur ces pratiques administratives qui semblent être légions dans le « Système » ? Sont-ils nombreux à être scandalisés ? Combien sont-ils à penser que ce fonctionnement est effectivement scandaleux et qu’il fait partie de l’ADN du « Système » ?  

  Certains de ceux qui ont été victimes de ces malversations administratives ou qui en ont été les témoins pour des proches ou des connaissances, doivent-ils se laisser aller à leur violente colère ? Ou bien faire comme nous, qui préférons espérer que notre démocratie puisse évoluer vers plus de justice sous la pression réitérée d’hommes de bonne volonté ? Pour un meilleur projet de société, va-t-on à l’avenir enfin s’appuyer sur ces ouvrages qui sont cités dans l’essai de Gilles Bressière : « Faire » écrit par un ancien Premier Ministre, « L’Etat-voyou » rédigé par deux journalistes, etc. auxquels nous pourrions ajouter « Révolution » d’un certain Emmanuel Macron quand il parle des injustices et qu’il souhaite œuvrer pour plus de justice, au vrai bonheur des Français.

  Ce qui semble avoir surpris les médias et le gouvernement c’est bien l’ampleur de la contestation. Les informations ou les pétitions qui circulent sur le Net ont eu probablement plus d’impact que ce que subodoraient nos dirigeants. La foule en colère est peut-être globalement bête mais beaucoup de ceux qui la composent ne le sont pas, ils communiquent entre eux avec un bon sens pertinent et la langue de bois des politiciens n’imprime plus sur eux.

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Michel Onfray, lucide, étudie le phénomène et voudrait éviter les dérives habituelles : Cliquer ICI

Mauvais signaux (suite) : Cliquer

Gilles Bressière relève toutefois un bon signal (11 décembre 2018) : cliquer Ici

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Emmanuel Macron : "...Ca coûte un pognon de dingue..." De quoi parlait-il ?

Quelques questions que l'on peut se poser !
- Pourquoi un député au bout de seulement cinq ans de cotisation retraite touche une retraite moyenne de 1 500 €/mois alors qu'un employé pour 42 années de cotisation touchera 896 euros en moyenne ?
- Pourquoi, au bout de deux mandats de six ans chacun, un sénateur peut-il toucher plus de 3 700 € par mois de retraite ?
- Pourquoi la retraite des élus n'est-elle pas prise en compte dans l'écrêtement (8 200 €) des indemnités d'élus.
- Pourquoi une cotisation retraite d'élu rapporte-t-elle en moyenne 6,50 € pour un euro cotisé pendant vingt ans alors qu'un salarié du régime général touche entre 0,87 et 1,57 € pour un euro cotisé pendant quarante-deux ans ?
- Pourquoi un élu peut-il cumuler ses différentes retraites (jusqu'à 5 retraites) ?
- Pourquoi un élu peut-il travailler en touchant sa (ses) retraite(s) d'élu complète(s) sans plafond de montant alors que le citoyen lambda ne peut le faire sans dépasser la valeur de son dernier salaire ?
- Pourquoi les élus ont-ils une retraite par capitalisation et 'interdisent-ils résolument aux « autres » qui n'ont droit qu'à une retraite par répartition ?
- Pourquoi les cotisations retraite des élus peuvent-elles être abondées par les collectivités, ce qui permet à un parlementaire de toucher sa retraite à taux plein avec moins d'annuités de cotisation ?
- Pourquoi une partie de la pension de retraite des parlementaires est-elle insaisissable (même en cas de fraude ou d'amende) ?
- Pourquoi un agent public qui voudrait se présenter à une élection législative ne devrait-il pas démissionner de la fonction publique ? Un salarié le doit, lui, s'il veut travailler ailleurs !
- Pourquoi deux ans d'allocations chômage pour un salarié lambda du régime général et cinq ans pour les députés ? Ceux-ci ont-ils plus de mal à retrouver un travail ?
- Pourquoi les députés qui ne se représentent pas peuvent-ils toucher l'allocation différentielle et dégressive de retour à l'emploi? Un salarié qui démissionne n'a, lui, droit à rien !
- Pourquoi faut-il avoir un casier judiciaire vierge pour entrer dans certaines professions et que ce n'est pas le cas pour être élu
- Pourquoi la fraude dans la déclaration de patrimoine d'un élu ne vaut-elle pas la prison mais seulement 30 000 € d'amende alors que la simple fraude d'un citoyen pour faux et usage de faux d'un document délivré par l'Administration est punissable de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende ?
- Pourquoi un parlementaire (député ou sénateur) touche-t-il une IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) de 5 770 € par mois pour un député et de 6 200 € par mois pour un sénateur, dont l'usage n'est pas contrôlable et pour lequel il n'a de compte à rendre à personne ?
- Pourquoi, durant son mandat, un élu peut-il s'acheter un bien qu'il nomme souvent « permanence », 
le payer à crédit avec l'IRFM, qui est de l'argent public, et le garder ou le vendre pour son bénéfice personnel ?
- Pourquoi les parlementaires cumulards peuvent-ils toucher plusieurs enveloppes de frais de représentation (frais en tant que président d'agglomération, frais en tant que maire, IRFM en tant que député...) ?
- Pourquoi les restaurants trois étoiles (cinq étoiles ?) de l'Assemblée nationale et du Sénat coûtent-ils si peu cher à l'élu ?
- Pourquoi un élu à revenu égal de celui d'un salarié paye-t-il moins d'impôt sur le revenu ?
- Pourquoi parle-t-on toujours de réduire le nombre de fonctionnaires mais jamais celui des parlementaires ?
- Pourquoi les sénateurs se sont-ils versé en 2011, au titre d'un « rattrapage exceptionnel », une prime de 3 531,61 € avant les congés d'été... ?
- Pourquoi aucun chiffre n'existe sur la présence ou non des sénateurs lors des séances au Sénat ??
- Pourquoi la pension de réversion d'un élu décédé est-elle de 66 % sans condition de ressources du survivant alors que celle d'un salarié du privé est de 54 % sous condition de ressources du survivant (aucune réversion au-dessus de 19 614,40 brut annuel !
- Pourquoi la retraite d'un élu est-elle garantie et connue d'avance alors qu'un salarié du régime général n'est sûr de rien ?
- Pourquoi un député peut-il cumuler plusieurs « réserves parlementaires » sans que cela se sache officiellement ?
- Pourquoi l'indemnité de fonction d'un député et son IRFM ne sont-elles pas imposables ?
- Pourquoi un député a-t-il droit au remboursement de frais de taxis parisiens (alors qu'il touche l'IRFM pour ça) ?
- Pourquoi un ancien sénateur ou un ancien député ont-ils droit à la gratuité à vie en première classe SNCF ?
- Pourquoi un ancien sénateur et son conjoint ont-ils le droit du remboursement de la moitié de 12 vols Air France par an et à vie ?
- Pourquoi un sénateur peut-il emprunter jusqu'à 150 000 € à un taux préférentiel ?
- Pourquoi les anciens ministres, leurs conjoints et leurs enfants ont-ils droit à la gratuité à vie des vols Air France et à la gratuité à vie des transports sur le réseau SNCF ?
- Pourquoi y a-t-il dans le service des fraudes un service spécial pour les élus ?
- Pourquoi une fraude d'élu est-elle différente des autres pour bénéficier d'un traitement de faveur ?
- Pourquoi un élu condamné définitivement ne rembourse-t-il pas les frais d'avocat dépensés pour lui par la collectivité ?

Anonyme. Ces informations sont abondamment diffusées sur le Net (ça pourrait malheureusement nourrir le malaise des gilets jaunes).

Commentaire d'Antoine (12 décembre 2018) : "Toutes ces informations qui circulent sur le Net concernant le train de vie de l'Etat, les salaires des hauts fonctionnaires, etc. c'est du pain béni pour les antisystèmes qui pensent que la France est dirigée par une oligarchie mafieuse qui a bien compris ce qui lui est reproché mais qui s'arc-boute sur ses privilèges en essayant de détourner l'attention des administrés par des mesures cosmétiques."

.

Commentaire de Réforme de la justice (12 décembre 2018) : 29 ans, 27 condamnations et un massacre... Nos députés sont-ils soucieux de notre sécurité ? Encore un mauvais signal (cf. la pétition ci-dessous qui circule sur le Net) :

"Madame, Monsieur,

Il y a quelques jours, un amendement aurait pu mettre fin à une faille judiciaire gigantesque qui laisse des individus récidivistes en liberté, alors qu’ils ont été condamnés à de la prison ferme à plusieurs reprises…

Cet amendement, déposé dans le cadre de la réforme de la Justice qui est actuellement examinée par les Parlementaires, exigeait qu’un individu condamné à trois reprises à de la prison, soit réellement incarcéré, afin de protéger la population face aux criminels récidivistes les plus dangereux, et d’éviter que des drames se produisent…

Cette mesure était une véritable bouffée d’espoir pour les nombreuses familles de victimes de criminels récidivistes…

Et pourtant, les députés ont voté contre cet amendement…

Oui vous avez bien lu : alors qu’ils sont censés défendre et protéger les citoyens, les parlementaires ont littéralement balayé d’un revers de main cette mesure de justice et de bon sens, qui aurait permis d’en finir avec l’impunité des plus dangereux délinquants… et d’épargner des innocents.

C’est insupportable !madmadmad 

.

Commentaire de Benoît sur la justice des riches (par Monique Pinçon-Charlot) (14 décembre 2018) : cliquer Ici

Bercy bien ! : Information qui circule sur le Net (22 décembre 2018) : cliquer  

Commentaire d'Antoine (22 décembre 2018) : Le consentement à l'impôt serait plus facile à obtenir si l'argent du contribuable était mieux dépensé. La suggestion de Gilles Bressières de former des 'Commissions éthiques', avec des jurés tirés au sort à partir des listes électorales, pourraient s'appliquer aussi au contrôle par les citoyens du fonctionnement des hauts fonctionnaires dont les abus seraient enfin sanctionnés.

Le coup de gueule d'Etienne Chouard (22 décembre 2018) : cliquer Ici

Encore un bon exemple qui circule sur le net (23 décembre 2018) :

 "Madame Grabar-Kitarovic, la femme présidente de la Croatie ne cesse de s'afficher en première fan de son équipe nationale de football.

 Beaucoup l'ont découverte à la finale de la coupe du monde 2018 à Moscou, le 15 juillet dernier. 

 Elue présidente de Croatie en 2015, elle a, en seulement 3 ans, GAGNE  LE RESPECT du monde entier ..........  

 1. A vendu l'avion présidentiel.
 2. A vendu les 35 Mercedes Benz qui étaient attribuées aux ministres et autres fonctionnaires et a restitué l'argent aux caisses de l'état.
 3. A baissé son salaire et celui des ministres de moitié.
 4. Les dépenses et le salaire des ambassadeurs et des consuls ont baissé à 60 %.
 5. A augmenté le salaire minimum pour le secteur privé.
 6. A éliminé la retraite pour les sénateurs et les membres du congrès.
 7. Elle parle 7 langues, a une profession et vit la vie de tous les jours comme une citoyenne de plus...

 Il nous faudrait LA MEME  pour notre Pays, la France !  alors ce serait bien que cette information soit  TRANSFEREE au maximum, et parvienne à tous nos politiciens, ministres, sénateurs, hauts fonctionnaires, ..... et le président aussi, SURTOUT  !    Et s'il savait que beaucoup de Français sont bien au courant de cet exemple, il se sentirait OBLIGE de faire ENFIN des réformes comparables..."

Dénonciation de notre système éducatif par Claire Pollin Présidente de SOS Education (26 décembre 2018) : Cliquer Ici

Publié le 09/12/2018 14:07  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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