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Au secours! Le gouvernement des juges est arrivé  -  par GillesBressiere

Au secours! le gouvernement des juges est arrivé

(A la suite... : "Créez un raz-de-marée !" + "Une condamnation de trop ?" )

Franz-Olivier Giesbert a écrit dans son éditorial du point n° 2408 du 25 octobre 2018 :

Le gouvernement des juges n'est plus un sujet de dissertation, un cas d'école, déconnecté des réalités. Depuis des années, de mèche avec les Torquemada de la presse, il marque des points, les cagots du Camp du Bien nous intimant de nous soumettre à sa loi.
Certes, il y a encore des grands magistrats indépendants. Mais on peut se demander s'ils ne sont pas en voie de marginalisation devant le couple infernal juge-journaliste, as du lynchage, qui s'est encore distingué dans l'affaire Mélenchon. S'enivrant de son pouvoir, cette justice laisse la bride à son hubris.

Troublantes sont les affaires Bayrou, Fillon, Sarkozy ou Marine Le Pen, tant les magistrats chargés des dossiers ont semblé fébriles, politisés, en tout cas pas sereins. De plus, tout le monde a pu observer que, par une étrange coïncidence, c'était presque toujours la droite qui se trouvait visée. Cher Laurent Wauquiez, méfiance, vous êtes sûrement le prochain sur la liste. De là à penser que cette opération anti-Mélenchon est censée équilibrer une balance qui penchait fâcheusement d'un seul côté...

Autant vous dire que l'auteur de ces lignes, libéral-libertaire convaincu, n'est pas mélenchoniste. Mais l'honnêteté oblige à s'étonner que les juges s'intéressent à ce point aux comptes de sa campagne présidentielle (10 millions) alors qu'elle fut infiniment moins dispendieuse que celle de Benoît Hamon (15 millions) à qui chaque voix aura coûté... 6,50 euros. Il est vrai que ce dernier reste la coqueluche, comprenne qui pourra, de la camarilla judiciaro-médiatique à l’œuvre ces temps-ci.
La honte du «mur des cons» en dit long sur le dévoiement des mœurs judiciaires. Grâce au journaliste Clément Weill-Raynal, aussitôt dénoncé par une partie de sa profession, nous avons appris en 2013 que, sur un mur du siège du Syndicat de la magistrature, des photographies de «cons» était exposées à la vindicte des magistrats. Que des personnalités de droite, bien entendu: Sarkozy, FilIon, Alliot-Marie, Morano, Hortefeux et puis aussi... des parents de victimes de tueurs. Le tout avec des commentaires débiles, répugnants. Comme dirait l'autre, quand l'abjection dépasse les bornes, elle n'a plus de limites.

C'est péché de critiquer la justice, parait-il. Que l'on me pardonne donc d'apporter une note discordante à l'incroyable unanimisme d'une presse panurgiste, en pâmoison à 99,99 % devant une machine judiciaire qui ne respecte plus que la présomption de culpabilité et piétine allègrement la présomption d'innocence. En voilà une nouvelle preuve avec cette affaire Mélenchon. Dans la foulée des perquisitions, il a certes tenu des propos outranciers, affirmant par exemple qu'il fallait «pourrir» les journalistes de France Info dont nous sommes, bien sûr, solidaires.

Mais, sans se prononcer sur le fond du dossier judiciaire, était-il bien nécessaire de mobiliser 100 policiers, mardi dernier, pour une dizaine de perquisitions alors que quelques personnes auraient suffi pour récupérer les disques durs, comme ce fut le cas pour le MoDem? Pourquoi ne pas avoir envoyé des tanks, des hélicoptères, des Rafale, pendant qu'on y était?

La démesure de l'opération montre la folie du système. Elle a mis Mélenchon en colère, ce qui n'est jamais difficile avec lui, qui a la véhémence facile, tonitruante. Il galèje quand il voit la main de Macron dans cette histoire. Mais comment lui donner tort quand il dit qu'Edwy Plenel, président de Mediapart, autoproclamé grand justicier national, est « le chef de tout ça », les autres journalistes étant «juste des pantins qui font ce qu'il dit»? Ou quand il affirme que nos chers confrères sont «comme les moutons, il y en a un qui court, tous les autres courent derrière» ?

Comme pour prouver que les magistrats et les journalistes travaillent en connivence, les perquisitions étaient à peine terminées que, déjà, Mediapart publiait «les premières découvertes» de l'enquête, à commencer par la «proximité» de Jean-Luc Mélenchon avec la communicante Sophia Chikirou, soupçonnée de surfacturations de prestations pendant la campagne de 2017 ; selon le site, l'ancien candidat entretiendrait même avec elle «de longue date» «une relation intime régulière », ce que l'intéressé dément avec force. Comment ces gens-là osent-ils prétendre qu'ils savent ce qui se passe sous les couettes? La classe!

Mais jusqu'à quand 1'« investigation» consistera-t-elle à recopier les PV fournis par les enquêteurs? Est-il sain pour la démocratie qu'une petite coterie journalistico-judiciaire ait droit de vie et de mort sur les élus ? La justice, la vraie, n'est-elle pas en train de crever de ce mélange des genres, au profit d'un tribunal populaire permanent qui condamne, comme pendant la Terreur de 1793, à la tête du client? Pour en finir avec l'irresponsabilité des magistrats, il est temps de songer à une réforme de la justice pour que les magistrats aient, comme toutes les professions, à répondre de leurs actes. Devant le suffrage universel, par exemple...

.

Enseignants, créez un raz-de-marée !

Claire Pollin de SOS éducation a écrit (30 octobre 2018)

"Chère amie, Cher ami,

Jeudi dernier, le lycée Édouard Branly à Créteil a été le théâtre d’une scène d’une violence inouïe : une enseignante dans sa classe a été longuement menacée par un élève au moyen d’un pistolet, révélé seulement plus tard factice, tandis qu’un de ses camarades filmait la scène.

Avec tous les membres de SOS Éducation, je condamne les auteurs de cette effroyable mise en scène et je fais part de mon soutien à l’enseignante victime.

Malheureusement, ces agissements font une fois de plus écho à la flambée de violence sur laquelle SOS Éducation alerte les pouvoirs publics depuis des années.

Un sondage commandé par l’association à l’IFOP en 2014 montrait déjà le niveau alarmant d’insécurité en milieu scolaire dans l’enseignement public :

· 40% des enseignants affirmaient se faire insulter,

· 10% s’étaient fait agresser…

· et 21% des enseignants d’Ile-de-France déclaraient ne pas se sentir en sécurité dans leur établissement !

Fallait-il encore attendre pour agir ?

Les images de l’agression de Créteil, qui ont suscité l’indignation générale, ont été l’occasion d’une libération de la parole des enseignants au moyen du hashtag #PasDeVague qui dénonce l’absence de soutien de leur hiérarchie. Ce phénomène concerne 40% des enseignants selon notre sondage IFOP.

Ces témoignages parfois insoutenables rejoignent ceux que SOS Éducation a reçus par milliers depuis la création de l’Observatoire de la Souffrance des Professeurs en 2011, et que nous tenons à la disposition du cabinet du ministre.

Suite à cette nouvelle affaire qui aurait pu tourner au drame, nous recommandons désormais à tous les enseignants :

· de faire systématiquement un rapport signalant la moindre voie de fait commise en leur présence et soulignant les risques pour leur sécurité personnelle ;

· sur cette base, d’engager la responsabilité de l’État devant les tribunaux au titre de la violation de son obligation de résultat consistant à assurer la sécurité de ses agents en cas de nouvelles violences commises par les élèves préalablement mis en cause ;

· à faire valoir leur droit de retrait le cas échéant.

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, pourra alors notamment prendre les mesures suivantes :

· restaurer l’autorité des professeurs en leur redonnant les moyens disciplinaires adéquats : le droit de donner des « zéros de conduite », de décider du passage des élèves dans la classe supérieure, d’exclure les élèves perturbateurs de cours… ;

· renforcer l’encadrement dans les établissements difficiles, en y affectant à des fonctions de surveillance les dizaines de milliers de personnels déchargés de cours et les nombreux sur-effectifs de son administration ;

· mettre fin à la culture du silence et aux primes attribuées aux chefs d’établissements refusant de convoquer des conseils de discipline ;

· réviser la composition des conseils de discipline de sorte que les enseignants qui y siègent soient désormais majoritaires ;

· systématiser l’orientation des élèves exclus pour violence vers des établissements spécialisés"

.

Commentaire de Gilles Bressières : On m'a demandé pourquoi je citais en intégralité des éditoriaux comme ceux de Franz-Olivier Giesbert ? C'est que des articles ou des pétitions, retranscrits tels quels, correspondent à des passages de mon livre "L'horreur judiciaire - Au nom du peuple français".

Page 107 mon chapitre intitulé "Ne laissons pas un gouvernement des juges confisquer la République" exprime exactement ce qui est écrit dans l'éditorial "Au secours ! Le gouvernement des juges est arrivé."

L'appel de Claire Pollin "Enseignants, créez un raz-de-marée !" appuie une réforme de l'enseignement suggérée page 137 de mon essai. Etc.

Une condamnation de trop ? Olivier Damien (4 octobre 2018) Cliquer ici

Réforme de la Justice (11 novembre 2011) :

Combien de magistrats sont blessés ou tués dans l'exercice de leur fonction ? Réponse : un tous les 30 ans peut-être.

Combien de députés ou de sénateurs sont blessés ou tués dans l'exercice de leur mandat ? Réponse : c'est pareil.

En revanche combien de policiers, de gendarmes, de pompiers, d'enseignants, etc sont blessés ou tués en exerçant leur métiers ? Réponse : des centaines par an.

Cliquer ici et cliquer

Quand des magistrats commettent des bavures judiciaires sont-ils sanctionnés ? Rarement voire jamais ! Si parfois ils le sont, est-ce de la même façon que les juges punissent les forces de l'ordre ? Pas du tout !... Il suffit de voir les sanctions appliquées aux policiers même si ceux-ci ne sont que légèrement fautifs ? 

Publié le 25/10/2018 12:34   Tous les billets   Haut


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