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Comment survivre dans un environnement hostile

La mondialisation "à la française" : une faute politique révélée  -  par Robert_Mideau

La mondialisation "à la française"

Dans l’émission Esprit Public du 27 janvier 2019 de France Culture, radio publique française,

https://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public/infox-pacte-de-marrakech-traite-daix-la-chapelle-la-saison-des-mensonges-economie-la-france-est-elle

A 50 :00 mn, il est déclaré par Philippe Manière https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Mani%C3%A8re que la mondialisation « à la française », a consisté, depuis 30 ans (1990), à désindustrialiser la France en détruisant l’industrie des PME de production, et qu’elle ne représentait plus en 2019 que 10% de l’emploi, ce qui était ni plus ni moins qu’une faute politique des dirigeants de gauche comme de droite français.

Et de s’étonner qu’en Suisse et en Allemagne on trouve des PME qui enrichissent le pays, alors qu’en France, elles ont été anéanties depuis 1995 et qu’il est à présent impossible de monter sa propre entreprise de production, et de la faire croître et fructifier. Et on ne peut invoquer les salaires français trop élevés, par rapport à ceux de Suisse !!!

Et Aurélie Filipetti https://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lie_Filippetti se trouve « d’accord à 200% avec lui, et considère également que ces politiques de destructions massives de petites industries de main d’œuvre françaises, pour cause de « mondialisations » sont une faute.

Il faut se rendre à l’évidence : en France, on déteste de manière larvée le petit entrepreneur qui s’enrichit par son travail, sans diplômes et sans appuis « en haut lieu » et ça ne date pas d’hier.

Depuis la révolution industrielle du 19ème siècle, le petit industriel français « sorti du ruisseau » a toujours été méprisé, maltraité et mené à la faillite par les organismes d’Etat, via des modifications incessantes des règles de transmissions d’entreprise ruineuses, des tracasseries administratives diverses (fisc, Urssaf etc.).

Ainsi, avec ces campagnes d’anéantissement répétitives de PME, quasiment aucune entreprise familiale française de production de taille moyenne (moins de 500 salariés) ne parvient à survivre plus de vingt ans en France sans être vendue à un « groupe mondial » puis disséquée, contrairement à celles de l’Allemagne, le tout étant accompagné de campagnes de dénigrement médiatiques assénant que le petit patron français est un nul et qui n’a que ce qu’il mérite.

Analysons les conditions du dernier anéantissement des PME françaises, cité dans l’émission Esprit Public du 27 janvier 2019.

En décembre 1991, la dissolution de l’URSS a redessiné les frontières de l’Europe, supprimant le rideau de fer qui empêchait de commercer avec les pays de l’Est de l’Europe.

De ce fait, des pays à haute valeur industrielle telle la Tchécoslovaquie (immédiatement séparée en République Tchèque et Slovaquie), des terres agricoles de valeur : Allemagne de l’Est (Prusse), Pologne, Hongrie ont été l’objet de convoitises industrielles et agricoles, notamment allemandes et dès 1993, le traité de Maastricht prit la suite du Marché commun et de la CEE (Communauté économique européenne), en prévoyant l’intégration progressive des ex-pays de l’Est communistes.

Et si, dans le Marché Commun initial de 1957 à 1986, Communauté économique européenne (CEE) composée de six puis de douze pays, la France tenait un rôle important, notamment par son agriculture, et recevait des aides européennes conséquentes, dans l’évolution prévue par Maastricht, avec une Europe à vingt huit, elle n’eut plus du tout la même importance.

Il semblait évident à l’époque pour les français que la France conserverait ses avantages, or il n’en a rien été. Quelques voix s’élevèrent pour signaler que François Mitterrand n’avait pas défendu bec et ongles les intérêts français, mais sans plus.

Car François Mitterrand était malade et en fin de mandat et s’il n’a pas défendu les intérêts économiques et industriels de la France, en 1995, Jacques Chirac, tout heureux d’arriver enfin au pouvoir, en campagne depuis 1967, ne se soucia absolument pas des conséquences de ses actes sur l’industrie française. On l’a vu lorsqu’il annonça avec emphase au monde la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, ruinant les intérêts de PME françaises commerçant avec l’Australie et la Nouvelle Zélande, dans l’indifférence générale.

Ces présidents de la République se laissèrent donc imposer une désindustrialisation larvée des PME industrielles au profit des ex-pays de l’Est et de l’Allemagne, couronnée en février 2002 par l’adoption de l’Euro, monnaie indévaluable, alors que la France avait toujours compensé ses nombreux problèmes économiques par des dévaluations.

Ce fut fait, comme toujours en France, de manière larvée et détournée par l’Administration.

Ainsi en 1996, un plan d’allègement de charges catégoriel confidentiel fut mis en place pour les industries du textile, de l’habillement et du cuir (Ha-Cui-Tex) appelé Plan Borotra, du nom de celui qui l’avait mis en place https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Borotra ,Ministre de l’Industrie du gouvernement Juppé jusqu’en juin 1997.

Or, inexplicablement, il s’avére que le gouvernement français Juppé 2 avait mis en place une mesure importante sans s’assurer que Bruxelles était d’accord avec sa mise en œuvre, or elle la refusa catégoriquement.

Et comme s’ensuivit la dissolution de l’Assemblée nationale le 21 avril 1997 par Jacques Chirac, qui se retrouva avec une majorité Gauche plurielle à la chambre, personne ne défendit ce plan Borotra.

Et non seulement le plan cessa au bout de 16 mois, mais il fût réclamé à chaque entreprise bénéficiaire de rembourser les sommes économisées, ce qui détruisit au fil des mois de nombreuses entreprises du secteur, se retrouvant avec des dettes énormes au bilan, permettant aux banques de leur refuser tout crédit.

Et il se trouve que seules les quelques entreprises « éligibles aux aides européennes », soit faisant plus de 20 millions d’€ de chiffres d’affaire annuel, furent exemptées de tout remboursement à terme.

Ainsi, les PMI industrielles du secteur, qui représentaient encore plus de 200.000 salariés furent anéanties grâce à une sorte de stratagème d’Etat.

Car il se trouve qu’en 1995, Edouard Balladur, alors 1er Ministre cohabitant de François Mitterrand, avait négocié avec Bruxelles des aides concernant « l’exception culturelle » (avances sur recettes des films, intermittents du spectacle) contre le financement des industries Textiles.

De là à imaginer que l’extermination de 160.000 salariés du textile et de l’habillement étaient programmés……

Et nous en subissons aujourd’hui les conséquences.

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Commentaire d’Antoine (30 janvier 2019) : Interrogations

Il semblerait, en lisant tout ça, que depuis près de quatre décennies, nos dirigeants politiques, avec l’aide des hauts fonctionnaires ont :

- Désindustrialisé la France.

- Fait des choix désastreux pour notre agriculture et ont, de surcroît, mal défendu les paysans français au sein de l’Europe.

- Raté l’intégration des immigrés en laissant se créer des zones de non-droit.

- Abandonné la Justice à son mauvais fonctionnement en permettant à la délinquance d’exploser.

- Fait des choix ubuesques pour l’Education Nationale, en s'appuyant sur des idéologues au pathos fumeux qui, malheureusement, entraînèrent la France à descendre dans le classement Pisa à un niveau indigne d’une démocratie avancée.

- Augmenté les impôts et les prélèvements sociaux pour atteindre des records insupportables.

Est-le fruit de la paresse intellectuelle ou celui de l’incompétence ?

Apparemment ce fiasco aurait dû nécessiter de profondes réformes, comme l’ont fait de nombreux pays plus avisés… On a l’impression qu’aujourd’hui on réclame au Président Emmanuel Macron, sous la pression populaire, de redresser notre Nation au plus vite !… Mais qu’il se heurte à des hauts fonctionnaires, technocrates inamovibles et sans contrôle, qui freinent des quatre fers… 

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Commentaire de Christine (30 janvier 2019) : A la question de savoir comment reconnaître les faux prophètes, il est écrit dans l'Evangile qu'on juge un arbre à ses fruits. Cela pourrait s'étendre aux élus et aux fonctionnaires chargés de mettre en oeuvre leurs politiques.

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Pierre-Antoine Delhommais dans ‘Le Point’ n°2422 du 31 janvier 2018 :
.                Le zéro pointé des Français en économie

.                  L'ignorance des citoyens souligne le paradoxe de certaines revendications, notamment fiscales.
  Si les premiers jours du grand débat national indiquent très clairement que les Français se passionnent pour l'économie, ce qui est à la fois réjouissant et rassurant, ils témoignent aussi, ce qui l'est beaucoup moins, de leur haut degré d'inculture dans cette matière. Une enquête Ifop-Fiducial réalisée en octobre 2017 pour le compte de la Fondation Concorde avait déjà permis de constater, au vu des résultats d'un QCM qui leur avait été soumis, que leurs connaissances sont pour le moins limitées.
  C'est ainsi que 63 % des personnes interrogées n'ont pas la moindre idée du niveau du PIB de la France, de même que 65 % d'entre elles ignorent que la dette publique se situe aux alentours de 2 000 milliards d'euros (13 % l'estiment même à 500 milliards d'euros et 11 % à 20 000 milliards d'euros !). Seul un Français sur deux connaît le montant du smic, et un sur quatre celui des charges salariales payées par une entreprise. Il se trouve également, de façon assez déroutante, 38 % de Français pour juger «bonne» la situation de notre commerce extérieur, qui enregistre pourtant depuis 2005 des déficits tout à fait considérables (64 milliards d'euros en 2017). Au total, sur neuf questions posées, seuls 6 % de Français ont été en mesure de fournir au moins sept bonnes réponses, tandis que 70 % d'entre eux n'ont même pas eu la moyenne et ont donné moins de quatre réponses exactes.
Peut-être plus grave et inquiétant encore: malgré ces scores piteux qui prouvent indéniablement le contraire, près d'un Français sur deux (46 %) considère qu'il a des connaissances solides en économie. A la question: «Vous, personnellement, diriez-vous que vous êtes très à l'aise, assez à l'aise, peu à l'aise ou pas du tout à l'aise avec les sujets relatifs à l'économie en général (PIB, dette, smic, taux de chômage, activité des entreprises, etc.) ? », 7 % des personnes interrogées répondent «très à l'aise» et 39 % «assez à l'aise».
  Il serait toutefois très injuste de reprocher aux Français leur faible niveau en économie, qui n'est enseignée au lycée que de façon anecdotique et, comme l'ont souligné de multiples rapports jamais suivis d'effets, assez désastreuse, à la fois trop théorique. et idéologiquement très orientée (antilibérale et keynésiano-marxiste). Pas vraiment étonnant quand on connaît le mépris souverain affiché depuis toujours par nos «élites» pour une discipline jugée par elles mineure et impure, en comparaison des mathématiques, du droit ou encore des lettres, et de surcroît dangereusement sous influence «anglo-saxonne». La prestation totalement ratée de Marine Le Pen lors du débat de l'élection présidentielle avait d'ailleurs magnifiquement illustré la formidable incompétence, en économie, de l'immense majorité de nos dirigeants politiques, de gauche comme de droite.
  Toujours est-il que cette inculture économique, également répartie dans toutes les catégories de la population française, a aussi de quoi rendre très dubitatif sur les solutions nouvelles et ingénieuses que le grand débat national est censé apporter à la crise que traverse le pays. Par exemple en matière de justice fiscale, revendication majeure des gilets jaunes. Une édifiante enquête Harris Interactive pour l'Institut fiscal Vauban, publiée par L'Opinion, vient de refléter l'extraordinaire méconnaissance que les Français ont de l'impôt sur le revenu et la non moins extraordinaire confusion mentale qui en résulte. Partant du cas d'un célibataire sans enfant gagnant 2 000 euros net par mois et acquittant donc environ 1600 euros d'impôt annuel sur le revenu, l'institut de sondages a demandé aux Français quel «juste» montant d'impôt devrait payer à leurs yeux un autre contribuable, également célibataire et sans enfant, mais disposant de revenus trois fois supérieurs, soit 6 000 euros par mois. Une majorité d'entre eux (53 %) ont répondu qu'il devrait «idéalement» acquitter un montant trois fois supérieur (4 800 euros), alors que, compte tenu des barèmes actuels, c'est un montant encore trois fois supérieur qu'il paie en réalité (13 000 euros). La même question leur a été posée pour une personne gagnant 20 000 euros net par mois, soit dix fois le salaire pris comme référence: 57 % des Français ont répondu que ce riche et bienheureux citoyen devrait payer «idéalement», dans un système juste, dix fois plus d'impôt sur le revenu (16 000 euros), alors que, dans les faits, il en paie actuellement cinq fois plus que la somme envisagée (80 000 euros). On arrive donc à ce résultat absurde où les Français se révoltent parce que les riches ne paient pas, à leur goût, assez d'impôt mais en même temps préconisent, par souci de plus grande justice fiscale, qu'ils en paient concrètement à l'avenir beaucoup moins qu'aujourd'hui.
  Dans une tribune-très critique-sur le grand débat national publiée dans Les Echos, le Prix Nobel d'économie Jean Tirole écrit que «la manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s'inscrit rarement en phase avec la réalité». C'est le moins qu'on puisse dire.

La mondialisation « à la française » est la conséquence de cette ignorance de nos ‘élites’ concernant l’économie dans un pays où cette matière n’est pratiquement pas enseignée ou bien très mal avec le prisme déformant de l’idéologie dominante de l’Education Nationale. 

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Complexitee_Menthon.jpg    Sophie de Menthon, Présidente de la Société de management des entreprises (SDME), dans 'Challenges n° 595 du 31 janvier 2019 :

Nous allons mourir asphyxiés par la maladie nationale de la complexité. Nos problèmes viennent de là, et personne ne s'y attaque réellement. Nous inventons des usines à gaz à la moindre occasion, incapables de mettre en application des décisions simples. La mise en place du « grand débat » confirme ce vertige collectif : process, contrôles, groupes de travail, commissions, comité contrôlant les commissions, contrôleurs de synthèses des synthèses... Les décisions se diluent, les conclusions s'étiolent.

Publié le 29/01/2019 14:51   Tous les billets   Haut


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